Burkina : Présidentielle 2020 : «je suis le candidat révolutionnaire. Alors d’un point de vu idéologique, je considère que je suis le meilleur candidat pour le peuple burkinabè» (Me Ambroise Farama)

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Omega : Alors dites-nous en quoi vous êtes le meilleur de tous les candidats ?

Maitre FARAMA : merci de me donner l’occasion de montrer en quoi je suis le meilleur des candidats ;

D’abord cela ne repose pas sur mes qualités personnelles, physiques et individuelles, mais ça repose d’abord sur la vision, sur le projet de société que nous avons pour le Burkina Faso.

Nous avant de faire acte de candidature, nous avons procédé d’abord à une analyse de la situation politique nationale et internationale ; parce que celui qui fait une analyse politique nationale sans le placé dans un contexte internationale, mené une analyse insuffisante.

Alors en analysant le contexte politique nationale et internationale, nous avons pensé que la meilleure politique qui puisse permettre au peuple burkinabé de s’en sortir, d’amortir le développement, d’avoir le bonheur et la paix sociale, c’est programme révolutionnaire, un programme anti-impérialiste.

Alors que, si vous regardez de tous les candidats qui sont annoncés, sauf erreur de ma part, je suis le candidat révolutionnaire. Alors d’un point de vu idéologique, je considère que je suis le meilleur candidat pour le peuple burkinabè.

A titre personnel, je considère également que le peuple burkinabè à besoin aujourd’hui d’un changement, le peuple burkinabé a besoin d’une rupture avec la gouvernance actuelle et ce que nous avons connu jusque-là.

Je pense en toute humilité que j’incarne cette rupture, en ce sens que, je n’ai pas eu à exercer le pouvoir d’état d’une manière ou d’une autre avec la vieille classe politique ; en ce sens également que je suis jeune, j’aurai en Décembre prochain 44 ans, j’estime que à cet âge j’ai la force la vision et je peux incarner effectivement l’espoir de la jeunesse burkinabè. Le fichier électoral est à majorité jeune, c’est un fichier électoral qui a plus de 56% de jeunes ; Alors si les jeunes veulent prendre en main leur destin, parce que je rappelle que bientôt nous allons célébrer les 30 et 31 octobre ; à cette, la jeunesse burkinabè avait décidé de prendre son destin en main en procédant à une insurrection populaire pour empêcher la modification de l’article 37. Malheureusement les attentes de cette jeunesse ont été trahis et aujourd’hui cette jeunesse à un nouvel espoir, elle a une nouvelle opportunité de faire cette fois ci une insurrection par les urnes. Alors je suis celui là qui leur donne cette opportunité voilà pourquoi je pense que de tous les candidats, je suis le meilleur et je serai élu.

Omega : Vous parlez de la jeunesse qui vous attend beaucoup et qui vous écoute, qu’est-ce que vous lui proposez ?

Maitre FARAMA : Ce que je propose aujourd’hui à la jeunesse, c’est d’abord une nouvelle gouvernance, une gouvernance vertueuse, une gouvernance dans laquelle les attendes du peuple seront les premières préoccupations. Nous allons gouverner au nom et pour le peuple. Cette jeunesse je lui dis ceci : il nous faut d’abord réduire le train de l’état afin d’avoir une meilleure répartition des biens dans l’intérêt de notre peuple. A cette jeunesse également je lui dis : il faut créer de emplois ; mais je dis la création d’emploi est aujourd’hui quand nous voyons comment est le ministère de la jeunesse et de l’emploi en s’échine à former dans plusieurs domaines donc la question de l’emploi, nous nous trouvons que ce sont des réponses qui ne sont pas véritablement appropriées. Pour pouvoir créer de l’emploi il ne faut pas penser seulement à la jeunesse citadine, il ne faut pas penser seulement à la jeunesse scolarisée, la création de l’emploi doit prendre en compte tous les couches sociales et professionnelles. C’est dire depuis le village, depuis la campagne, qu’est ce que nous mettons en place comme mécanisme pour que déjà au plan village, au plan local il ait la création d’emploi et cela suppose que nous ayons de investissements productifs et de transformation. Qu’est-ce que l’état fait pour accompagner la production agricole ? Qu’est-ce que l’état fait pour accompagner la transformation de nos produits locaux ? Et qu’est-ce que l’état fait pour avoir une promotion de ces produits et de transformation ?  C’est ainsi que nous allons pouvoir créer effectivement de l’emploi pour tous et dans l’intérêt de tous.

Omega : Quelles sont vos réponses ? vous posez là des questions ; Pour ces jeunes des villes des campagnes, vous avez prévus combien d’emploi et comment vous allez créer ces emplois ?

 

Maitre FARAMA : pas terme de nombre d’emploi, mais je dis que nous allons mettre en place des pôles de croissance économique dans toutes les régions du Burkina et en fonction des particularités des régions, les investissent seront adaptés en fonction de ce que les gens

Omega : on reviendra aux questions économiques, votre plan de développement en plus des jeunes il y’a aussi les femmes qui attendent beaucoup des candidats. Vous, que leur proposez-vous ?

Maitre FARAMA : Ecoutez, ce que je propose à la femme burkinabè, c’est que nous puisons mettre en place une politique de développement économique et sociale qui répondent au mieux à leur attendes. La femme burkinabè en tout cas de nos enquêtes, dans sa grande majorité surtout du monde paysan à surtout besoin d’avoir accès à la terre. Aujourd’hui ça fait partie de leur préoccupation. J’ai même rencontré les associations des femmes paysannes qui m’ont dit : (maitre, nous plaidons pour qu’il ait un meilleur respect de la loi foncière sur le foncier rurale). Je leur ai dis cette loi que vous que pensez qu’elle peut ressourdre vos problèmes est une loi qui travail plutôt à une appropriation des terres. Ce n’est pas ça qui va résoudre le problème de l’accès de la femme à la terre. L’accès de la femme à la terre sera résolution par ce que je propose la loi foncière qui veut que la terre appartienne à l’état et maintenant l’état concède l’exploitation à ceux-là qui ont besoin d’exploité et qui peuvent exploiter. Cela va permettre de garantir, que ça soit aux hommes, que ça soit aux femmes, que ça soit aux jeunes, va permettre de garantir à tous ceux qui ont besoin d’avoir accès à la terre, d’avoir accès à la terre. Je propose également que les femmes puissent être accompagnées dans leurs productions. Vous savez, souvent les femmes sont organisées dans des groupements, des associations, mais le véritable problème aujourd’hui c’est qu’elles n’ont pas accès aux crédits. Nous devons pouvoir mettre en place un système financier d’appui pour accompagner ces organisations paysannes, ces organisations des femmes qui ont besoins effectivement d’argent pour investir.

Omega : mais vous ne quantifiez pas ce que vous allez mettre à leur disposition, comment vous allez les accompagner ? Vous n’avez pas ciblé des domaines

Maitre FARAMA : Je ne quantifie pas à ce stade là parce que j’estime que je n’ai pas tous les outils qui permettent donc de quantifier sans la moindre erreur. Mais je dis que cela est bien possible, parce que dans tous les cas ce sont des prêts, ce sont des accompagnements que les femmes ont besoins pour pouvoir produire et vous allez rendre compte également que les femmes aujourd’hui, elles sont beaucoup plus dans la transformation, dans la petite transformation. Maintenant comment faire pour accroitre cette transformation, cette petite transformation afin qu’elle soit créatrice d’emploi et de richesse ? Là également je dis, il faut que la commande publique privilégie dans tous les domaines que c’est possible les produits locaux avant de faire appel à produits étrangers.  Lorsque vous allez aujourd’hui à une cérémonie officielle, la pause-café, on vous sert des boissons gazeuses alors qu’au même moment on la possibilité de vous servir des jus de mangue, des jeunes de fruits de fabrication locale. Si l’état lui-même ne privilégie pas dans sa commande publique, l’achat de produits local, bien entendu qu’elles n’auront de soutient pour pouvoir développer leurs productions.

Omega : Et les questions d’accès à l’eau pour ces femmes ?

Maitre FARAMA : pour la question de l’accès à l’eau il y’a effectivement l’accès à l’eau des grandes villes, ça c’est les questions donc de l’assainissent et de l’ONEA. Je pense qu’il faut renforcer les capacités des barrages et pour pouvoir donc accroitre la production en l’eau portable. Mais milieu rural, ce que nous nous proposons, c’est qu’il faut doter toutes les directions régionales et provinciales de stations de réalisations de réalisation de forage. Ça veut dire qu’aujourd’hui vous avez un service, la direction régionale de l’eau dans toutes les régions, vous avez les services de travaux publics BTP, mais écoutez, il ne faut pas attendre d’une affaire d’appel d’offre pour faire des marchés publics pour réaliser des forages. L’état doit pouvoir doter de chaque direction régionale de véhicules de forages et relations avec les différentes mairies. Partout où il y’aura des besoins en eau, qu’ils puissent réaliser des forages à des couts moindre pour ces populations. Je pense que c’est une erreur que de vouloir confier cette question au privé. Parce que ce sont des questions d’ordre social, la question d’accès à l’eau est une question sociale, c’est droit fondamental et l’état a l’obligation de garantir l’accès à l’eau potable ; à partir de ce moment, on ne doit pas chercher un profit dans l’obligation de cet accès à l’eau. Bien au contraire l’état doit se donner tous les moyens de pouvoir répondre à cette attente.

Omega : Ou avoir ces moyens ?

Maitre FARAMA : je vous dit aujourd’hui un véhicule pour réaliser un forage, tourne autour de 120 millions de Francs CFA et si vous avez aujourd’hui dans chaque région un véhicule et vous avez des techniciens qui sont des fonctionnaire de l’état qui sont payés par l’état, je vous dis que chaque semaines ils réaliseront des forages dans les villages et en moins de deux ans, pratiquement tous les villages où il y’aura donc des concentrations d’hommes, on aura réalisé des forages pour le bonheur des populations. Plutôt que, de faire des appels d’offre, de faire des marchés publics pour réaliser des forages à plus de six millions, huit millions alors que si l’état lui-même se dote de ces outils-là à moins de deux millions

Omega : les femmes ont beaucoup de préoccupations notamment en matière de droit, vous êtes un juriste, mais aussi en capacité d’autonomie financière ; qu’est-ce que vous leurs promettez et que personne n’a pas encore promis ?

FARAMA : Ce qui concerne donc les questions de droit, je pense qu’il faut garantir l’égalité de droit à tous aussi bien aux femmes qu’aux hommes et faire en sorte que dans tous les domaines que la loi doit être adopté pour répondre à nos attendes sociales. Parce que c’est l’un des problèmes que nous avons aujourd’hui dans les pays africains. Quand nos disons que nous sommes révolutionnaires et nous voulons une rupture avec l’ordre ancien, je vais vous donner un exemple très simple : voyez-vous la question du mariage, on en est aujourd’hui que lorsque vous n’êtes pas légalement mariée devant le maire, en réalité c’est lorsque vous avez des problèmes de droit, on considère que vous êtes célibataire et pleine de femmes aujourd’hui sont victimes du faite qu’elles n’ont pas eu l’occasion de faire un mariage devant le maire. Pourtant nous nos parents ont vécu avec nos mamans plus de 50 ans de mariage mais il y’a pas eu de problème. Mais qu’est-ce que ça coute aux législateurs burkinabè, de reconnaitre dans la législation, que le mariage coutumier à une valeur légale. Voilà des valeurs assez simples, celui qui s’est marié coutumièrement devant les autorités coutumières qui peuvent témoigner de l’acte du mariage coutumier qui peut témoigner de l’acte de mariage religieux c’est la même chose pour les mariages à la mosquée. Vous êtes mariez devant une autorité religieuse qui a acté votre mariage ; l’administration, l’état nous devons prendre de lois qui de reconnaitre la valeur de ce mariage et d’accorder à ces mêmes femmes à même enfants les droits que ceux-là qui sont mariés devant l’autorité civile de la mairie.

Aujourd’hui dans tous les domaines nous avons la possibilité de faire des reformes comme ça pour prendre en compte les préoccupations réelles de la population.

Omega : maitre vous partez à la conquête du pouvoir à un moment ou le pays traverse une situation très difficile sur le plan sécuritaire. Si vous êtes élu comment vous comptez faire face à la situation ?

Maitre FARAMA : merci de me donner l’occasion d’aborder cette question. Moi je dis, la question sécuritaire au Burkina aujourd’hui, en mon humble avis, il y a eu une véritable confusion dans la gestion ; on a confondu sécurité et défense. Dès les premiers moments alors la question de l’intégrité du territoire n’était pas mise en danger, on a mis au-devant des militaires pour lutter contre le terrorisme. Alors qu’à ce moment-là c’était une question sécuritaire. Moi je pense que pour répondre à nos préoccupations……

Omega : Quelle différence faite vous entre la sécurité et la défense ?

Maitre FARAMA : Vous savez, la défense des militaires, ils ne sont pas formés pour des enquêtes, ils sont formés pour aller au combat, aux corps à corp. Alors que le policier, qui est de la sécurité est formé pour faire des investigations, des enquêtes. Vous savez, les acteurs qui sont radicalisés vivent parmi la population. Si on avait plutôt mis en place une stratégie de sécurité, ça veut dire on allait infiltrer les populations, amener les populations à participer aux renseignements, identifier les personnes qui sont radicalisés avant de mener un combat.

Omega : est-ce que ce n’est pas ces erreurs qui sont en train d’être rattraper par la politique de défense qui au lieu de parler sécurité et défense on parle de sécurité nationale ?

Maitre FARAMA : Même des erreurs de droit, parce que même au départ, pour engager l’arme dans   un tel combat, est ce que l’exécutif avait la possibilité de la prendre la décision sans se référer l’assemblé nationale ? oui mais bref ils ont commis des erreurs, ils ont le pays dans le K.O Voila pourquoi nous sommes là aujourd’hui pour donner la chance au peuple burkinabè de redresser et d’assurer la sécurité. Mais je la première solution est une question de renseignement parce que pour combattre les terroristes il faut avoir des renseignements et le renseignement, ça veut dire que c’est tout le monde qui doit être acteur. On doit former aussi bien les civiles, les policiers et les militaires aux renseignements.

Lorsque nous avons des renseignements à ce moment on sait ou se trouve l’ennemi, et on sait comment les combattre. Je pense également que c’est encore une erreur que d’avoir armé des civils qu’on appelle aujourd’hui volontaire pour la défense de la patrie. Nous à l’époque nous avions dit qu’il fallait appeler le peuple burkinabè sous le drapeau. Mais cette notion a été mal comprise, en fait en réalité, il faut aujourd’hui former les civils, dans le village, dans les villes partout où ils sont afin qu’ils puissent renseigner les autorités publiques en toute sécurités, avec des renseignements utiles et efficace.

Omega : quelle est la différence avec les VDP ?

Maitre FARAMA : La différence avec les volontaires de défense pour la patrie c’est qu’ils ont été armés avec des armes de guerre, ils sont exposés face aux terroristes. Parce que lorsque le terroriste découvre quelqu’un qui est armé qui dit défendre la patrie, mais facilement il peut être abattu.

Omega : les terroristes abattent ceux aussi qui ne sont pas armés

 

Maitre FARAMA : je n’en disconviens pas, mais ils sont plus exposés quand ils sont abattus, parce que les terroristes n’abattent pas systématiquement tous ceux qu’ils rencontrent. Deuxième, ces armes ont été refusées à la police. La police a estimé à un moment donné qu’il avait besoin d’armes de guerre pour défendre certaines positions

Omega : les policiers, c’est une catégorie d’arme de guerre qu’on leur a refusée, tel que les PKMs qu’on ne remet pas non plus aux VDP.

Maitre FARAMA : je n’en disconviens pas, mais les VDP ont des armes de guerre ; et je dis que c’est une erreur

Omega : pas mieux armée que la police

Maitre FARAMA : je ne dis pas qu’ils sont mieux armés que la police. Mais je dis du moment qu’on a estimé que certaines de guerre ne peuvent être donné à la police qui eux même ont au moins une formation, vous voyez que c’est une erreur de leur avoir donné à des volontaires et ces volontaires sont insuffisamment former et insuffisamment encadrer. Les rapports des organisations de défenses de droits de l’homme aujourd’hui montre qu’il y’a beaucoup de dérives. Nous nous pensons que l’implication des populations civile doit être une implication civile, c’est une erreur de penser que les populations civiles peuvent un rôle à ce niveau-là alors qu’elle n’a pas reçu une bonne formation au préalable. Deuxièmes toujours dans le sens du renseignement, quand je regarde équipent qu’on dote à nos forces de défenses et de sécurité, y’a pas de moyens de renseignement aérien, que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, quand je fais mes recherches je rends compte que tous les centre de surveillances aériennes sont tous contrôler par des armées étrangères.

Omega : Parce que ça demande plus de moyens que ces pays n’en ont pas.

Maitre FARAMA : Justement si ces pays se mettent ensemble ils avoir ces moyens c’est là également notre vision panafricaine de la chose. Parce que c’est erreur de laisser la question de la surveillance aérienne à autrui. Donc je vous invite à faire des recherches sur le net, vous taper par exemple drone de surveillance, vous allez voir quels types des systèmes de renseignement on peut avoir avec les drones de surveillances. Vous allez trouver qu’il y a des drones de surveillances qui peuvent être équipé par des systèmes de caméras infra- rouge. Ç a veut dire que même de nuit on a la possibilité de suivre et surveiller les mouvements dans une certaine localité. Il y a des centres de renseignement aérien et ces centres sont contrôlés par des étrangers et ce sont eux qui fournissent les renseignements à nos militaires. Donc ils fournissent bien ce qu’ils veulent bien fournir. Vous avez vu la polémique qui ont existés quant à la neutralité par moment de ces forces qui sont là et qui ont le renseignement.

Omega : Comment est ce que vous allez changer ça maitre FARAMA

Maitre FARAMA : Nos nous allons mettre fin à la présence militaire étrangère

Omega : comment ?

Maitre FARAMA : On le fera et je dis il faut créer des forces africaines entre nous, nous avons pas besoin de la présence des forces étrangère. Nous avons besoin de coopération certes, la coopération dans plusieurs domaines de l’enseignement de l’Equipment oui, mais nous n’avons pas besoin de leur présence ici. Parce que leur présence est controverse. J’ai même vu ici à un moment donné le ministre de la défense ici avoir des propos de confusion sur le rôle que les militaires étrangers jouent. Je dis-nous nous avons mené une analyse, nous disons que le terrorisme il n’a pour père que l’impérialisme ! les armes de guerres que les terroristes tiennent la, ils ne les achètent pas dans la rue, il n’y a pas de boutiques ou on peut acheter des armes. Pour acheter une arme de guerre il faut être soit un état si on n’est pas un état c’est que c’est l’industrie de l’armement qui vous fourni les armes. A partir du moment que ces armes viennent des puissances occidentales, nous nous pensons donc qu’il faut se méfier de leur présence dans le cadre de notre stratégie de défense.

Omega : Mais il y’a le marché noir

Maitre FARAMA : mais qui fournit le marché noir ?

Omega : peut-être des grands bandits

Maitre FARAMA : mais non les grands bandits ne peuvent pas acheter. Je dis pour acheter des armes il faut être un état. Donc soit ce sont des états qui achète et alimentent le marcher noir, ou alors ce sont les fabricant d’armes qui alimentent les marchés noirs.

Omega : peut-être des vols aussi ?

Maitre FARAMA : ce n’est pas possible, les armes sont immatriculés, et quand suivez ce qui se passe depuis la Libye, on sait d’où viennent ces armes la.

Omega : Maitre FARAMA si vous été élu vous allez mettre fin à la présence des militaires étrangers ici

Maitre FARAMA : je ne mets pas fin à la coopération militaire, je mets fin à la présence des militaires étrangers, nous allons renforcer le renseignement et impliqué toutes les populations dans le renseignement pour aller dans la lutte contre le terrorisme. Mais je dis qu’on ne se fasse pas d’illusion, la question terroriste ne doit seulement être traité comme une question de guerre, d’armée. Même la plus grande puissance au monde n’a pas pu vaincre le terrorisme par les armes. Il faut aligner à la fois la corde et le bâton. S’il y a aujourd’hui des burkinabè qui prennent des armes contre d’autres burkinabè, nous devons trouver des possibilités d’ouvrir des dialogues sur ces questions-là. Maintenant, lorsqu’on offre la possibilité à ces personnes-là de s’amender et elles refusent de s’amender, à partir de ce moment-là elles seront combattus.

Omega : La tendance qu’on a remarquée on Mali, au Niger et évidement au Burkina c’est qu’on contrôler des territoires. Vous allez jurer la constitution burkinabé si vous êtes élu, et si dans la négociation, ces gens-là voudraient changer le nom du Burkina ou de l’est ?

Maitre FARAMA : la question de l’intégrité du territoire n’est pas négociable, pas avec moi en tout cas. Nous allons tenir le pays un et indivisible

Omega : Maitre FARAMA il y’a aussi qui pense que la question du terrorisme est lié aux économiques, aux questions de développement, vous qu’est ce que vous prévoyez pour développer un pays comme le Burkina ?

Maitre FARAMA : vous savez quand on dit que le terrorisme est lié à des questions économiques c’est-à-dire que des puissances étrangères qui ont un intérêt dans l’alimentation du terrorisme, je vous ai dit il y’a l’industrie de l’armement. Ceux Qui fabrique les armes, s’il y’a pas de terrorisme si il n’a pas de guerre, ces industrie vont fermer, et ça va créer le chômage. Maintenant Quand vous regarder les zones ou les terroristes ont assez de terres pour s’installer, ce sont des zones qui ont été assez longtemps abandonné. Est-ce que vous avez déjà vu un jeune qui a un emploi, qui a une vie aisée, qui va abandonner ce statut aisé pour rejoindre le terrorisme ? Non. Il y’ a eu des expériences mais quelque expérience malheureuse c’est ce qu’on appel la radicalisation et qui sont assez rare. Je dis donc, c’est le faite qu’il y’a une mauvaise repartions des biens, une mauvaise gestion des Investissements du pays à donc que des territoires entière ont été abandonnées et que finalement le terrorisme a pu s’implanté dans ces localités-là. Il appartient à l’état de faire en sorte que toutes les localités soient traitées de la même manière que le sud ne soit pas privilégié que le nord, que le centre soit traité comme l’Est.

 

Omega : Dans votre programme, qu’est ce que vous prévoyez pour l’Est qui est la région la plus vaste et on trouve qu’il n’y a pas assez d’investissement.

Maitre FARAMA : Nous prévoyons dans chaque région développer des pôles de croissance économiques. C’est-à-dire que fonction des spécifié de chaque localité nous devons pouvoir financer et améliorer la production de ce qu’il existe déjà dans ces différentes localités et en même temps créer des petites unités de transformation d »jà dans ces différentes régions. Ça créera donc des richesses et de l’emploi au bonheur des habitants.

Omega : c’est ce que le régime Kabore tante de faire, qu’elle sera la différence ?

Maitre FARAMA : c’est ce qu’il dise, mais ce n’est pas ce que j’ai vu

Omega : Mais il y’a des petites unités qui ont été mises en place. On dit qu’on veut spécialiser certaines régions, c’est pratiquement les même discours.

Maitre FARAMA : c’est ce que j’ai entendu comme discours, mais je n’ai rien vu jusqu’à aujourd’hui

Omega : vous, vous allez le faire ?

Maitre FARAMA : o va le réaliser

Omega : Ou est ce que vous allez avoir l’argent pour investir ?

Maitre FARAMA : l’argent existe au Burkina, seulement c’est mal gérer, on par moment laisser les richesses sortir illégalement du pays. Je prends les ressources minières de ce pays, vous avez vu à travers le scandale du charbon fin, nous avons vu que le Burkina était en train de perdre environ trois millions de Francs CFA selon rapport d’expertise. Il y’a eu un rapport d’expertise qui à évaluer à peu près ce que le Burkina perd à travers ce scandale. Je crois que le procès est déjà en cour

Omega : donc le modèle économique

Maitre FARAMA : le modèle économique que nous prenons est un modèle dans lequel il y’a l’interventionnisme de l’état. Pour nous il faut par laisser une économie de marcher ou l’état n’a pas un rôle de régulateur. L’état doit pouvoir intervenir et nous allons aussi nous débarrasser des projets structurels qui nous sont imposés. C’est vrai que ça changer de nom, ressentiment on l’a appelé PNDES. Nous, nous trouvons qu’il faut avoir le courage de construire notre propre modèle de développement économique et social.

Omega : vous n’irez pas emprunter de l’argent auprès des banques et des bailleurs de fonds ?

Maitre FARAMA : Nous allons travailler à sortir de la politique de la dette mais dire que on va pas du tout s’endetter, je dis non, je ne m’engage pas dedans. Il faut plutôt l’endettement structurant, c’est-à-dire la dette qui produit des richesses et qui facilite l’embauchement, on peut bien aller dans ce sens. Mais dette qui consiste à investir dans le social, je trouve que ce n’est pas que ce n’est un endettement productif. Nous devons faire en sorte que la souveraineté de l’état se manifeste à tous les niveaux, sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan social, sur le plan culturel. Sur le plan économique je dis que le Burkina peut s’appuyer sur les ressources minières, Nous avons plus d’une dizaine de sociétés minières en phase d’exploitation mais aussi curieux que cela puisse paraitre.

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