🔮 ALERTE Seytenga – La CEDEAO « condamne fermement ces attaques barbares ». (CommuniquĂ©)

La CEDEAO a condamnĂ©, mardi, les attaques de Seytenga dans le SĂ©no (Sahel), perpĂ©trĂ©es le week-end dernier. « Le PrĂ©sident de la Commission de la CEDEAO condamne fermement ces attaques barbares (…) », selon le communiquĂ© rendu public mardi.

« C’est avec stupeur et indignation que la Commission de la CEDEAO a appris la
mort, d’une cinquantaine de civils, Ă  la suite d’une attaque terroriste contre des populations de la commune de Seytenga au Burkina Faso, le 12 juin 2022. Ce massacre intervient quelques jours aprĂšs l’attaque de la Brigade territoriale de Gendarmerie de ladite commune qui avait fait plus d’une dizaine de morts au sein des gendarmes », indique le communiquĂ© de la CEDEAO.

L’institution sous-rĂ©gionale dit exprimer au Gouvernement de la Transition et au Peuple
burkinabÚ « sa compassion et sa solidarité ».

Les attaques de Seytenga ont fait 79 morts. Le gouvernement avait annoncĂ©, lundi soir, 50 morts. Mardi matin, il a revu ce bilan Ă  la hausse en indiquant que les unitĂ©s d’intervention dĂ©ployĂ©es dans la commune de Seytenga ont retrouvĂ© 29 nouveaux corps.

« Ce chiffre s’ajoute Ă  la cinquantaine de corps sans vie dĂ©jĂ  trouvĂ© portant le bilan provisoire des victimes des tueries Ă  79 morts », pouvait-on lire dans le communiquĂ© du gouvernement.

Mais selon un communiquĂ© du chef de la diplomatie de l’Union europĂ©enne Josep Borrell, l’attaque a fait plus d’une centaine de morts. L’ancien parti au pouvoir le Mouvement du peuple pour le progrĂšs (MPP) a parlĂ© mardi soir d’au moins 150 morts dans sa dĂ©claration citant des sources locales.

Le PrĂ©sident du Faso a signĂ©, lundi nuit, un dĂ©cret portant deuil national de 72 heures allant du mardi 14 juin Ă  00 heure au jeudi 16 juin Ă  24 heures, en mĂ©moire aux victimes de l’attaque perpĂ©trĂ©e contre les populations civiles de Seytenga.

Le dĂ©cret prĂ©cise que pendant la pĂ©riode du deuil les drapeaux sont mis en berne sur les Ă©difices publics et les reprĂ©sentations du Burkina Faso Ă  l’Ă©tranger. D’autre part, les rĂ©jouissances populaires et les manifestations Ă  caractĂšre festifs sont interdites.

Lamine Traoré

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