Climat : Ouagadougou accueille la 3e édition du séminaire résidentiel de l’APGMV

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APGMV

L’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) organise du 4 au 8 mars 2024 à Ouagadougou la 3e édition de son séminaire résidentiel.

Après le Mali en 2023, le Burkina Faso accueille les onze pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV) pour la 3e édition de leur séminaire résidentiel. Cette 3e édition du séminaire résidentiel a pour objectif principal de renforcer la gouvernance de l’initiative par la consolidation du rôle central des principales parties prenantes et les États membres, dans l’accélération, la coordination et le suivi des interventions.

Au cours de cette séance de partage d’informations et de connaissances, les acteurs ont saisi l’occasion pour faire le point des activités réalisées dans les pays membres entrant dans le cadre de la lutte contre la désertification et le changement climatique.

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Présent à cette rencontre, le ministre de l’environnement du Burkina Roger Baro affirme que l’agence a posé des actions pour lutte contre la désertification dans son pays. « Spécifiquement, dans notre pays, nous retenons des actions en faveur de la lutte contre la désertification. Des espaces ont été reboisés, nous avons également mis en défend des espaces agricoles, des points d’eau ont été réalisés, des acteurs ont été formés sur les questions des emplois verts », a rappelé le ministre.

Des promesses qui tardent à se concrétiser

L’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV), après une dizaine d’années d’existence, dresse un bilan mitigé du fait du financement tardif de la part de ses partenaires techniques et financiers. « C’est un bilan assez mitigé. Les bailleurs qui sont là pour nous financier. Ils font des promesses qui n’arrivent jamais à temps. Le « One Planet » nous a promis 19 millions de dollars pour la grande muraille verte, mais malheureusement depuis 2021 jusqu’à maintenant, on ne voit aucun rond », a déploré docteur Brahim Saïd, secrétaire exécutif de l’agence panafricaine de la grande muraille verte.

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Pour ce financement tardif des partenaires, le ministre en charge de l’environnement du Burkina invite les états membres à mobiliser les richesses endogènes. « Il faut voir comment on peut compter sur nos forces endogènes. Il est question que les onze pays travaillent sur les finances endogènes pour inscrire des actions qui appartiennent aux pays et qui peuvent transformer le devenir de toutes les populations » a indiqué Roger Baro.

L’initiative de la Grande muraille verte regroupe 11 pays. Il s’agit du Burkina Faso, de la Djibouti, de l’Erythrée, de l’Éthiopie, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Soudan et du Tchad.

Ibrahim Niaoné/Oméga médias

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