🔮Niger : levĂ©e de l’immunitĂ© de Bazoum, le dĂ©libĂ©rĂ© attendu vendredi

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La dĂ©fense de Bazoum s’est retirĂ©e vendredi, du procĂšs au Conseil d’État, dĂ©nonçant une « parodie de justice » suite Ă  la levĂ©e de l’immunitĂ© de l’ancien PrĂ©sident, rapportent plusieurs mĂ©dias nigĂ©riens.

 

Selon ces mĂ©dias locaux, le Conseil d’État a Ă©tĂ© le thĂ©Ăątre d’un procĂšs houleux concernant la levĂ©e de l’immunitĂ© de l’ancien prĂ©sident Mohamed Bazoum. AprĂšs deux suspensions de sĂ©ance, la dĂ©fense de l’ex-chef de l’État a dĂ©cidĂ© de se retirer, qualifiant la procĂ©dure de « parodie de justice ».

 

MaĂźtre Moussa Coulibaly, avocat de Mohamed Bazoum, citĂ© par le journal en ligne ActuNiger, a exprimĂ© son indignation face Ă  la situation. « En l’Ă©tat actuel de la procĂ©dure, nous n’avons toujours pas pu accĂ©der Ă  notre client, dĂ©tenu depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 Ă  la rĂ©sidence prĂ©sidentielle de Niamey », a-t-il dĂ©clarĂ©.

 

Il a également critiqué le systÚme judiciaire nigérien, le qualifiant de « justice distributive » et de « justice à double vitesse ».

Selon lui, la dĂ©cision de se retirer du procĂšs Ă©tait nĂ©cessaire pour dĂ©noncer cette situation. « Il n’y a pas de justice dans ce pays. Si elle existe, c’est une justice distributive, une justice Ă  double vitesse », a-t-il ajoutĂ©.

La situation reste tendue alors que les regards sont tournĂ©s vers le Conseil d’État pour la suite des Ă©vĂ©nements. Les partisans de l’ancien prĂ©sident et les observateurs internationaux attendent de voir si cette affaire pourra ĂȘtre rĂ©solue de maniĂšre Ă©quitable et transparente.

 

Si son immunitĂ© est levĂ©e, Mohamed Bazoum pourrait ĂȘtre poursuivi devant un tribunal militaire, notamment pour haute trahison, complot ayant pour but de porter atteinte Ă  la sĂ»retĂ© de l’État et apologie du terrorisme. La Cour d’État a dĂ©cidĂ© de reporter au vendredi 14 juin sa dĂ©cision concernant la levĂ©e de l’immunitĂ© de l’ex-
prĂ©sident, Ă  la suite d’une demande de libĂ©ration introduite par ses avocats.

La dĂ©fense a rĂ©clamĂ© le droit de parler au PrĂ©sident Bazoum et sa remise en libertĂ© alors qu’il est retenu depuis le coup d’État, mais la cour a rejetĂ© les deux requĂȘtes.

 

Charles Dah/Oméga médias

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