Réconciliation nationale : Me Hermann Yaméogo demande le retour des exilés Blaise Compaoré, Isaac Zida

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« Blaise Compaoré et tous ceux qui comme lui sont exilés, Isaac Zida qu’ils puissent revenir. Personne ne peut nier que ces hommes ont leurs relations, ils ont leur partisans, leur connaissance du pays. Ils peuvent mettre tout cela à contribution pour nous aider à nous retrouver pour recréer les conditions de la cohésion sociale, nationale. On ne peut pas avoir d’union, de marche en avant si le pays est divisé », a déclaré mardi Me Hermann Yaméogo, le Président de l’Union pour la démocratie et le développement (UNDD) qui était en conférence de presse. A ce stade la réconciliation nationale est nécéssaire pour le pays selon le conférencier du jour.
« Dans beaucoup de secteurs le pays va mal. Dans le domaine économique, dans le domaine social, sécuritaire, l’action néfaste du terrorisme qui amène les populations à se confronter entre elles à des déplacés. La réconciliation elle est importante. Elle peut nous ressouder, amener les burkinabè à se mettre ensemble, à créer l’union sacrée. Aucun pays n’a pu faire face à un enjeu majeur de cette dimension sans susciter l’union sacrée », a dit Me Hermann Yameogo.
Me Hermann propose pour le cas du Burkina la justice transitionnelle qui n’est pas incompatible avec la lutte contre l’impunité. « Il n’y a pas meilleure justice que celle-là, celle qui permet qu’il y ait une compréhension mutuelle entre auteurs et victimes mais s’il faut appréhender la justice dans le sens de la vengeance, on ne s’en sort pas. Nous sortons de crises majeures, beaucoup de faits qui ont besoin d’un cadre spécifique pour être gérés afin de ne pas augmenter autres tensions », a indiqué le Président de l’UNDD.
Des propositions de Me Hermann Yaméogo qu’on retrouvera bientôt dans un « Mémorandum pour la réconciliation, la restauration de l’autorité de l’Etat, les retrouvailles communautaires, la relance de l’économie, la ressoudure de l’armée et la relecture de l’histoire par la justice transitionnelle ». Un document de près de 200 pages sous forme d’interview.
Lamine Traoré

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