🔴 ALERTE – Plus de 60 mouvements lancent ce jeudi le « Front de libération nationale » (Info Oméga)

Au moins 62 organisations de la société civile lancent demain jeudi à Ouagadougou un mouvement dénommé le « Front de libération nationale », en abrégé (FLN). Le lancement du nouveau front a été confirmé par un des responsables du mouvement.

Selon les informations d’Oméga, le directoire du FLN, qui entend soutenir la Transition, sera dirigé par un triumvirat, c’est-à-dire que le mouvement sera conduit par trois grands leaders d’organisations.

Marcel Tankoano du M21, Mahamadi Ouédraogo dit Madi de Gounghin du mouvement « On n’en peut plus », Adama Congo du mouvement des « Jeunes socialistes du Burkina Faso », Zakaria Tagnan de l’association des « Jeunes unis pour le développement du Faso », James Dembélé du mouvement « Les patriotes pacifiques », sont entre autres quelques responsables du Front de libération nationale, indique une autre source au sein du mouvement en gestation.

La motivation de la création du Front de libération nationale (FLN)

Avec la floraison des mouvements ces dernières semaines, dont Burkinabè unis pour la transformation sociale (BUTS) de l’ancienne ministre Rosine Coulibaly, et le Front patriotique de Germain Bitiou Nama, ces leaders d’organisations de la société civile ont jugé nécessaire de créer le Front de libération nationale pour, selon nos informations, accompagner la Transition.

« Les gens fustigent la Transition, ne croient même pas que les militaires sont au front. Les gens refusent de comprendre que l’armée est le dernier recours de notre pays », affirme à Oméga un des leaders du nouveau front.

« Si jamais l’armée échoue, cela voudrait dire que le Burkina va disparaître (…). L’armée était obligée de prendre ses responsabilités pour chasser des pilleurs et detourneurs de deniers publics. L’armée a pris ses responsabilités au nom du pays, du peuple. Ce n’est pas au nom de quelques individus. C’est l’armée et le peuple qui arriveront à bout du terrorisme », ajoute le responsable.

« Nous avons pris nos responsabilités en disant que nous nous démarquons de tout ce qui se crée aujourd’hui. Les velléités autour de la Transition, c’est de faire capoter cette Transition. Non. Cette Transition ne doit pas être perturbée. Et elle ne sera pas perturbée par des gens qui n’ont plus rien à nous proposer, des gens qui ont montré leur limite », assure le membre du Front.

« Tous les fronts qui se créent, si ce n’est pas dans la même dynamique de nous rejoindre sur le terrain, alors ils gagneraient à se cacher que de vouloir perturber cette Transition », a-t-il menacé.

Après la conférence de presse de lancement ce jeudi à Ouagadougou, le mouvement sera officiellement lancé à Koudougou, ville symbole selon le mouvement, ajoute la source.

Lamine Traoré

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