Burkina :Présidentielle 2020 : «J’ai une idée et une ambition pour mon pays» (Zephirin Diabré)

OMEGA : Vous êtes candidats pour la deuxième fois vous voulez présider à la destinée au   Burkinabè. La  vingtaine de burkinabè doit dans cette caméra en face de vous, ils veulent savoir pourquoi c’est vous qu’ils doivent voter le dimanche 22 novembre.

ZEPHIRIN DIABRE: d’abord pourquoi je suis entré en politique ? Et pourquoi je me bats depuis plusieurs années sur plusieurs front dans des combats un parfois épique je fais référence à l’insurrection et sur d’autre qui le sont beaucoup moins? Tout simplement parce que j’ai une idée et une ambition pour mon pays. Qui a beaucoup fait pour moi en m’élevant et en m’éduquant en me formant. Qui m’a permis d’exercer des responsabilités à la fois  national et internationale et qui ont mis dans ma tête qu’il est sans doute tant pour moi aussi je rends au Burkina Faso ce qu’il m’a donné. D’autant plus que sa situation actuelle passée m’interpelle sur plusieurs fronts. C’est parce que je pense pouvoir faire le bonheur des Burkinabè et faire du Burkina Faso autre chose qu’il est aujourd’hui là que je suis dans ce combat politique.

OMEGA : et quels sont ces projets que vous avez pour les Burkinabè ?

C’est d’abord de construire une nation qui soit forte uni et rassemblé. Parce que la situation actuelle nous interpelle sur ce front-là. Les fondements de notre nations sont quelques que peut bousculer. Notre vivre ensemble est remis en cause. Nous avons des affrontements parfois ouvert, parfois non ouverte qui sillonne et jalonne un peu notre vécu quotidien. Il est tant qu’on reparte au fondamentaux et qu’on sauve ce pays, du chaos dans lequel malheureusement ce qui nous gouverne l’on placé. L’un des facteurs ou l’une des choses qui a contribué à cela dans l’espace ressent là c’est la crise sécuritaire que nous vivrons. Avec cette crise-là qui a endeuillé beaucoup de nos familles, qui a obligé plus d’un millions de Burkinabé à quitter leurs champs, leur boutique leurs maison, leur zone d’élevage pour aller voir ailleurs qui a malheureusement distiller aussi donc un certain nombre de sentiment anti burkinabè entre les burkinabè. On a vu que notre tissu national est en train de se déchiré et que notre vivre ensemble a pris un grand coup. Il nous faut dire les choses sans tabou c’est le nom de l’émission. Il y a par exemple de nos frère peulh qui a tort ou à raison se sente stigmatiser marginalisé et parfois identifié donc à ces terroriste-là. Donc un défi comme celui-là est au cœur bien entendu de l’attention que je vais apporter aux affaires public au lendemain de mon élection. Pour moi c’est à la une urgence et une priorité coller à cela et ça va ensemble. Quand j’évoque un peu notre vécu ensemble il est est clair que nous ne pourrions arriver ensemble que si on arrive à faire une sorte de réconciliation dont notre pays a grandement besoin. D’ailleurs j’ai noté que le président sortant lui aussi là  évoqué en disant que s’il était réélu il s’y mettrait et moi si j’avais été élue à sa place depuis cinq ans la question serait déjà résolue. En ma qualité de chef de fils de l’opposition avec tous les collègues membres de l’opposition nous avons fait une proposition. Nous avons publié un mémorandum. Nous l’avons envoyé au chef de l’ETAT actuelle le président sortant en lui indiquant notre position sur la question d’après nous la nécessité qu’il y a à ce que les Burkinabè repenche leurs plaies à ce que les Burkinabè s’asseye discute ce dise un certain nombre de vérité aille à la justice s’il le faut, et trouve le chemin de la réconciliation

OMEGA : Mais  justement actuellement on est au niveau de la justice et il l’avait dit vérité justice réconciliation. Et on inverse les choses on risque de créer de problèmes?

ZEPHIRIN DIABRE: ce n’est pas lui c’est nous qui avons dit que c’était vérité justice réconciliation. Ce n’est pas lui?

OMEGA : mais ce n’est pas ce chemin qui est en cours en ce moment

ZEPHIRIN DIABRE: où est la vérité d’abord?

OMEGA : la justice a été rendue dans certain domaine?

ZEPHIRIN DIABRE: non non non. Il y a une étape qui consiste à faire  en sorte d’abord qu’on récence l’ensemble des questions qui nous divise. C’est une démarche qui se veut scientifique que l’on n’aille non seulement sur le plan national et sur le plan provincial et régional pour voir quels sont les questions qui nous déchire et qui appellent à la réconciliation

OMEGA : le HCHRUN ne fait pas son travail alors

ZEPHIRIN DIABRE: non pas du tout elle, elle prend les conflits qui oppose des individus entre eux ou entre eux l’administration. Là on parle des questions politique et vous savez bien à quoi je fais allusion qui remonte même pour certains jusqu’au moment de la révolution et qui sont émaillé parfois par des crimes di de sang pour lequel les burkinabè et les familles, les parents les amis et les alliés  veulent avoir la vérité. Mais c’est un processus qu’on a lancé. si on avait lancé ce processus-là, ‘est le mois de juin dernier qu’on aurait eu le grand forum de déballage qui aurait permis d’enclencher la question de la réconciliation une fois que la questions de la justice a été tranché. Ce que je pose comme question c’est simple. Pourquoi attendre 2020 comme dit le candidat sortant pour régler le problème de la réconciliation quand il a eu cinq ans pour ne pas le faire?

OMEGA : monsieur le président nous allons  revenir sur la question de l’insécurité et de la justice. Quels sont vos projets pour les jeunes Burkinabès qui vous suivent actuellement? Quels sont vos projets?

ZEPHIRIN DIABRE: notre jeunesse est désorienter elle n’a pas d’avenir. Parce qu’il y a un certain nombre de fondamentaux qu’on doit mettre à sa disposition qui n’ont pas été. Et c’est fondamentaux sont aux nombres de deux. Il y a un sur lequel on peut parler librement. Il y a un autre qui est un problème sociétal. Celui dont on peut parler très librement pour moi c’est la question de la formation cette formation a été faite de manière classique, dans l’idée que nous ont inculqué nos colonisateurs qui est que l’on va à l’école pour devenir fonctionnaire pour avoir des activités qui relève de l’Etat. Ensuite cette formation n’a pas été faite en lien avec l’économie. On forme les gens avec ce que l’économie a comme besoin aujourd’hui et demain. Vous voyez vous deux là je suis persuadé que, je ne sais pas si je regarde vos portable là il y a de forte chance que c’est des Samsung.

OMEGA : non. Moi je n’ai pas de Samsung.

ZEPHIRIN DIABRE: mais en fin vous deux ou d’autres personnes. Ça vient d’où ça vient de la Corée du Sud. La Corée du sud à la sortie de la deuxième guerre mondiale avait des écoles sous paillote comme le Burkina Faso. C’est parce que eux ils ont mis l’accent sur un certains nombre de formation, qu’ils sont aujourd’hui l’usine du monde en matière de téléphone et qu’ils ont détourné une société comme NOKIA. Regardez la Chine. Vous circuler dans Ouagadougou la plus part des jeunes que vous croisez même sur des mobylettes ou des motos, qui vienne de Chine. En Chine il y a de cela moins de 50 ans les gens mourrait de faim. C’est parce qu’il y a eu une formation donnée qui a été inculqué sur le plan technique qui a amené ça. Pour nous il faut qu’on réoriente un peu notre système de formation de notre jeunesse pour la préparer aux défis de l’économie, aux défis du modèle de l’économie. Et lui apprendre surtout à ne pas se mettre dans une perspective pour compter sur l’Etat. Moi je suis ce qu’on appelle un libéral. Pour moi on n’a pas besoin d’un dessein. Le destin d’un individu n’est pas forcement liés à la fonction publique. Il l’est aussi dans l’auto entreprenariat dans sa propre prise en charge. Ça ça demande une formation. J’ai dit que c’était le premier aspect. Il y a 20 un second aspect qui est beaucoup plus compliqué. Et qu’il faut qu’on dise clairement. Est-ce que nous éduquons nos enfants de la bonne manière de la manière qu’il faut. Est-ce que nous leurs inculquons les valeurs les visions qu’il faut. Il faut qu’on se pose cette question en tant que société.

OMEGA : et quelle est votre réponse?

ZEPHIRIN DIABRE: non on ne le fait pas.

OMEGA : et qu’est-ce qu’il faut faire?

ZEPHIRIN DIABRE: Dans mon programme. Si vous voulez il y a un premier paragraphe qui était là en 2015 et qui encore là en 2020, qui est le Burkindilum. Il faut qu’on trouve un moyen pour faire le mariage de ce que nous avons comme valeur de socle avec ce que la modernité exige comme exigence. Et des pays l’on réussit. Et les pays asiatique par exemple l’ont réussi brillamment. Ne nous on a pas ça. Il y a des aspects que l’on a souvent mis en exergue comme le faite de porter une tenue locale ou de mangé ce qu’on produit. C’est plus que ça. Le Burkinabè là il se définit comment aujourd’hui dans le monde. Il faut qu’on revienne à ça. Une grosse partie de mon programme en traite. Dans cette affaire-là par exemple dont on ne parle jamais. J’ai remarqué que les peuples qui ont réussi justement à fossiliser les fondements de leur histoire sont des peuples qui ont inventé l’écriture, qui ont un alphabet. Aujourd’hui par exemple nous lisons en Dioula, en Mooré, et en d’autres langues. C’est l’alphabet de quelqu’un qu’on utilise. Le nôtre il est où?

OMEGA : vous pensez qu’il faut inventer l’alphabet. Quand vous serez élu vous allez rattraper la machine?

ZEPHIRIN DIABRE: il faut inventer l’alphabet Burkinabè, comme les chinois on leur alphabet les japonais on leur alphabet les Ethiopiens ont leur alphabet

OMEGA : Et comment vous comptez y parvenir?

ZEPHIRIN DIABRE: je compte mettre en place un comité qui va rassemblée l’ensemble des linguistes à la fois moderne te non moderne, pour voir comment on peut créer un alphabet ou plusieurs alphabet typiquement burkinabè.

OMEGA : mais il y a un travail qui a été fait par les linguistes burkinabè en s’inspirant de l’alphabet latin.

ZEPHIRIN DIABRE : justement c’est là la question pourquoi utiliser l’alphabet latin. Pourquoi on n’a pas nous même notre propre alphabet ? Le peuple arabe on leur alphabet. Est ce qu’ils ont appris l’alphabet arabe. Les Chinois, les japonais, les Ethiopiens, les thaïlandais les vietnamiens est ce qu’ils ont appris l’alphabet latin? Pourquoi voulez-vous, je vous pose la question ….? Dès que vous utilisez l’alphabet de quelqu’un vous êtes déjà enclin dans l’acculturation. Ces trois volets là de formation d’éducation et de l’auto-fondamentaux que l’on doit enseigner à nos enfants depuis l’école primaire en commençant par exemple par le double apprentissage de la langue française et la langue national et l’écriture d’une langue national

OMEGA : ce sont des projets qui existent déjà malheureusement

ZEPHIRIN DIABRE : mais pourquoi il n’est pas mis en œuvre?

OMEGA : mais comment concrètement vous vous compter mettre du contenu pour plus d’efficacité?

ZEPHIRIN DIABRE : vous dite que ça n’existe pas car je ne l’ai pas vu

OMEGA : il y a des écoles bantaaré qui sont là?

ZEPHIRIN DIABRE : mais ça va ou? Est-ce que de l’administration une correspondance faite en langue mooré  à un sens aujourd’hui? Quand vous partez en Ethiopie une correspondance faite en ALMARIQUE a la même force juridique qu’en Anglais

OMEGA : pour l’adaptation de la formation au besoin de la demande. Qu’est-ce que vous avez prévu dans votre programme?

ZEPHIRIN DIABRE : justement c’est de construire des formations. Quand vous voyez notre économie se présente de quelle manière? On a en bas l’agriculture et une petite industrie au milieu et les services au sommet si vous écouter la plupart des jeunes. J’ai fait tel diplôme au niveau master on se rend compte que ce sont des diplôme de niveau masters. Vous vous rendez compte qu’il n’y a pas beaucoup de diplôme pour les deux domaines là le secteur primaire et le secteur secondaire. C’est dans ces domaines là qu’on doit accentuer la formation notamment dans le secteur secondaire parce que dans mon programme je parle de révolution industrielle. Si on n’arrive pas affaire de révolution industrielle, je veux faire des Burkina Faso l’Usine d’abord de la sous régions, l’Usine de l’Afrique et peut-être même l’Usine du monde. Faire en sorte que les choses que l’on peut fabriquer que d’autres pays achètent là est fabriqué ici. Et ça demande qu’au niveau du secteur secondaire là, il y ait une formation technique. Au niveau de l’agriculture il est clair qu’on ne pourra plus continuer avec le type d’agriculture que l’on a aujourd’hui là ou 80% des burkinabè et quand vous passer devant les rues les gens sont accroupi avec des dabas. Il faut qu’il y ait une révolution agricole qui commence par la mécanisation agricole.

OMEGA : et qu’est-ce que vous avez prévu comme budget  pour ça?

ZEPHIRIN DIABRE : il faut que dans chaque village il y ait un tracteur

OMEGA : et le budget?

ZEPHIRIN DIABRE : et attendez, un tracteur sous la forme donc d’une société de l’occasion. Puisse que les gens vienne louer pour faire leurs travaux. Il faut qu’il y ait un tracteur d’autre pays sont passé par là? Il faut qu’il y ait un tracteur dans chaque village du Burkina Faso. Ce n’est pas normal qu’au Burkina FASO 60 ans après l’indépendance là les gens soient là assis courbé avec des daba. Il faut qu’il y ait une réforme foncière pour que la terre qui appartient à un paysan là soit un actif financé avec lequel il fait effet de levier pour avoir un financement. Il faut qu’il ait l’introduction à côté de la culture vivrière là une nouvelle culture qui peut rapporter des revenus et qui ne se limite pas uniquement au coton. Le schéma qu’on fait pour le coton là, il y a plein de chose pour lequel on peut le faire. À savoir que l’Etat à travers une structure d’Etat et une culture que l’on veut promouvoir pour laquelle on a un marché pour laquelle on garantit un prix d’achat au producteurs on donne le chômage les intrants et l’encadrement et toute une gamme à ce niveau-là.

OMEGA : en 2015 vous aviez déjà proposé quelques choses dans ce sens

ZEPHIRIN DIABRE : oui tout à fait.

OMEGA : est-ce qu’en 2020 il y a du nouveau à ce que vous offrez au Burkinabè?

ZEPHIRIN DIABRE : oui y a…. du nouveau

OMEGA : quels sont les nouveautés?

ZEPHIRIN DIABRE : par exemple au niveau donc des cultures qu’il est possible donc de proposé la gamme a évolué. Au niveau du système de formation et d’organisation au niveau local et au plan agraire. Moi je suis dans l’idée que nos paysans. Il faut qu’on les inculque l’idée de l’actionnariat et de la société. Il faut qu’il comprenne que tout seul il y a des choses qu’on ne peut pas faire.

OMEGA : ça vous n’aviez pas proposez en 2015.

ZEPHIRIN DIABRE : ce n’est pas tout à fait dans le même sens. On avait prévu des coopératives. Il faut qu’on ait vraiment des sociétés rurales de production agricole. Ou des paysans se mette ensemble amène leur terre comme actionnariat prenne ça aller sur le marché financé, cherché des moyen et faire l’oppression  qu’il faut faire et qui est en amont ou en avale un système qui puissent les racheté et les garanti un prix c’est la seule manière. Voyez-vous c’est l’un des ajouts de mon programme. Ce qu’on a comme problème dans nos pays ce n’est pas uniquement au BURKINA FASO, mais en Afrique en général. Le métier d’agriculteur est un métier par défaut. Je suis au village j’ai été à l’école ça n’a pas marché je deviens agriculteur non ça ne marche pas comme ça. Il faut que le métier d’agriculteur là soit un métier qu’on choisit dans la formation y compris au niveau master là comme les autres métiers. Il faut que à l’université certains sont venus pour être des médecins d’autre sont venu pour être des avocats d’autres sont venu pour être des agriculteurs. C’est un métier qui demande un certain nombre de connaissance un certain nombre de formation un certain nombre d’habitude. Si on arrive à faire en sorte que cette transformation-là est lieu on aura des agriculteurs qui ont certains niveau de connaissance et croyez-moi ça vas faire la différence.

OMEGA : et pour les femmes qu’avez-vous prévues?

ZEPHIRIN DIABRE : alors, d’abord bon toujours je suis obligé d’aller avec… je n’ai pas fini avec les jeunes comme vous m’interrompez

OMEGA : il y en a bien …..

ZEPHIRIN DIABRE : j’avais un aspect aussi avec les jeunes. C’est de faite de voir comment les jeunes allaient être beaucoup plus actifs dans le système de décision. Moi j’ai eu la chance d’être à la responsabilité très jeune. en 1992 j’avais 33 ans j’ai été nommé ministre de l’industrie du commerce et des mines c’étaient le plus gros ministère que l’on m’a confié. Je ne me vente pas. Mais je n’ai pas entendu que j’ai échoué l’lamentablement. Mais je dis si j’ai pu le faire les jeunes dans les mêmes conditions peuvent aujourd’hui le faire mieux. Il faut donc que l’on donne un crédit à ces jeunes-là que l’on les fasse confiance, et qu’on les appels à des responsabilités. Non pas parce qu’ils sont jeunes seulement mais parce qu’ils sont jeunes et compétant. En me promenant ici et hors du pays je rencontre vraiment une nouvelle génération de burkinabè. Qui sont bien formé bien compétant qui ont des idées. Beaucoup sont obligé de s’expatrier parce que ici on n’arrive pas à les trouvé de travail. La plupart des jeunes qu’on a envoyés étudié l’extérieur que les parents ont envoyé souvent reste labo.

OMEGA : combien de jeunes dans notre gouvernement?

ZEPHIRIN DIABRE : chaque fois qu’il y a une personnalité jeune qui est compétente il faut lui donner sa chance. Et y a n’a beaucoup.

OMEGA : on a une demande de 35ans selon les normes

ZEPHIRIN DIABRE : moi j’étais ministre quand j’avais 33ans. en 1994 j’avais 35 ans est que je suis plus que les autres?

OMEGA : on revient aux femmes

ZEPHIRIN DIABRE : 52% des femmes de la population dont le rôle on n’a pas besoin de grand discours. Il y a une phrase que j’aime dire. Sur la question des femmes je ne suis pas dans l’émotionnel je suis dans l’équité, mais je suis dans l’efficacité. Si 52% d’un pays ne participent pas au développement du pays ou est-ce que vous voulez allez? Ça ramène au même débat. Ça ramène à une question au droit des femmes. On est dans des sociétés ou il y a le poids d’un certain nombre de tradition. Vous savez moi j’aime dire que les traditions ça commencé à un certain moment donné. Ce n’est pas tombé du ciel c’est le rapport de force social qui a amené ça. Certains division que l’on impose à la femme, c’est parce que les hommes étaient plus puissant qu’ils ont décidé que ça sera comme ça. Il faut que l’on évolue, qu’un certain nombre de droit des femmes soit reconnu par exemple le droit à la terre. Et quand je parle d’ambiguïté là, pour moi il doit avoir des femmes agriculteurs donc qu’ils y aient le droit à la terre que certains refuse que sur le plan de notre droit il y ait une certaine équité en la matière qu’il y ait de la formation .je suis heureux de constater que plus de jeune filles vont à l’école. Qu’elle s’ouvre à des métiers qu’on dise réservé aux hommes. Ce qui est une aberration. Les métiers d’ingénieur de scientifique là. Vous voyez en son temps. Quand les femmes veulent se faire entendre on dit toi tu es secrétaire de direction. Je sais que vous dans votre idée même quand on parle de secrétaire de direction soit doit être forcément une femme. Et c’est un métier d’après vous qui doit être réservé aux femmes. Tous les métiers doit être accessible aux femmes. Il faut qu’elles soient acceptées dans le système de prise de décision. C’est là où j’interpelle le candidat sortant. Parce que autant sur le plan législatif c’est compliqué puise que ce sont des gens qui vote. Mais sur le plan nominatif le président Kagamé quand il a fait son gouvernement là. Il met moitié hommes moitié femme. Où est le problème? Parce que quand on a le pouvoir on a le pouvoir de dissuasion on a le pouvoir de récompense. Donc si quelqu’un n’est pas content là on peut le trouvé autres choses éventuellement. Ici on nous a pris 30% de femmes dans le gouvernement depuis cinq ans. On n’en voit pas.

OMEGA : vous vous proposez combien de pourcent

ZEPHIRIN DIABRE : hein!

OMEGA : vous promettez combien de pourcent?

ZEPHIRIN DIABRE : je n’ai pas de chiffre. Mais ça va dépasser 30%. Il faut qu’on nomme mais là aussi je redis ce que j’ai dit pour les jeunes. Je ne nommerai pas des femmes parce qu’elles sont femmes. Je nommerai des gens qui sont compétents et qui se trouve être des femmes. Ça c’est très important ce n’est pas un cadeau qu’on leurs fait. Il faut aussi être compétent et y a n’a. Malheureusement elles ne sont pas beaucoup motivées pour s’investir dans l’action publique. Et suroit à d’autres personne.

OMEGA : l’insécurité va beaucoup pesé dans le débat électoral.

ZEPHIRIN DIABRE : oui tout à fait.

OMEGA : je suis ressortissant d’Arina, de Pâma, pourquoi je dois voter pour vous? Si mon souci aujourd’hui c’est de pouvoir dormir tranquille allé au marché revenir

ZEPHIRIN DIABRE : laisser moi de côté pourquoi je ne dois pas voté le candidat sortant? Parce qu’il a échoué.

OMEGA : mais c’est vous. Pourquoi je dois voter pour vous

ZEPHIRIN DIABRE : non non la question est individuelle mais je suis de principe. Pourquoi est-ce que aujourd’hui si je dois voter dans cette zone je dois voter le changement fallait commencer par-là? Je dois voter le changement parce que ceux qui sont là n’ont pas réussi à me sortir de mon problème. Au contraire ils sont arrivés au pouvoir quand ce problème n’existait pas. Maintenant cinq ans après ce problème est là en s’enfonçant considérablement. Ça veut dire quoi? Qu’ils ont échoué lamentablement et ça on ne veut pas le dire. J’entends souvent oui mais si c’est vous n’allez pas faire mieux. Je m’excuse mais c’est souvent. Je dis commençons d’abord par ça. Reconnaissant l’échec lamentable qui est sans doute le plus grand échec historique de ce régime-là face à la question de la sécurité. Quand ils sont arrivé au pouvoir on attendait parler au mali au Niger au mali aujourd’hui on est en plein dedans. Et cinq ans semaine après semaine mois après mois remaniement ici et là dont certains sont en prison et libérer après avoir investi des sommes…

OMEGA : vous n’avez pas répondu à ma question

ZEPHIRIN DIABRE : attendez ne soyez pas pressé. C’est ça d’abord la question. Il y a eu un échec d’abord de ceux qui sont là. Moi je veux prendre les choses d’une autre manière. Je pense que la guerre se gagne selon un certain nombre de paramètre. Premier paramètre pour gagner une guerre il faut une nation et un peuple rassemblé. Vous ne pouvez pas pendant que la pluie vous bat vous-même vous battez. C’est pour cela que la question de la réconciliation est très très importante. Deuxièment ce sont la question de stratégies. Il y a deux front que cette guerre va se gagner. C’est le front militaire et le front du développement. Elle ne peut pas ce gagner sur le front uniquement militaire. Mais le front militaire sert à imposer un rapport de force. C’est comme ça dans toutes les guerres. Toutes les guerres ce terminent de la même manière par des discussions. Mais la manière dont on fait l’action militaire là c’est pour imposer un rapport de force. Il y a une urgence d’action militaire efficace et énergique. Regardé la situation actuelle là vous avez le sentiment que les choses sont enragé puisse que vous n’entendez plus le genre d’incident qu’on entendait il y a un an ou deux. C’est un leurre. C’est parce que les terroriste là on eut des sanctuaires. Les 1 millions de Burkinabè qui sont déplacé-là qui occupe leur zone, qui occupe leur champs qui occupe leur boutique qui gère leurs bétail? Ce sont les forces du mal. Il faut qu’il y ait une opération d’envergure là pour occuper le territoire qui est occupés. Et que nos frères et sœurs qui sont chassées puissent se réinstaller là. C’est la même manière avec la stratégie militaire. Ce sont les mêmes paramètres. Est-ce que c’est organisé sur le plan militaire comme il se doit? Nous nous avons notre idée nous sommes ici devant un espace public sur lequel je vais dire la manière dont je vais organiser la démarche militaire. Vous-même vous écouter les burkinabè nous écoutent. Mais ce quoi sont les forces du mal aussi nous écoute

OMEGA : ils veulent savoir si vous êtes l’homme de la situation?

ZEPHIRIN DIABRE : non  je les dirai pas ce que je vais faire. Mais à vous je le dirai dans quel domaine je vais le faire.il faut qu’on ait une organisation

OMEGA : vous êtes un exorciste

ZEPHIRIN DIABRE : deuxièment moi j’ai eu le privilège de rendre visite au général jappe au Vietnam dans le cadre de mes fonctions extérieurs. J’ai eu un échange de 2 h avec lui jappe c’est celui qui a vaincu les Américains lors de la guerre de Vietnam. Moi j’étais pressé de le voir. Moi je voulais savoir comment un pays comme le Vietnam a pu battre les USA? Donc expliquez-moi mon général. Je ne comprends pas dite-moi comment vous avez fait ?ce n’est pas possible ce pays qui est vaste avec toute la technologie et le Vietnam qu’on dit petit mais en fin, comment vous avez fait. Il m’a dit mais Diabré dans la guerre ne regardé le fusil mais regardé le soldat. Ça veut dire quoi? Qu’une guerre se gagne non pas par l’équipement mais par la motivation. En 1974 moi j’étais adolescent quand on a eu guerre entre la haute volta et le Mali. Je me rappel de l’ambiance ou tous nous sommes sorti de l’école en fonçant à tue-tête vers le camp guillaume en disant on veut des armes pour aller se battre. Pourquoi? Car ce qui étaient en place là on sut nous motivé et nous entrainé. Vous écoutez certains discours là vous avez les cheveux qui se dressaient. Le sens patriotique a été magnifié. On n’a pas ça.

OMEGA : le volontaire de défense de la patrie?

ZEPHIRIN DIABRE : non je parle de l’ensemble même des citoyens. Vous savez on est en guerre mais certains s’imagine que c’est hors du BURKINA FASO. Ça c’est le leadership qui doit faire sa politique. Il n’y a pas eu une organisation pour qu’on sente. Et ça la aussi on a eu pendant la révolution. Cette fois ci non. Il faut d’abord ça  pour motivé la population et que les gens même soit prêt à se lever  aller prendre le fusil et dire je suis prêt à mourir. Ça c’est important. Il faut bien entendu de l’équipement. Car ce qu’on entend parfois l’équipement c’est que bon. Si l’argent des équipements serve à construire la maison des gens qui sont en charge de la défense forcément ça ne peut pas aller. Et  c’est pour ça qu’à son temps nous on avait demandé à ce qu’il y ait de la transparence sur les dépenses liés à tout ça. Et puis il faut que je vienne à ça. Une autre organisation du mode de défense. La question des volontaires, elle est une bonne approche mais elle peut être complété par d’autre voilà. C’est une guerre qui se gagne dans la proximité. Contrairement à ce que tout monde raconte là en croyant joué le savant, en disant c’est une guerre asymétrique. Ça ne veut rien dire asymétrique. C’est faux

OMEGA : on n’est pas formelle

ZEPHIRIN DIABRE : non toutes les guerres sont asymétriques. Elle est asymétriques car elle oppose deux personnes qui n’ont pas la même force c’est tout. Est ce qu’on a la même force non. Toutes les guerres qu’on a connues sont asymétriques. Les guerres de libérations étaient asymétriques la guerre de Vietnam étaient éraient asymétrique. Tous ces gens qui viennent jouer au savant. Ah oui mais attention! C’est une guerre asymétrique ce n’est pas une guerre comme les autres. Elle est asymétrique. Mais ça ce n’est pas une excuse. Quand on apprend la stratégie militaire là on apprend aussi à faire les guerres dites asymétrique non! Sinon on a rien appris.

OMEGA : vous avez parlé tantôt de votre parcours. Vous êtes un économiste de renom, votre background est-ce que c’est ce qui motive aujourd’hui votre envie de dirigé le BURKINA?

ZEPHIRIN DIABRE : non! Je suis entrée en politique y a longtemps depuis quand j’étais étudiant sur les bans de la faculté à bordeaux. À l’époque j’étais le premier responsable du combat contre l’apartheid, pour la libération de NELSON MANDELA. C’est d’ailleurs ce qui m’a permit de faire la connaissance de la plupart des leaders en Afrique du Sud. Donc c’était une ambition pour servir. Deuxièmes quand je suis venu de mes études, j’ai qu’à même commencer comme un sac à main politique. J’ai commencé comme député dans la province du zounwéogo ensuite je suis rentré à la fonction de ministre et tout ça.

OMEGA : vous étiez de la gauche alors ?

ZEPHIRIN DIABRE : non pas de la gauche non! Je n’ai jamais contrairement à d’autres. J’ai toujours été un libéral. Je m’en prévaux pas milité dans les groupuscules non! .ce qui me connaisse vont vous le dire moi je ne varie pas au sens des grés. Je rigole quand des gens dise gauche révolutionnaire et que les voie aujourd’hui. Je préfère rester là où je suis en constant. Car j’ai des valeurs je suis un homme qui croit à la liberté. Je suis un libéral. Ça ne date pas d’aujourd’hui. Même quand j’étais étudiant tout le monde va vous dire ça je me suis jamais prévalu d’une certaine appartenance je ne sais qu’elle gauche. Car je ne pense pas que tel est la solution. C’est un effet de mode, idéologique. Aujourd’hui le monde tel que je le vois. Tous les pays qui se disaient de gauche là dans le sillage de la révolution de 1917 là ils sont ou ? Ils sont dans le système libéral. C’est eux qui ont déjà le libéralisme sur tous les plans. Sur le plan politique on parle de démocratie libérale. Sur le plan de l’économie c’est l’économie des marché qui à prévalue. Donc c’est nous qui avons triomphé. Leur système là il est ou l’union soviétique s’est écroulée. Ou bien ? .tous l’empire de m’est là ce n’est pas tombé ? Oui mais les autres pays dit libéraux sont toujours là. Donc qui est plus fort que qui ? C’est ça. S’il y a un système qui tient et un système qui ne tient pas. Moi, je ne suis pas dans les lubies. S’il y a un système qui marche là tu me donne un exemple tu me dis voici le système qui marche. Les gens qui sont de gauche qu’il me dise quel est le pays de gauche qui marche ?

OMEGA : Mais aujourd’hui par exemple c’est dans l’idée le plus proche des couches les plus vulnérables que dans les grandes entreprises ?

ZEPHIRIN DIABRE : Mais l’idéal libéral ce n’est pas proche des grandes entreprises donc vous n’avez rien compris. Donc vous confondez libéralisme et capitalisme ce n’est pas la même chose ?

OMEGA : l’économiste que vous êtes si vous êtes élu qu’est-ce que vous allez apporter si vous êtes appelé à diriger le pays ?

ZEPHIRIN DIABRE : ah moi j’ai une conception économique qui est complètement nouvelle. Moi je crois qu’il y a un espace pour l4afrique dans ce que je vois comme étant la distribution des rôles. Mais je ne suis pas sûr que l’Afrique va le prendre. Je reviens à ce que j’ai dit tout à l’heure-là Sur le plan de la production industrielle. Au lendemain de la 2e guerre mondiale c’était les USA qui gérais près de 50% de la production. Quand ils ont fini le plan marshal ils l’ont laissé pour les Européens. Les européens l’ont pris en charge. Quand ils se sont rendu compte que certains activité certains aspects n’était plus pour eux ils l’ont laissé pour les Asiatiques notamment le japon. Vois je ne sais pas si y a quelqu’un parmi vous qui a connu les motos japonais en 1970. Voilà c’est un exemple. Les japonais ont fait ça après ils ont laissé à qui les Chinois. On ne parle plus des motos japonaises aujourd’hui on parle des motos chinoise. Les chinois vont laisser tomber ça bientôt. Le rôle que c’est pays joue aujourd’hui ou tu fabriques et tu vends à quelqu’un pour avoir de l’argent et ton savoir là et ils vont lire ça. Ils passent à d’autres secteurs qui prennent la relève. C’est l’Afrique qui devrait prendre cette relève. Mais malheureusement c’est le Vietnam qui va nous devancer. On l’a déjà perdu sauf qu’il y a un pays qui s’appelle l’Ethiopie qui lui y a pensé. Il y a des secteurs ou nous on peut apporter. L’économie ce n’est pas seulement sur le plan national. Puisse que tu dois produire sur le plan national. mais si tu n’arrives pas à vendre ce que tu produis dehors comment tu vas de l’avant.il faut qu’on pense à ce qu’on peut faire aussi ici fabriqué comme machine etc. et c’est simple à faire qui puisse être pris dehors. Plus certains pays avance là. De plus en plus certaines productions il les délaisse à cause des couts qui montent à cause des difficultés et il monte un peu sur la chaine technologique. C’est là ou nous on doit prendre les choses n main. Mais nos pays Africains n’ont aucun plan pour ça. Quand vous voyez _une industrie dans le pays-là elle n’est pas mécanique elle se trouve minière. Dite moi qu’elle pays Africain produit un vélo à 100% aujourd’hui ? Quel pays Africain à 100% ? Est-ce que fabriqué un vélo c’est un problème ?

OMEGA : Comment le Burkina pourra le faire ?

ZEPHIRIN DIABRE : Mais ce n’est pas un problème. Prenez un vélo désossé le même le forgeur qui font les bronze  là peuvent vous faire ça .il y a tellement de compétence. Est-ce que pour un simple vélo on a besoin d’acheter ça dehors ? Je vous dis si je suis élu président du FASO j’ai une agence de technologie que je vais créer et qui va réunir l’ensemble des compétences avec le mot d’ordre suivant je veux que d’ici la moitié de mon mandat, on me sorte un vélo 100% Burkinabè. Et qu’avant la fin du mandat on me sorte une moto 100% Burkinabè.

OMEGA : comment vous compter financer ces innovations que vous avez dans votre programme ?

ZEPHIRIN DIABRE : Vous savez l’argent ne manque pas aujourd’hui. Est-ce que vous savez que même dans les institutions de développement. Il y a tellement d’argent que les pays n’arrivent pas à consommer. Même nous même

OMEGA : On va aller s’endetter ?

ZEPHIRIN DIABRE : non on ne s’endette pas. Il y a de l’argent qui est posé qu’on n’arrive même pas à consommer et puis il y a le secteur privé qui est là. Si vous faite de ce pays une usine de la sous régions et du monde. Vous croyez qu’il n’y a pas des gens qui vont venir investir

OMEGA : Sur le débat monétaire il y un débat autour de l’autonomie monétaire

ZEPHIRIN DIABRE : Tout à fait.

OMEGA : vous êtes pour ou contre le CFA ?

ZEPHIRIN DIABRE : le CFA a eu son rôle a un moment donné.il faut passer à autre chose à une nouvelle monnaie, que j’entrevois par contre non pas au plan national mais au plan communautaire. Les pays deviennent riches quand ils font du commerce. C’est simple hein ! C’est ça en réalité. Ils font du commerce à l’intérieur d’eux même et aussi avec leur voisin. C’est en général le commerce avec les voisins immédiat qui vous enrichit. Moi je suis pour une nouvelle monnaie. Qui va être la monnaie de la CDEAO. Qui va être la monnaie des 14 ou 16 pays de la CEDEAO. Et qui va nous permettre d’aller jusqu’au NIGERIA en sierra Leone. Sans avoir besoin à faire d’échange de monnaie et que j’achète l’Aba et aussi viennent acheter ici.

OMEGA : l’ECO alors ?

ZEPHIRIN DIABRE : je ne sais pas si c’est le nom  le nom qu’il faut. Je ne sais pas si c’est l’ECO. Je veux une monnaie AFRICAINE qui soit une monnaie de la CEDEAO. Qui soit une monnaie des pays que nous avons adopter.et qui va nous permette de faire le commerce entre nous. Aujourd’hui même pour vendre des tomates au Ghana il faut faire du change. C’est un obstacle. On aurait pu avoir une monnaie qui fait que quand tu vas à Lagos c’est la même monnaie quand tu à Conakry  en Sierra Leone à Freetown à Monrovia c’est la même monnaie. C’est ça qu’il nous faut. On là déjà dans les 8 pays de l’UEMOA. Il faut qu’on n’ait autre chose. Est-ce qu’on le fait à partir de ce que l’on a est ce qu’on crée autre chose ? Mais maintenant. Mais cette monnaie il y a un problème important il faut qu’on étudie sa relation avec les autres monnaie. Et ça là où la question du CFA a un aspect que les gens souvent oublient. Il faut qu’on est une monnaie qu’à même qui puisse être accepté en dehors de la zone. Qu’elle soit convertible. Il faut un taux d’échange fixe un taux d’échange variable. C’est un débat qui n’a pas été encore tranché.

OMEGA : En 1994 je vous ai vu enlevé la veste démontré en quoi la dévaluation est une bonne affaire. Aujourd’hui vous regrettez ça ?

ZEPHIRIN DIABRE : non je ne regrette pas. Mais justement, quand tu dévalue ta monnaie ça doit te permettre de vendre plus dehors. En quoi faut-il que tu fasses la production ? Or les gains qu’on avait eus on les ont perdus nous-même.

OMEGA : comment ?

ZEPHIRIN DIABRE : Par les charges salariale et les coûts et au bout de quelques année ça c’est érodé. Sinon normalement nos produits devraient être beaucoup plus chers. Encore faut-il que t’ait des produits. Si tu ne les aies pas fabriqué déposer là. Tu as dévalué tu vends quoi ?

OMEGA : Autre sujet d’actualité c’est la fronde sociale. Il y a beaucoup de grève les syndicats veulent tout ici et maintenant toute suite. Et comment vous compter gérer le général et sa troupe si vous êtes élu ?

ZEPHIRIN DIABRE : Je pense que l’une des erreurs qui a été faite par le régime en actuelle, c’est de  n’avoir pas instauré un dialogue immédiat et franc avec toute ses composante là que je connais que j’observe et que je suis les activités je pense qu’il faut dire la vérité aux gens. Quand on est en face à des situations comme ça. En appelant les gens en disant voilà nous sommes arrivé nous savons vos revendications voici la situation. Nous prenons l’engagement que graduellement que progressivement on va y arrivé. Mais je dois dire que ce régime là même s’il avait dit ça il aurait eu du mal à convaincre. Pour le monde des travailleur ce ne sont pas des nouveaux puisse qu’ils ont été là pendant trois décennies avec l’ancien régime et qu’ils ont parfois même participé à des politiques de répression contre les travailleurs. Donc ça allait être accepté vraiment une nouvelle équipe qui venait et qui leur proposait ça.et je pense que si on a une alternance ce message là ils vont l’entendre.

OMEGA : dit comme ça c’est simple et que vous pensez que les travailleurs ont cet esprit aujourd’hui ?

ZEPHIRIN DIABRE : Mais c’est si simple comme vous le dite. Ils ont cet esprit oui. En fait les gens veulent voir quoi ? Les gens veulent voir des exemples. Si vous arrivé et que montré par des exemples que leur sort vous préoccupent. Et que vous-même vous n’êtes pas dans des pratique condamnable. C’est le deuxième volet de mon intervention. Il faut que l’exemple vient d’en haut. Hors ce régime-là. Et qui issu d’une insurrection est en train de nous servir une gouvernance même ceux qui y sont dedans je pense à maître bébé wende Sankar n’a pas rompu avec les pratiques anciennes. Comment voulez-vous que quand c’est comme ça les gens acceptent ? Comment voulez-vous demandez aux gens de se sacrifié s’ils sentent que vous-même vous ne vous sacrifié pas ?

OMEGA : mais est-ce que vous dite que vous n’allez pas céder si vous n’êtes pas entendu pas les syndicats

ZEPHIRIN DIABRE : C’est une négociation. On ne  présage pas une négociation en disant je cède je ne cède pas. Il faut avoir ce qui est bon pour le pays.je pense qu’on a qu’à même du partenaire sociaux qui sont responsables et une population aussi qui est responsable voilà. Eux ils savent jusqu’où aller et le gouvernement aussi c’est jusqu’où ne pas aller. Donc c’est en fonctions des sujets qu’on va voir. L’un des problèmes qui s’est posé avec le régime actuel. Dès lors qu’il a pour certaine catégorie donné des avantages sans expliquer sérieusement. Les gens ce sont di mais si y a n’a pour pierre donc il doit y avoir pour Paul, c’est que il y a de l’argent ? Et c’est dans cet engrenage là qu’ils sont tombés. Au point qu’aujourd’hui on laisse tomber le déséquilibre sur la finance publique.

OMEGA : C’est aussi la masse salariale qui est souvent évoqué, la question des fonds commun……

ZEPHIRIN DIABRE : Ça je le connais bien puisse que c’est nous qui, en tant que ministre de la finance de l’UEMOA avions établi à un ratio de 35%. On s’est dit c’est simple hein. Si l’Etat collecte 100f d’impôt sur le sol national qu’est-ce qu’il doit en faire. Combien peut-il mettre dans les salaires et combien peut-il raisonnablement mettre dans l’investissement ? C’est ça. C’est une question dont vous-même vous vous posé. Quand vous gagné votre salaire à la fin du mois, vous avez des priorités et des dépenses. Combien vous mettez dans tant combien vous mettez dans tant ? Si vous mettrez votre salaire qui est de 100 000f et que vous mettez 50 000f dans la bière par exemple. Ça va de soi que vous allez vous crée un autre problème pour la suite. Vous devez vous dire attendez, j’aime bien la bière mais sur les 100 000f je ne vais pas dépasser 15000f dans la bière dans le mois ou 10000f ou 5000f. Car je dois acheter du riz des vivres pour ma famille l’électricité je dois mettre du carburant comme un Etat. Je ne crois que l’Etat. L’Etat ça se gère comme une maison. C’est exactement le même principe. On a des revenais et on a des zones de dépensées on veut assurer. Si on n’arrive pas à assurer. Qu’est-ce que vous faite? Vous partez vous endetté. Si le 15 du mois je n’ai plus dans mon salaire autres choses. Soit je voie un ami pour dire aide moi, soit je voie quelqu’un pour lui dire je prête, soit malheureusement je rentre  dans un système de pratique pour avoir de l’argent.

OMEGA : en 2010 vous arrivez avec l’UPC vous bousculer l’ordre politique. Vous devenez chef de fil de l’opposition .toute suite vous prenez l’élide pour la non modification de l’article 37. Et puis le régime plie. Est-ce que en 2014 vous vous êtes senti pratiquement sur le fauteuil présidentiel?

ZEPHIRIN DIABRE : non non

OMEGA : racontez-nous

ZEPHIRIN DIABRE : en réalité les mouvements insurrectionnels sont des mouvements urbains. Mais gagné une élection ce ne sont pas les mêmes paramètres. Un paramètre important pour gagner une élection, c’est l’implantation de votre parti. Regardé un peu cette élection et l’évolution des partis. Écouter les discours. J’en ris parfois. La politique ce n’est pas s’assoir à Ouagadougou faire une conférence de presse avec des grands mots. La politique c’est d’abord un instrument qui soit présent dans chacun des zones. Quelle a été la chance du MPP. C’est que le MPP a pris une grande portion du CDP et a changé la casquette quand ils sont arrivés élu en 2014.

OMEGA : vous vous êtes fait avoir?

ZEPHIRIN DIABRE : non non. Ils sont du CDP c’est leur partis l’ancien CDP. Et qui étaient le parti le plus implanté et qui doit vous expliquer a vu d’aujourd’hui les scores qui étaient fait dans le temps. Quand nous on a créé l’UPC. Et que on a commencé à aller un peu dans les zones, les gens se sont dit mais. Car jusque-là on ne voyait qu’un seul parti. Donc le MPP a eu cette chance-là. Nous avons créé un parti ex nihilo, que nous essayons d’installer progressivement progressivement. Quand vous voyez un peu le sort de tout le parti d’opposition qui était au CFOP d’entre eux à tirer son épingle des jeux mieux que L’ UPC. Des partis qui étaient même avant nous dans l’opposition. Des partis même dont on a dit le nom à la place de la révolution. Ils ont eu quoi en fin de compte n dehors de l’UPC et du MPP dont je viens de dire son histoire. Quel est l’autre parti qui a pu s’en tiré. C’est par ce que la question de l’implantation des parti est un gros gros travail. Donc faire une insurrection à Ouagadougou c’est bien. Mais une fois qu’on va aux élections c’est avoir des relèves dans la commune des villages. Donc ça c’est un travail de longue allaire de très longue allaire. Car c’est méthodique il faut trouver des gens etc. car c’est eux le porteur du message. Quand on est en campagne là c’est dans le village la personne qui dit qu’elle est de votre camp c’est ça crédibilité qui fait qu’on vote pour vous? Et un parti doit pouvoir trouvé ces gens et croyez-moi ce n’est pas facile les ancien parti entre griffe et ils ont un personnel qui a été prévu par rapport à ça et qui est disponible. Et le MPP a joué sur ça. Ils avaient une longueur d’avance par rapport nous de ce point de vu. Et deuxièmes il y a un argument qu’ils ont utilisés auquel je crois les Burkinabè ont cru. Ils ont di nous nous sommes l’apprenti d’un tel, on a été a ses coté pendant tant d’années, on c’est géré, on s’est faire, quand on va arriver en six mois seulement vous allez voir et les Burkinabè ont cru à ça. Ils se sont dits effectivement. Ces gens on les as vu dans des fonctions diverses. Ils étaient là forcement ils connaissent le travail, si on les confie le pays leur patron n’est pas là mais eux ils sont là qu’à même.

OMEGA : vous aussi si vous avez l’occasion

ZEPHIRIN DIABRE : non pas de la même manière. Moi j’ai un passage bref. Moi j’ai quatre cinq ans mais eux ils ont fait plus de 20ans et quelques. Les gens ce sont di su c’est eux là. Mais quand vous parlez au  mêmes gens ils vont vous dire mais ah nous on s’est trompés. Car nous on pensait que c’est un travail qu’ils allaient savoir-faire quand on regarde maintenant qu’ils sont arrivés. Tous les apprentis ne sont pas aussi bons que leur patron hein?

OMEGA : vous trouvez que le patron était bon?

ZEPHIRIN DIABRE : non c’est ce que les gens disent. Ce découragement des gens ecce fort message-là qui a été utilisé pour vendre la marchandise là.il y a eu une sorte de tromperie sur la marchandise. Ce que je dis là vous le savez très bien vous n’êtes pas autoriser à m’accuser puisse que vous êtes journalistes. Mais dans tous les cercle les gens se dit on croyait mais on vient de se rendre compte que, et ça…

OMEGA : mais y a n’a qui dise qu’ils sont bon. Qu’ils vont réélire ?

ZEPHIRIN DIABRE : mais forcément quel que soit le régime en place hein et quel que soit le parti  il y a n’a qui vote hein! N’importe quel parti qui va à l’élection il aura des voix. Il y a des gens qui y croient

OMEGA : finalement les soirs de cette élection c’est Roch qui l’emporte et voilà Zéphirin qui se déplace pour aller le féliciter. C’est une décision à prendre ici et maintenant. Vous l’avez fait avec beaucoup d’élégance.

ZEPHIRIN DIABRE : au regard des tendances qui se déclinait. On s’est  dit ces tendances-là vont se confirmer. Il faut bien montrer qu’on n’a pas une animosité. Si les burkinabè pense que la personne peu il n’a qu’à peu on va voir comme les gens le dise. Ce n’est pas la peine de contester. D’autre ont dit est ce qu’il n’y a pas caracouler et que y a pas fraude ? J’ai diol non moi je suis un croyant et j’ai été éduqué à la tradition on m’a dit que la poule qui vient d’un caracouler là les gens là ne seront pas bien. Si c’est ça la poule-là n’aura pas des œufs toute suite.

OUEZEN LOUIS OULON : 2020 vous êtes encore dans le même rôle chef de fils de l’opposition. Vous êtes ambitieux au même titre que les autres candidats qui sont de l’opposition. Je citerai pour ne pas me trompé Eddie Gilbert Kader désiré.

ZEPHIRIN DIABRE : Bien sûr. Oui bien sûr

OMEGA : si le 22 au soir c’est un de ces gants et ne oust est ce que vous aurez l’impression que les gens vous utilisent

ZEPHIRIN DIABRE : non non non. Il y a un accord qu’on a conclu qui dit que celui qui arrive en tête là au secours c’est derrière lui qu’on va se rallié.

OMEGA : non moi je parle du premier tour. Si bien qu’ayant conduit l’opposition  vous perdez. Vous n’êtes pas par exemple un faiseur de lois ?

ZEPHIRIN DIABRE : non non il n’y a pas de problème. La politique c’est long chemin. C’est des eaux et des bas. Nous on n’est pas dans ce registre-là, prenez les grand leaders politique d’opposition. Wade a été président de l’opposition combien de fois avant d’être président? C’est six fois avant de gagner. Dalle Diallo en guinée. C’est ça quel fois de se présenté au présidentielle? Vous croyez qu’il va baisser les bras? Je crois qu’officiellement c’est ça troisième défaite non?

OMEGA : et vous vous allez continuer

ZEPHIRIN DIABRE : non non le combat politique continue. Et on finira par gagné ne vous en fait pas. D’ailleurs même ça c’est une hypothèse. Moi je suis persuadé que le 22 novembre là au soir la somme des forces de l’opposition sera supérieur à celui du MPP et que l’alternance va se produire

OUSMANE PARE: vous êtes convaincu qu’il n’y aura pas de coup chaos

ZEPHIRIN DIABRE : oui oui eux même ils le savent. Mais quand il dise c’est une manière de parler. Sinon ils le savent très bien.

OMEGA : et si y a un coup chaos vous n’aurai pas cette élégance de…?

ZEPHIRIN DIABRE : je vous dis qu’il n’y aura pas de coup chaos. Non si c’est transparent. Tout résultat qui est transparent. Mais je vous dis que eux même ils savent au regard du rapport de forces là. De la même manière que vous connaissez le métier du journaliste nous aussi on connait le métier du terrain. On connait les zones on connait les influences. Eux même ils le savent, mathématiquement ce n’est pas possible. Et j’espère qu’ils n’y aura pas de tentative etc. ce n’est pas possible

OMEGA : est-ce que c’est possible ces tentatives-là?

ZEPHIRIN DIABRE : non on a essayé de verrouiller au maximum. On a verrouillé dans le bureau de vote par ce qu’on va avoir une présence. Dans les salles de complément on va verrouiller les transmissions des résultats par V SATE  on va verrouiller. Il n’y a pas une machine qui va calculer. Chacun pourra calculer à la main. Bon, c’est vrai il y a des paramètres africain qui sont très connu en matière d’élection c’est la corruption électorale etc. les élection.et y allé à fondais ça ça ne fait pas gagné. Car les partis ont des socles. Et quand on regarde un peu les socles naturelles des différends partis .et un parti dès lors que vous avez des structures, des députés des machins. Il y a un montant minimal en dessous duquel vous ne pouvez pas tombés. Par exemple il y a des promesses moi je peux vous dire si nous sommes candidats même sans faire campagne on a un député, même sans faire un jour de campagne. Il y a un socle

OMEGA : les choses peuvent changer

ZEPHIRIN DIABRE : non il y a un socle

OMEGA : vos adversaires diront que c’est un discours politique

ZEPHIRIN DIABRE : non ce n’est pas un discours politique.  Ils savent au fond que ce n’est pas possible. Comme ils ont été élus en 2015 au premier tour. Ça sera qua même un échec s’il ne l’a pas. Dans son interview avec RFI je crois. J’ai senti que le coup chaos il n’y croit pas beaucoup. Si on a bien compris.

OMEGA : est-ce que aujourd’hui vous regretté d’avoir chassé Blaise Compaoré?

ZEPHIRIN DIABRE : je ne suis pas dans ce registre. D’ailleurs c’est qui ais chasé Blaise Compaoré

OMEGA : vous étiez chef de fils de l’opposition.

ZEPHIRIN DIABRE : c’est le peule qui a chassé Blaise Compaoré sur la base d’une question bien précis. La question de la limitation des mandats. Sur cette question moi je suis intransigeant. Les mandats doivent être limités. Il est hors de question que les mandats non non. Si c’est limité on s’en tient à ça. Moi je parle du Burkina. Car je m’intruse le système extérieur. Les mandats ont été limités au Burkina Faso. Ça ça été un sujet ajouter à des considérations de gouvernance, et puis il y a une usure de pouvoir. Quand vous prenez le pouvoir pendant 20 ans et un enfant qui est née en cette période qu’elle lien il l’a avec vous. Il se dit je veux qu’il y ait autre chose. Un peuple ne se trompe jamais. Il arrive que des dirigeants qui sont issue d’un mouvement populaire se trompent dans leurs gestions. Mais le peuple a toujours raison. Et l’histoire c’est ça aussi.

Oméga: vous plaidez pour son retour?

ZEPHIRIN DIABRE : oui oui bien entendu. Je l’ai di à plusieurs reprises

Oméga: dans quelles conditions?

ZEPHIRIN DIABRE : j’ai parlé d’abord de l’ensemble de la question de la réconciliation. Je voie que vous n’avez pas lu notre mémorandum. C’est sur le tri type vérité justice réconciliation

Oméga: et la question qui se pose s’il revient on le laisse entre les mains de la justice ou on le laisse s’installer comme ….

ZEPHIRIN DIABRE : c’est un ancien chef de l’Etat qui revient chez lui. D’abord la justice ne vous met en prison que si elle pense que vous allez fuir. Si un ancien chef de l’Etat reviens là il va fuir allé ou? N’en pêche qu’on peut trouver la forme. S’il y a des questions qu’on veut lui poser. Vous voyez n’aller pas vite en besogne. Il y a___20 des questions sur lesquels on pense que les gens sont coupable. Il faut d’abord les écouté. Mais…

Oméga: parce que le président  Compaoré est clair.il veut bien revenir si on ne va pas l’emmerder

ZEPHIRIN DIABRE : est ce qu’il a dit ça à vous?

Oméga: il a dit dans le courrier qu’il a envoyé au président du Faso.

ZEPHIRIN DIABRE : il a dit ça à vous?

Oméga: j’ai lu ça dans le document.

ZEPHIRIN DIABRE : ah moi je n’ai pas lu ça.

Oméga: est-ce que vous êtes pour qu’il vienne et qu’au nom de son statut d’ancien chef d’Etat et au nom de la justice social et coutumière on trouve la formule.

ZEPHIRIN DIABRE : c’est justement pour ça qu’il faut qu’il y ait la réconciliation. Si dans le processus de réconciliation on aboutit à une conclusion qui va dans ce sens-là on l’accepte tous. Si on aboutit à une réconciliation qui va dans ce sens on applique. Et c’est pour ça qu’il y a le débat. Parce qu’en fonction du débat maintenant et du contenu des choses qu’on reproche aux gens, on peut dire que finalement on pensait que, donc voilà…. Oublient que la personne dise j’ai fait une faute, je demande pardon, on dit on pardonne, c’est pour ça que on ne peut pas décider ça ou tranché ça tant que Mlle processus ne s’est mis en place

Oméga: on a le dossier Sankara. En 2021 il y a une forte chance que le dossier soit jugé. Et le nom qui revient c’est celui de Blaise Compaoré

ZEPHIRIN DIABRE : c’est tout à fait normal. Mais moi je ne rentre pas dans ça. Mais que le nom revienne moi je ne suis pas un juge. Je ne sais pas qui a fait quoi? Mais si on discute ouvertement peut-être que lui aussi il a des choses à dire. Faites attention moi dans mon parti politique maintenant. J’ai appris beaucoup à faire attention même quand on accuse les gens de quelque chose. Par ce que quand vous écouté quelqu’un il va vous donner une version. Mais il faut toujours écouter l’autre bout de personne. Et il y a___20 des choses que l’on sort vous allez vous rendre compte que ah. Donc c »est comme ça. Donc ce n’est pas ce que j’avais dit. Donc faites attention. Et c’est pour ça qu’il faut qu’il ait un processus. J’attends d’abord d’attendre et c’est pourquoi dans la question la partie vérité est le départ de notre traité. Ça veut dire quoi chacun va dire ça vérité. Écoutons d’abord la vérité des uns et des autres. Lui aussi il va dire sa vérité, d’autres vont dire leur vérité. On va regarder maintenant quelle est la vérité qui sort de ça là. Ça peut nous amener à d’autres jugements et d’autres conclusions que celle avec laquelle vous voulez m’entretenir.

Oméga: justement on va écouter votre vérité par rapport à une situation. Votre parti politique a été secoué ce dernier jour par une série de démission et c’est votre personne qui est souvent mis en cause pour ce qui concerne la gestion du parti. Qu’en est-il exactement?

ZEPHIRIN DIABRE : d’abord dans toutes les crises que rencontre un parti. Forcément l’indexation c’est le premier responsable. Ça c’est naturel. Vous avez couvert un long épisode des 13 députés qui ont d’émotionner non? Wa lama. Ce sont les mêmes arguments. Ça ça ne m’étonne pas.et je dois vous dire que ça ne m’empêche pas de dormir la nuit ni d’avancer car je suis un homme politique .et ça, ça ne m’ébranle pas du tout

Oméga: vous êtes un dictateur?

ZEPHIRIN DIABRE : ça ne m’ébranle absolument pas du tout. S’agissant de ce qui s’est passé ici. D’abord je vous accuse un peu vous la presse pour vous en tant qu’Oméga d’avoir été l’instrument d’une propagande en disant il y a des cascades de démission. Tout le monde s’en va. Au Kadiogo, j’ai la liste ici 22 personne qui ont quitté le parti.

Oméga: pas des moindres

ZEPHIRIN DIABRE : attendez pas des moindres là ça veut dire quoi? Il y a pas un moindre qui a été fait par Zéphirin Diabré dans mon sillage. Le moindre là c’est où? C’est un député c’est le grand maximum. Il n’y a pas aucun maire des conseillers municipaux

Oméga: mais dans la fabrication du parti entre guillemets Nathanaëlle n’est pas rien?

ZEPHIRIN DIABRE : il n’est pas rien mais il est venu en 2012 trouvé le parti qui existait. Il est venu à la veille des élections de 2012. Chez nous personne ne peut dire qu’il est indispensable. Chacun est venu trouver des gens qui travaillaient. Et quand vous êtes dans la même province là ce n’est pas vous seule. C’est des jets qui travaillent. Votre nom est connu du dehors mais à l’intérieur ce sont des gens qui travaillent. Eux ont les connait pas parmi les journalistes car ils ne font pas de relations publique. Vous croyez que c’est un seul individu qui fait un parti politique. Je vous dis il y a 22 personnes. Dans chaque secteur du Kadiogo. Il y a ce qu’on appelle des comités de base. Qui ont entre 22 et 34 personnes. Ce n’est pas la taille d’un comité de base du Kadiogo. Parmi les 22 -là personne n’étaient une célébrité politique avant de venir à l’UPC. Vous les connaissez avant qu’il ne vienne à l’UPC? Vous avez entendu parler d’eux avant qu’il ne vienne à l’UPC? Vous pouvez ne pas m’aimé. Mais vous n’avez pas entendu parler de moi avant que je vienne à l’UPC? Qui d’entre nous a eu un titre de député avant de venir à l’UPC. Celui dont vous parler est ce qu’il a eu un titre de député avant de venir à l’UPC?

Oméga: il voulait venir chercher du sang neuf. C’est ce que vous avez dit

ZEPHIRIN DIABRE : oui c’est des gens qu’on a promis. En fait ce sont des camarades du parti qui ont fait d’eux ce qu’ils sont. Mais il y aide gens qui sont venus en n’ayant été des gens ailleurs. Eux c’étaient fait eux même. Ceux dont vous avez cité là ce sont les camarades du parti qui les ont faits. Il ne faut pas qu’il oublie ça. Vous dites des cascades de démission. En quoi la cascade l’est ici ….

Oméga: nous n’avons pas employé le mot

ZEPHIRIN DIABRE : si si. Même la série, 22 là c’est quoi? Je dis par contre autres chose je ne comprends pas, le MPP là par exemple wok. Il a été secoué par des démissions non? Je prends un seul exemple madame le maire de Gourcy à démissionner avec combien de conseil municipaux? Une quarantaine. Je n’ai pas entendu que vous avez fait des commentaires la dessus en disant que le MPP fait des cascades de démission. Le député du Naouri est parti non celui de kouroi est parti non? Pourquoi vous n’avez pas parlé de cascade de démission?

Oméga: pour vous ça se suivait pratiquement du jour au lendemain?

ZEPHIRIN DIABRE : ça veut dire en fait que c’est une fabrication entre eux. Ça veut dire qu’y a eu une réunion pour donner l’impression et le sentiment que le parti est entrain de partir dans l’eau. Ne parton pas le même jour. Chaque jour que chacun annonce ça démission.

Oméga: c’est une mise en scène?

ZEPHIRIN DIABRE : forcément financé par des adversaires. Et on sait de quoi on parle.

Oméga: vous accusez qui?

ZEPHIRIN DIABRE : attendez ça ne me fait ni chaud ni froid. Ces gens ont démissionné pourquoi? Car dans le cadre des primaires du Kadiogo ils ont été battus. C’est simple c’étaient à Jean pierre Guingan. Ceux qui ont remporté c’est ceux qui tournent actuellement là pour présenter la candidature avec en tête un jeune espoir du parti. Et je crois il a un avenir brillant et le maire de compila. Et c’est ça aussi la politique. Quand on va au primaire. Et si on dit qu’on est quelqu’un d’important il faut remporter. Si ce n’est pas le cas c’est qu’on n’est pas important. Ça veut dire que ce que vous dite sur le rôle des gens-là c’est la base-là qui confirme le rôle des gens. Tous ceux qui ont démissionné ont suivi leur leader qui a été battu par ce jeune maire là. Je le vois il travaille. Et je n’ai pas de relation personnelle avec lui. Et en tant que président je ne suis pas là pour imposer des gens. C’est fini ça.

Oméga: est-ce que finalement vous avez l’impression que les gens viennent militer pour des postes.

ZEPHIRIN DIABRE : malheur ment. Ce n’est pas le cas à l’UPC. Dans beaucoup de parti politique les gens viennent pour des postes. Est-ce que vous savez que quand l’élection s’approchait des gens m’ont appelé pour dire ah je suis dans tel parti mais soyez prêt hein si on me positionne pas en tout cas moi  je viens chez vous. Mais ça marche qu’à même la pantoire. Y compris les gens du MPP. Pour dire que nous on observe hein façon dont ils font là. En tous cas il faut être prêt hein président

Oméga: de même que vos gants aussi

ZEPHIRIN DIABRE : oui et ça fait pas sérieux. Parce que le système politique est tel que beaucoup de gens voit leur propre intérêt. Et qui parfois n’est que simplement alimentaire hein. Il y a des gens pour qui c’est une cinoque pendant cinq ans au moins c’est une garanti. Il y a de la conviction dans beaucoup de militants. Il arrive que certains militant politique ne soit pas là pour des convictions. Sinon comment vous pouvez comprendre que quelqu’un est dans tel parti demain il est l’Aba après-demain il est de l’autre côté. Et ce qu’il disait hier là il dit qu’il ne disait pas la même chose.et on le voit bien à l’occasion de sers élection. Même au MPP des gens sont pour aller ailleurs.

Oméga: parce qu’ils n’ont pas de positionnement?

ZEPHIRIN DIABRE : non. Chez nous c’est parce qu’ils ont été battu au primaire. Et pour eux s’ils ont été battu c’est qu’ils n’ont plus d’avenir l’Aba donc je m’en vais.

Oméga: est-ce qu’en fin de compte vous vous dite que vous êtes incompris

ZEPHIRIN DIABRE : non non c’est la politique. Mais malheureusement dans son aspect le plus détestable. Là où  ça ne met fait ni chaud ni froid. C’est que chez le mossi on dit que c’est le propriétaire de la bosse qui connait l’Etat de la bosse. C’est des gens qui les ont battus. Le parti préfère avoir les vainqueur que les vaincus. C’est eux qui tournent en ce moment pour faire la campagne. Dans tout système là ce n’est pas la célébrité et la notoriété qui compte. Les primaires ont commencé depuis 1997 quand nous étions tous ensemble au CDP. Depuis lors là des gens tombaient. Même dans le primaire du MPP il y a des célébrités qui sont tombés non? Il y a___20 des ministres qui sont tombés. Mais comme c’est un parti qui est au pouvoir, ils ne sont pas contents mais ils sont assis.

Oméga: il y a eu des démissions là-bas aussi ?

ZEPHIRIN DIABRE : oui il y a eu des démissions mais pas au niveau ministériel par exemple

Oméga: est-ce que c’est le feuille qui menacé ?

ZEPHIRIN DIABRE : oui il y a eu des démissions mais n’eut été le faite qu’ils sont des partis qui sont au pouvoir ces gens allaient démissionner

Oméga: mais étant à l’opposition est ce qu’il ne faut pas trouver la bonne formule pour contenter aussi ces personnes?

ZEPHIRIN DIABRE : vous allez les donner quoi justement. Si vous êtes au pouvoir il faut distribuer. Mais vous avez quoi pour distribuer. À l’UPC  la seule chose que vous donnez au militant c’est la liberté. Ils ont dit président c’est vous qui allez choisir en 2012, en 2015 nous on veut plus ça. C’est la base qui va décider maintenant. Je dis quoi?

Oméga: est-ce que vous avez entendu ce reproche là que y a beaucoup de Bissa dans votre parti

ZEPHIRIN DIABRE : c’est faux c’est tout à fait faut. Regardé nombre de député c’est tout à fait faux. Dans le bureau exécutif central il n’y a qu’un seul qui est venu parce qu’il est président de région. Le reste ils sont automatiquement  vice-président du parti. Il y a un seul. C’est le députe zanzi Alfred du boulgour dans les 17 et quelques membres du. Moi je ne suis pas un député des Bissas. Moi je suis un député du zounweogo. C’est ce que les gens oublient. Je ne suis pas du boulgour je suis du zounwéogo toute ma carrière là j’ai été un leader d’une province moré phone. Je ne suis pas leader d’une province de BISSA. Au zounwéogo vous avez 7 commune: blindé, Bara, béer nombré, gombousgou, googo et djiba. Sur les sept communes il y a six communes mossies et une seule commune Bissa. Mais depuis le temps de l’ODTMP c’étaient moi leur leader et je les remercie pour ça pour la confiance qu’ils m’ont toujours témoigné. Parce que j’ai vu que même quand j’ai quitté l’ODTMP ils m’ont toujours garanti un poids politique extraordinaire. Et ça c’est une marque de reconnaissance qui me va droit au cœur

Oméga: on vous propose de faire un tirage de cinq noms et vous partez pour le premier nom et vous dites ce que vous pensez de ce candidat?

ZEPHIRIN DIABRE : Do pascal SESSOUMA: un nouvel entrant en politique qui y met du punch, je veux dire. TAHIROU BARRY: un jeune espoir du pays qui a de l’avenir; Gilbert Noel Ouédraogo: c’est  un jeune espoir de la politique il a de l’expérience et il a de l’avenir; Kader désiré Ouédraogo: c’est un homme d’expérience dont le Burkina Faso tirera grand-chose le moment venu; Claude AIME TASSANBEDO: je n’ai pas l’honneur de le connaitre. Mais je respecte tous ceux qui pense qu’ils ont  une idée une ambition pour leur pays et qui se lance dans cette bataille et je le souhaite beaucoup de courage.

 

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