Diaspora : A 25 ans la burkinabè Mina Sanou intègre le barreau de Montréal au Canada

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« Je, Mina Adja Bintou Sanou, affirme solennellement que je serai loyale et porterai allégeance à l’autorité constituée et que je remplirai les devoirs de la profession d’avocate avec honnêteté et justice… » : c’est en ces termes que Mina Adja Bintou Sanou a prêté serment mercredi 14 avril dernier par visioconférence pour rejoindre officiellement le barreau de Montréal au Canada.

A seulement 25 ans, la Burkinabè née et grandie à Bobo-Dioulasso fait désormais partie des plus jeunes avocats du Canada, et surtout l’une des plus jeunes Africains à exercer le métier au Canada. Pour Mina Sanou, c’est un rêve d’enfant qui se réalise. « J’ai toujours voulu exercer la profession d’avocat », dit-elle avec fierté, vêtue de sa robe noire. « C’est depuis le primaire que j’ai été attirée par cette profession très noble », précise-t-elle.

Tout au long de son cursus scolaire et universitaire, débuté au Complexe scolaire Alpha Solidarité, la brillante Mina a su mettre toutes les chances de son côté pour s’assurer d’atteindre son objectif. Plusieurs fois major de sa promotion, elle obtient son baccalauréat haut les mains en 2013 avec la mention Assez bien avant d’envisager la suite de ses études au Canada. Toutes ses 4 demandes d’inscription dans des universités canadiennes sont acceptées, et elle choisit d’étudier le droit à la prestigieuse Université du Québec à Montréal (UQAM).

Parallèlement à ses études, Mina Sanou a été bénévole au sein de la Clinique juridique de l’UQAM, organisme géré par des étudiants et qui promeut l’accès à la justice au grand public. Elle  collabore également avec le Projet  Innocence Québec, qui milite pour les droits des victimes d’erreurs judiciaires.

Avocate à 25 ans, Mina dit être consciente de « toute la responsabilité » qui lui incombe désormais. Mais pour réussir sa carrière professionnelle, la jeune avocate peut compter sur une famille qui ne cesse de l’encourager. Mina est la fille cadette de Lancina Sanou, promoteur d’établissements scolaires dans la ville de Bobo-Dioulasso, et la sœur du célèbre athlète Iron Bibi, qui a, lui aussi, fait ses études et ses premiers pas dans l’haltérophilie au Canada, avant de devenir « l’homme le plus fort du monde ».

Abdoul Fhatave TIEMTORE

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