🔮 Affaire Me Guy HervĂ© Kam : Ses avocats annoncent un recours

0
2282

MaĂźtre Guy HervĂ© Kam, en dĂ©tention depuis un peu plus de quatre mois, est restĂ© « ferme » dans sa morale, a relevĂ© vendredi Me Prosper Farama, membre du collectif constituĂ© pour la dĂ©fense de ce dernier. Ce collectif d’avocats a tenu un point de presse ce vendredi, aprĂšs la libĂ©ration suivie aussitĂŽt d’une mise en arrĂȘt de HervĂ© Kam, survenue mercredi non loin du domicile de l’intĂ©ressĂ©.

« Si le fait que je sois privĂ© de libertĂ© peut permettre de rectifier les choses dans ce pays, ce n’est pas moi qui vous dirais d’aller contre des principes », a dĂ©clarĂ© Me Prosper Farama, qui cite son client, dĂ©sormais placĂ© sous mandat de dĂ©pĂŽt Ă  la Maison d’arrĂȘt et de correction des forces armĂ©es. Cet entretien entre Me Farama et Guy HervĂ© Kam, ainsi que d’autres avocats du collectif, qui n’a durĂ© qu’une trentaine de minutes, constitue le premier signe de vie de Guy HervĂ© Kam depuis son « enlĂšvement » de janvier dernier.

LibĂ©rĂ© mercredi sur dĂ©cision judiciaire, HervĂ© Kam Ă©tait depuis janvier entre les mains de l’Agence nationale pour le renseignement (ANR), indique ses avocats, qui citent toujours leur confrĂšre et client, Me HervĂ© Kam. Une libĂ©ration qui n’a durĂ© que le temps nĂ©cessaire pour une nouvelle arrestation, cette fois-ci par la Brigade de recherche de la gendarmerie. HervĂ© Kam, n’ayant mĂȘme pas eu le temps de regagner la cour familiale, puisqu’il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© Ă  proximitĂ© de son domicile, est amenĂ© par les gendarmes pour ensuite ĂȘtre inculpĂ© par la justice militaire pour les chefs d’accusations de « complot contre la sĂ»retĂ© de l’État et association de malfaiteurs ».

« Une pseudo-libĂ©ration », fustige Me SĂ©raphin SomĂ©, Ă©galement membre du collectif, qui estime que ce « comportement est tout simplement un acte de torture morale ». Une chose que le nouvel inculpĂ© de la justice militaire est « prĂȘt Ă  assumer (…) au nom du respect du droit et de la justice », ajoute les avocats.

Cette libĂ©ration aussitĂŽt suivie de sa mise en arrĂȘt est, selon le collectif, une maniĂšre de « rĂ©gulariser quelque chose qui n’est pas rĂ©gularisable ». « On n’a fait que de le changer de main (…) Rien n’a Ă©tĂ© rĂ©gularisĂ©, on est toujours dans l’irrĂ©gularitĂ© », a affirmĂ© l’avocat SĂ©raphin SomĂ©.

Quant Ă  la spĂ©culation sur la santĂ© physique de Me Guy HervĂ© Kam, ProspĂšre Farama rassure en ces mots : « Globalement (…) ça va ».

Ces avocats de la dĂ©fense de Guy HervĂ© Kam annoncent la poursuite de la lutte pour la libĂ©ration de leur confrĂšre et client avec le dĂ©pĂŽt d’un recours contre la dĂ©cision de la justice militaire.

Me Guy HervĂ© Kam avait tout d’abord Ă©tĂ© « enlevé » le 24 janvier dernier ; ce qui avait conduit Ă  une procĂ©dure judiciaire dans laquelle le tribunal administratif a ordonnĂ©, le 7 mars, la libĂ©ration « immĂ©diate » de Me Kam. Une dĂ©cision confirmĂ©e en appel le 23 avril par la Cour administrative d’appel, statuant en dernier ressort. Depuis, des voix appelaient Ă  l’exĂ©cution de la dĂ©cision de justice avec la libĂ©ration de HervĂ© Kam.

Yaya Diomandé / Oméga Médias

Laisser un commentaire