Burkina : Présidentielle 2020 : Je suis là pour faire un boulot et je pense que cela doit se faire à la tête de l’Etat burkinabè (Claude Aimé Tassembédo)

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OMEGA : Dite aux burkinabè pourquoi c’est vous ils doivent voter le 22 novembre et non quelqu’un d’autre ?

Claude Tassambedo : bien chers frère et sœur tout le monde peut faire le diagnostic suivant, nous sommes à une étape de développement de ce pays où tout semble être gripper que ce soit au niveau sécuritaire que ce soit au niveau social. Ya la fronde un peu partout et au niveau de l’éducation on a de véritable problème, donc au niveau de la santé de même on as vu toutes les crises qui ont surgis au niveau de la gestion du covid et qui pose véritablement un problème fond d’éthique. Alors nous avons décidé au vu de cette situation que le Burkina avait besoin de toutes ses filles et tous ses fils pour essayer de lui donner la chance de s’en sortir. C’est ce qui profondément me motive et donc j’ai décidé par la voix qui est la mienne d’essayer de conquérir le fauteuil présidentiel, parce que je sais que c’est là que je peux agir efficacement.  Je ne suis ni candidat au municipale ni candidat au législative. Je suis là pour faire un boulot et je pense que cela doit se faire à la tête de l’Etat Burkinabè.

 

OMEGA : et en candidat indépendant fait remarquable

 Claude Tassambedo : tout à fait par ce que j’ai fait un diagnostic sur la question des partis politiques, et je pense que l’Afrique avec toute cette situation mérite la démocratie directe. Mon parti c’est le peuple, mon parti  c’est la population, c’est à dire que lorsque vous vous faites investir par un parti, j’ai constaté que toutes les personnes qui sont là sont généralement à vos côté pour viser des marocains. C’est à dire que le pouvoir devient en ce moment une sorte de distribution de gâteaux ou chacun attend sa part, et généralement on se bat pour après se partagé les postes et également soumettre votre idéale à des débats parfois pas très pertinent qui retarde votre action. Alors que là nous sommes dans l’urgence et je n’ai pas besoin de trainer un poulet à mes pieds c’est pour cela je choisis la voix de l’indépendance.

 

OMEGA : une démocratie directe un contact direct avec les populations qu’est-ce que vos parents au village paysans éleveurs peuvent attendre de vous?

Claude Tassambedo : je pense que c’est là, véritablement ma préoccupation. Quand on voit ce qui se passe au village, parce que j’ai eu la chance tout simplement, je suis à la tête d’une association CAP3 E 2S c’est à dire l’éducation, l’emploi, l’environnement, la santé et la sécurité. J’ai pu voir, j’ai partagé à peu prêt 70 million de vivre pendant le covid et en situation d’urgence alimentaire. J’ai vu comment ces populations souffrent et d’ailleurs c’est ça qui a précipité ma décision. Y a rien du tout on y pense pas ils ne sont  pas dans un projet quelconque, et donc ma première décision c’est d’arrêter tout simplement ces lotissement sauvage avec ces grosses structures immobilière qui retire les terres à ces personnes pour tout simplement des intérêts financiers. Donc réorganiser le milieu paysan pour qu’ils redeviennent également des personnes qui peuvent comptés pour  ce pays.

 

OMEGA : comment vous compter justement réaménager les choses ? Concrètement qu’est-ce que vous allez faire ?

 

Claude Tassambedo : j’ai un réseau associatif d’ailleurs qui travaille déjà dans ces questions de coopérative. Je crois que le village comprend très vite la solidarité. C’est dans les grandes cités que nous sommes dans des individualismes parce que nous sommes perdus avec justement l’argent roi dans ce milieu-là je pense qu’on connait ce que c’est que la solidarité. Quand vous venez et essayer de les organisés ils comprennent très vite la notion de coopérative. Je n’invente pas grand-chose. Je fais partie de tous les burkinabè qui ont eu la chance d’être étudiant sous la gouvernance du président Thomas SANKARA et qui avions participé de façon direct à ces questions de mises en œuvre des coopératives dans les villages de la réorientation, de mettre en place des mécanismes d’échanges qui permettent à ces personnes d’exister et de traverser les disettes. C’est tout simplement ce que je vais essayer de dépoussiérer et de poursuivre après la rupture de 1987.

Le problème de la jeunesse est véritablement ce qui m’empêche de dormir, parce que j’ai une position d’enseignant chercheur je les vois à l’université je les formes, et 10 ans après ils continuent toujours à chercher du travail. Y a un problème, ils continuent d’appeler M. ainsi de suite donc ça, ça m’empêche de dormir. Quand je vois un peu comment les choses se passent, comment on créer beaucoup de fond qui, de mon point de vu n’est pas utilisé efficacement. Ce sont des fonds qui sont mis en œuvre tout simplement pour revenir à ceux qui les mettent en œuvre. Pour tout ce que nous savons et donc pour moi la jeunesse, d’ailleurs j’ai lancé un appel le 5 aout ceux qui ont répondu c’est la jeunesse et les femmes en majorité par ce que c’est véritablement le problème  et donc essayer immédiatement c’est ma priorité, de faire un audit de ces fonds. Je vous assure que 80% de ces fonds ne vont pas à la résolution des questions de la jeunesse et je ne suis pas pour cette façon d’organiser la gestion de cette finance. Moi je suis pour une connexion inter générationnel c’est à dire réorganiser ce mécanisme, mettre les fonds à la disposition de la jeunesse en fessant sortir une partie des travailleurs qui sont d’un certain âge et qui sont à la retraite ou qui sont proche de la retraite. Pour essayer de coacher des entreprises pluridisciplinaires avec multi compétences des micros entreprises qui seras financés sous bien sûr  la direction de ces coaches à compétences avérés. Les jeunes pourrons progressivement émergés par ce qu’il faut un système un schéma, si non là c’est un bon débarras on distribue 400.000, 500.000 ,1.000.000  pour que le jeune prenne ça et qu’il aille faire tout autre chose que ce qu’il a proposé comme projet. Sacher je ne vais pas l’affirmé sans preuve mais 80% sont généralement des faux dossiers  et on sait où est-ce que sa retourne après, donc voilà un peu ce qui m’écœure. La jeunesse est utilisée chaque fois pour élire des personnes qui arrivent et qui s’en mettent plein les poches sur le dos de la jeunesse. Donc voilà mon projet  phare organisé des micros entreprises avec le coaching des personnes suffisamment compétentes.

 

OMEGA : le chômage et la drogue sont deux phénomènes qui ruinent cette jeunesse, en terme de chiffre combien d’emploi vous allez trouver dans ce coaching pour ces jeunes-là ?

 

Claude Tassambedo : j’évite beaucoup les chiffres pour la simple raison que vous ne connaissez pas la situation que vous arrivez et que vous  trouvez, c’est pour ça que je dis quand vous arrivez…

 

OMEGA : vous êtes prudent ?

 

Claude Tassambedo : je suis prudent par ce que je veux un langage de vérité avec ce que je prétends servir.

 

OMEGA : mais est-ce  vous n’auriez pas  pu faire ce travail auparavant  connaitre le pays que vous voulez servir. ?

 

Claude Tassambedo : c’est difficile parce que tout est faux dans les écritures je l’affirme

OMEGA : abon !!!

 

Claude Tassambedo : oui tout est faux !

 

OMEGA : vous êtes affirmatif ?

 

 

Claude Tassambedo : je suis affirmatif sur cette question-là et je défis d’en faire un audit on va s’en rendre compte.

 

OMEGA : y a L’INSD (Institut National des Statistiques et de la Démographie) qui fournit des chiffres ce sont des données c’est avec ça qu’on fait les projections.

 

Claude Tassambedo : mais j’ai mes étudiants qui sont sur le terrain et qui me retourne les réalités, qui me refile les documents, donc nous avons un travail de terrain qui nous donne certaines vérités. Il faut arrondir les choses pour plaire à ces financiers devant lesquels nous devons chaque fois aller nous accroupir pour demander tous les jours et s’en mettent plein les poches, donc on arrange toujours les chiffres, je ne suis pas dans ça. Je pense que ce qui est sûr mettre le mécanisme d’émergence de la jeunesse tel que je pense va créer plus d’emploi que cela se voit aujourd’hui j’en ai la conviction.

 

OMEGA : vous aviez parlé de l’implication des femmes, l’adhésion des femmes  à votre programme qu’est-ce qu’elles peuvent attendre de vous ? 

 

Claude Tassambedo : je ne suis pas dans ce juridisme un peu trop égalitaire. Ce n’est pas trop mon propos dans l’approche genre. Les femmes font beaucoup déjà, les femmes tiennent l’économie souterraine de façon discrète. Elles font moins de bruit que les hommes, mais elles travaillent dans le silence. Il suffit de les renforcés dans ce sens et c’est ce qui s’est fait dans les pays asiatiques, c’est les financés et elles sont fidèles elles ne prennent pas de risque énorme. Elles sont les meilleures qui rembourse donc c’est de mettre en place, c’est à dire dans mon projet de renforcer le niveau de financement des projets liés aux femmes aujourd’hui c’est ce que je compte tout simplement faire, avec ce qu’il y a déjà c’est renforcé et d’en donner plus pas loger ça dans un ministère chargé de la condition féminine ou ainsi de suite ou ça sert à autre chose.

 

OMEGA : vous n’allez pas avoir un ministère pour les femmes ?

 

Claude Tassambedo : non pas spécifiquement je mets ça dans le sens de la     famille moi c’est la famille je suis dans un milieu, Ministère de l’action Sociale et de la Famille. Je suis dans un projet intégratif je ne veux pas qu’on enlève un élément comme si spécifiquement y a un problème autour alors que non je ne pense pas.

 

 

OMEGA : On imagine que vous n’êtes pas dans les questions de 30% des femmes dans le gouvernement 20% des jeunes.

 

Claude Tassambedo : non c’est une aberration la preuve ils sont obligés de se justifier les partis pourquoi ils n’en ont pas eu.

 

OMEGA : vous allez en donnez plus au moins ?

 

Claude Tassambedo : de pourcentage ?

 

OMEGA : oui de pourcentage

Claude Tassambedo : non dès que je les libère économiquement  elles n’ont peut-être pas besoin de courir à des postes de responsabilité ou de pouvoir pour en avoir justement la malice de faire du mal aux gens.

 

OMEGA : vous êtes sûr de ce que vous dites ? Elles veulent aussi commander hein !!

 

Claude Tassambedo : oui je suis  convaincu elles veulent commander mais je sais que ce qui les intéresse surtout, c’est le bien être des familles elles vont plus dans ce sens-là et donc si elles sont économiquement solides. Elles vivront déjà cette émancipation là et je crois que c’est les amenés là où elles veulent être.

 

OMEGA : mais c’est surtout leur point de vu leur vision dans les prise de décision elles disent qu’il faut qu’elles soient  au niveau de certaines instances pour que leur manière aussi de voir les choses puisse être pris en compte dans les différentes décisions.

 

Claude Tassambedo : vous saviez, je crois en la loi de la nature quand elles devront y arriver, regarder dans les universités j’en tiens beaucoup ce sont elles qui sont les premières hein !! Elles sont partout ça vas s’imposer de fait cette tendance vas s’inverser faut pas se précipité ou vouloir forcer l’histoire par ce que quand on force cet dans un intérêt particulier ça vas s’imposer avec le temps.

 

OMEGA : Claude TASSEMBEDO a été ancien enfant de troupe, le Burkina fait face à une situation difficile la crise sécuritaire des attaques terroristes qu’aller vous faire face à cette situation ?

 

Claude Tassambedo : très bien merci de me l’avoir rappelé. Justement ça c’est encore une de mes faiblesse et j’ai un pincement au cœur en ayant été enfant de troupe et en étant en contact avec mes promotionnaires.

 

OMEGA : peut-être qu’il faut expliquer l’expression ancien enfant de troupe.  

 

Claude Tassambedo : ancien enfant de troupe c’est quelqu’un qui as fait le Prytanée  Militaire du Kadiogo. Bon !!  Toute école militaire comme, ça peut exister en Côte d’Ivoire EMT Ecole Militaire ainsi de suite donc qui as fait un prytanée après qui as choisi la vie civile.

 

OMEGA : vous restez militaire dans l’âme ?

 

Claude Tassambedo : quelque part

 

OMEGA : et par rapport à la situation sécuritaire et des attaques terroristes

 

Claude Tassambedo : tout à fait vous saviez je vais être à la fois simpliste et expressif. J’ai toujours dit que le bruit autour de l’armée ne rend pas notre action efficace. Quand je vois des militaires se réunir 10, 100 jours de réflexion pour dégager un axe de politique générale de l’armée au vu aussi de tout le monde, ça n’as aucune efficacité. Je suis pour une armée républicaine et efficace ça dit quoi ? Il y a deux aspects sur lesquels de mon point de vu en tant que AET (Ancien Enfant de Troupe) ou il faut agir c’est le renseignement et l’air. C’est là où il faut investir, le renseignement et les frappes aériennes, les contrôles aériens il faut mettre l’argent là où il faut. Maintenant la stratégie, je pense qu’il faut mettre tous les corps y compris les anciens  combattants. Je me rappelle quand on était petits avec la guerre Mali-Burkina on a fait appelle à mon père qui était ancien combattant, pour consulter et travailler sur des dossiers dont il avait la connaissance et la parfaite maitrise donc il faut faire appel aux anciens qui ont de quoi donné, mettre un comité de guerre en place où tous les segments de la société seras là et réfléchir et de façon discrétionnaire on n’a pas besoin de mettre ça au vu aussi de tout le monde. On appelle ça la grande muette elle doit rester muette pour être efficace.

 

OMEGA : nous on trouve qu’elle ne doit plus continuer à être la grande muette il faut qu’elle s’ouvre à la population.

 

Claude Tassambedo : faites attention regarder ailleurs comment ils font   il ne nous donne jamais tout ce qu’il faut dire tout ce qu’il faut faire. L’armée est à sa place et on n’a pas toujours tout sur l’armée donc l’armée donne les techniques et on agit. La politique instruit et l’armée est par derrière et donne les stratégies mais ils ne font pas beaucoup de bruit c’est pourquoi ils sont efficaces.

 

OMEGA : mais quelle lecture vous faites de la situation sécuritaire et si vous êtes élu qu’est-ce que vous allez faire pour qu’on gagne ?

 

Claude Tassambedo : j’ai toujours dit que c’est une urgence mais pas une priorité pour moi.

 

OMEGA : c’est quand même prioritaire hein

 

Claude Tassambedo : c’est une urgence, je fais la part des choses.

La priorité pour moi qui est la jeunesse par ce que si on agit sur la jeunesse on va toucher directement vous voyez que la tranche d’âge des gens qui sont recruter  dans le terrorisme sont des jeunes, même quand on accuse l’ethnie  c’est des jeunes surtout  18, 20 ans. Vous voyez quand on les tues c’est des jeunes  .y a un problème  les jeunes n’ont pas d’espérance n’ont pas d’espoir.  Il faut toucher la racine c’est le creuset il faut immédiatement faire espérer la jeunesse, il faut donner des raisons d’espérer à la jeunesse immédiatement. Y aurait une incidence directe sur ce diagnostic. Par ce que si vous voyez notre terrorisme est spécifique c’est une question d’adversité interne et externe conjugué quand on fait le diagnostic profond c’est les deux facteurs. Avec la pauvreté essentiellement

de la jeunesse une pauvreté vécu injustement parce qu’ils remettent en cause toute cette gabegie qu’ils voient se faire en haut cette mal gouvernance là, les énerves d’avantages et les positionne sur la voix de la criminalité c’est la révolte au fond parce qu’ils regardent d’autres et d’ailleurs on as quelques  éléments, puisque j’ai fait des enquêtes terrains  où quand les terroristes viennent ils prennent ces jeunes-là ils les amènent dans les hôtels ils montre concrètement ils disent « vous voyez comment ils vivent ? Et vous ? Regardez ce que vous vous aviez vous n’aviez rien »  et, on les embarque. Alors vous voyez que le problème c’est là, la priorité c’est là. Faire espérer cette jeunesse là et leur donné des repères et  vous aviez agis sur la racine directement et l’urgence viens après. Donné les mules donné l’essence à la lutte d’ailleurs vous voyez que ce  n’est pas souvent revendiquer voilà c’est un terrorisme spécifique lié à une histoire de guéguerre.

Et, c’est pour cela j’ai dit que la réconciliation nationale c’est une coquille vide pour moi. C’est quelques individus qui sont là qui prennent le pays en otage dans leur guerre fratricide, et qui nous emmerde il faut balayer toutes ces personnes-là. Notre problème, est un problème de crime économique ça se résout facilement on n’a pas besoin de complexifier la chose avec des gros mots qui ne veulent rien dire et qui endorme la population. Tous ceux qui court réconciliation nationale ils étaient là c’est eux même les problèmes. Ils ne peuvent pas en être Les solutions il faut qu’ils foutent le camp pour que d’autres personnes trouvent les solutions. C’est eux les problèmes ils ne peuvent pas en être les solutions donc vous voyez c’est donné un espoir à la jeunesse faire espérer la jeunesse on agira sur les racines. On balai toutes ce personnes qui mettent   les germes de l’adversité interne et, on rend efficace l’armée avec les moyens qui sont déjà entre leur main et on les laisse libre proposer des stratégies et vous allés voir que tout vas avancer.

 

OMEGA : les moyens qui sont à leur disposition on sait que la lutte aussi demande beaucoup de moyen et actuellement on dit qu’on en a pas assez-vous dites de mettre l’action sur renseignements et également le volet aérien l’air coute très chère.

 

Claude Tassambedo : c’est une question de choix, on a donné beaucoup d’argent dans l’armée et vous voyez que les choses reprennent progressivement il suffit de mettre un peu de la stratégie. C’est un faux problème si non il n’y aurait pas eu de David et Goliath.  C’est à dire il faut agir avec l’intelligence et le courage. On a les moyens ; les moyens dont l’armée jouit aujourd’hui si on les utilise efficacement, vous voyez qu’on emprisonne des gens pour des questions de doute, mais l’argent n’est pas allé convenablement là où ça doit aller. Et, on va faire de ces  affaire, l’affairisme sur la question sécuritaire ça sa doit être impitoyablement puni. Si un jour on fait des audits sévères on va se rendre compte que les gens aiment vivre sur les misères ou sur des questions qui arrivent.  Ils sont toujours prêts comme des charognards à bénéficier. Sur mon point de vu c’est une urgence il y a de l’argent il suffit de l’orienté efficacement sinon je connais ces hommes ils ont le capital nécessaire.

 

OMEGA : audit c’est la quatrième fois vous employez le mot si vous êtes président vous allez auditer ? Vous allez enfermez des gens ? 

 

Claude Tassambedo : c’est évident si c’est ce qu’ils méritent. Ce qui est sûr, il faut que chacun paye de ses actes. Je suis pour la réhabilité et l’exemplarité.

 

OMEGA : justement vous aviez donnez  plus ou moins votre position sur la problématique de la réconciliation est ce qu’aujourd’hui au Burkina Faso vous préférez de bons procès, à des mauvais arrangements ou vice versa ?

 

Claude Tassambedo : il faut conjuguer. Un procès, je ne dirais pas mauvais arrangement au sacrifice nécessaire à faire pour qu’on avance.

 

OMEGA : Thomas SANKARA on fait quoi du dossier ?  Norbert ZONGO ? On va à la réconciliation ?

 

Claude Tassambedo : justement j’ai une idée la dessus. C’est pour cela j’ai trouvé l’intervention du chef de l’Etat comme une farce politique. C’est une farce politique quand son excellence Blaise lui tendait la main pour sauver son peuple il a refusé au nom de quel orgueil ? Souvent il faut voir l’intérêt supérieur d’un pays pour agir. Moi je n’ai pas quelque chose à dire à qui que ce soit. Je m’adresse à Blaise directement si je suis élu je vais m’adresser au chef de l’Etat je vais dire à Blaise « tu es un grand frère  nous on t’aimes-tu a travaillé pour ce pays tu as bossé pour ce pays pendant 27 ans. Je te demande en tant que grand frère en tant qu’ainé prend la responsabilité de rentrer toi-même pour une dernière dignité et te soulagé de cette épreuve que tu portes seul par ce que c’est ton vrai ami et tout le monde se pose la question aujourd’hui. Et les charognards sont autour de a question prend la responsabilité un peu vers la fin de ta vie  de venir te libéré te déchargé et en même temps déchargé un peuple et assumer tes derniers moments avec un pardon que tu auras mérité » j’ai un mot à dire au président Blaise COMPAORE pas à quelqu’un d’autre. Il est le seul qui connait la vérité sur la mort de son ami qu’il vienne librement pendant qu’il est à la fin de sa vie libéré ce pays-là de ces maux.

 

 

OMEGA : Vous pensez qu’il va avouer qu’il est à l’origine de sa mort ?

 

 

Claude Tassambedo je pense qu’on peut lui donner les moyens de se libéré avec ce qu’il faut de se confesser et même de se repentir je crois qu’il en a besoin par ce qu’il est le seul qui souffre plus que tout le monde de la situation même si le pays en souffre  il est le premier qui souffre qui doit pas en dormir par ce que la mort d’un ami tragiquement que vous en soyez à l’origine ou que ce soit une autre personne qui soit à l’origine quelque part vous aviez une charge émotive que vous aviez besoin . Et je pense qu’il a  suffisamment  il ne peut plus personne ne le veut comme chef de l’Etat

 

OMEGA : il n’a pas dit qu’il ne veut pas.

 

Claude Tassambedo : a une dernière voie que je lui offre c’est la voie de la sagesse ça va lui donner une dernière dignité je crois que ça seras sage pour lui.

 

OMEGA : la solidarité entre ancien enfant de troupe il parait que vous ne vous lâchez pas.

 

Claude Tassambedo : ça ç’est vrai mais on ne se lâche pas dans la dignité. On se dit chez nous on se nourri d’honneur. L’honneur c’est important pour un ancien enfant de troupe. La dignité c’est important si on l’a perd on doit la retrouvée par tous les moyens et c’est assez important.

 

OMEGA : est-ce que vous vous dites que ces mots de l’ancien président Blaise COMPAORE suffiront à résoudre tous les problèmes liés à la réconciliation ? S’il se prononce et  fait tout ce que vous aviez dit le Burkina est réconcilier ?

 

Claude Tassambedo : non c’est le gros problème, c’est le problème SANKARA ça vas résoudre le gros problème. Si non tous les autres problèmes sont aux HCRUN (Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale) 5 années aucun bon dossier n’as été traité au HCRUN. Ya pas de volonté. Il faut sortir ces dossiers-là pas des tribunaux spéciaux rapidement et puis faire avancer les choses. Ils sont plein pas des tribunaux spéciaux je ne dirais pas des TPR (Tribunaux Populaire de la Révolution) comme en son temps mais avec une coordination avec la magistrature on doit trouver. Tout ce qui sort de l’imagination de l’homme doit être réalisable par l’homme. On doit pouvoir imaginer un mécanisme qui nous permet de régler cela de façon spécifique au Burkina pas en singeant ce qui se passe ailleurs et ce n’est pas la même histoire. Y a beaucoup de petites questions,  des gens qui ont été brimés par le régime qui ont été détruit on peut réhabiliter si on conjugue ça avec l’affaire Norbert ZONGO et Thomas SANKARA je pense qu’on peut démarrer.

 

 

OMEGA : le climat social est assez lourd comment vous compté désamorcer la bombe syndical si vous êtes chef de l’Etat   

 

Claude Tassambedo : si je n’avais pas été ce que jetais j’aurais été syndicat j’aurais été représentant ah oui !!! Donc je vais replacer les syndicats au cœur dans l’esprit germanique c’est à dire ils vont être avec nous pour résoudre les problèmes. Il ne faut pas les prendre comme des adversaires et vouloir les mettre au bas des pacrète. La place qu’on leur donne n’est pas véritablement la place qu’on leur a donné j’ai été manager.

 

OMEGA : vous allez nommer Bassolma ministre du travail ?

 

Claude Tassambedo : non pas du tout pas spécialement. Je ne pense pas qu’il sera tenté. Vous saviez c’est quelqu’un que j’apprécie particulièrement et j’apprécie son combat j’approuve sa démarche. Je le soutiens fermement. Je sais que si je suis chef de l’Etat je n’aurais pas de problème avec lui.

 

OMEGA : vous allez les corrompre ?

 

Claude Tassambedo : non on va discuter dans l’intérêt. Je suis  manager  des ressources humaines si vous donné aux syndicats la possibilité de vous proposer les solutions et vous en discutez, les gens souvent  cherche des problèmes. Ils vont vous proposez des solutions et vous allez ajouter votre touche et vous allez voir qu’on avance.

 

OMEGA : si ces solutions vont dans le sens de la dépense est ce que la caisse vas tenir ?

 

Claude Tassambedo / bien sûr, vous savez les syndicats ont une culture très poussé de la réalité financière. J’ai souvent recours à des syndicats sur des éléments d’informations sur la situation financière pour travailler. Ils connaissent bien la réalité. Justement on n’a pas envie  de la  solidarité on n’a pas envie de la justice social dans ce pays-là. Les gens veulent donner l’impression que tout vas tomber si on cède. Pourquoi ils ne peuvent pas discutés sur la question du salaire ? Il faut poser le problème et discuter objectivement.

 

OMEGA : pour des syndicats qui s’inscrivent dans une logique de lutte des classes vous pensez que vous aurez suffisamment de moyens pour les alliés à votre  cause ?

 

Claude Tassambedo : écouté il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Quand vous êtes un homme de conviction vous saviez comment discuter donner les arguments a vôtres adversaires pour que vous soyez au même niveau. Entre hommes de grandes idées on se retrouve toujours à quelque part pour faire avancer les choses. Deux imbéciles qui marchent valent mieux qu’un intellectuel qui est assis avec son camarade en train de parler. C’est ce qui se passe actuellement les gens n’ont pas envie d’avancer ils donnent l’impression que les syndicats veulent tout. Ce n’est pas vrai ils ne veulent pas tout il faut les remettre dans le puzzle comme cela se doit. Pourquoi ça ne fonctionne pas dans ces pays où ça travail comme ça ? ce sont ces pays qui sont derniers dans le monde si vous voyez le mécanisme allemand ça fonctionne dans le consensuel.

 

OMEGA : dans la discipline aussi !

 

Claude Tassambedo j’ai bien dit que ma vision c’est restaurer la dignité et la grandeur du Burkina en renouant avec les valeurs traditionnelles, d’intégrité et du travail dans la discipline c’est ce que j’ai mis comme vision.

 

OMEGA : le Burkina à plus de 60 ans d’indépendance aujourd’hui le constat est qu’en matière d’indice de développement on est au creux de la vague. Si vous êtes élu est ce que vous allez pouvoir nous permettre de rêver d’un miracle du développement ?

 

Claude Tassambedo c’est mon ambition.

 

OMEGA : comment ?

 

Claude Tassambedo il faut commencer par le commencement comme je disais tout à l’heure je reviens sur la question de l’agriculture c’est de mécaniser progressivement.

 

OMEGA : ça c’est une vielle chanson hein !!

 

Claude Tassambedo : c’est une vielle chanson je suis assez d’accord avec vous. Quand elle est vielle il faut la mettre en œuvre par ce quand on la chante elle devient vielle mais si on la met en œuvre elle permet d’amorcer et vous  donne le chemin comme on dit ça éclaire au moins  le chemin parcourus. Ça n’as jamais été mis en œuvre, ça été interrompu mais les hommes évolues par petites pas et je suis pour l’organisation régionale des questions voir les potentialités par régions et essayer de valoriser ces potentialités en mettant en place des segments des chaines qui peuvent permettent de quitter progressivement l’aspect traditionnel vers l’industrialisation, naturellement ça fonctionne toujours. C’est ce que les asiatiques ont fait. Je vous rappelle par ailleurs que nous avons été les fondateurs de l’ABMAQ (Association Burkinabè de l’Aménagement de la Qualité)  et que j’ai souvent séjourné dans les pays asiatiques et j’ai vu comment ils ont fait.  Je suis spécialiste de la norme ISO 900-2015 donc je connais comment ils ont fonctionnés, comment ils ont progressés pour y arriver c’est le travail dans la discipline mais à petits pas dans les régions à potentialités on valorise et on progresse.

 

OMEGA : donc vous vous dites que le développement Burkina vas passer par l’industrialisation maintenant quels sont les secteurs, les axes que vous avez  déterminément  comment vous compter justement aboutir à cette industrialisation ?

 

Claude Tassambedo  je suis immédiatement pour l’industrie alimentaire pour le moment il faut aller par là.

 

OMEGA : vous aviez déjà ciblé des domaines ?

 

Claude Tassambedo : oui la zone de l’Ouest la pluviométrie, le Mouhoun et certaines zones avec des spécialisations   de production qu’il y a déjà dans ces zones qui donne suffisamment. Regarder l’exemple a été donné à l’industrie de fruit à Orodara et c’est le même schéma qu’il faut répliquer.

 

OMEGA : le privé ou le public c’est l’Etat qui va investir ou vous aller donner au privé?

 

Claude Tassambedo très bonne question !! Moi je suis pour un Etat qui s’occupe des questions régaliennes santé, éducation, c’est tout. Le reste l’Etat met les conditions au secteur privé pour que le secteur privé créer de l’emploi.

 

OMEGA : tendance libérale ?

 

 

Claude Tassambedo pas libérale maitriser, mais de façon solidaire mais l’Etat contrôle. Je suis pour le retour des contrôles de prix, pour contrôler mais l’Etat ne peut pas s’occuper de ces questions financière, c’est trop pour l’Etat.  Il ne pourra pas il n’a qu’à se concentré sur les questions régalienne et il aurait un impact sur le secteur économique. Mettre tout simplement en place un régime fiscal qui permet au secteur privé d’atteindre des objectifs et de redistribuer l’Etat doit jouer en ce moment son rôle de distributeur équitable.

 

OMEGA : quand vous parlez du privé on as vu avec l’expérience du PNDES (Programme National de Développement Economique et Social), des gens ont promis et personne n’est venus comment est-ce que vous pouvez espérer qu’avec vous le privé vas vous accompagnez ?

 

Claude Tassambedo parce que je n’aurais pas de partis autour de moi où il faut financer avec des milliards justement sur des projets non réalisés parce que c’est encore du bluff sur les gens. Personne ne répond de la bêtise qu’il fait, personne ne répond des détournements qu’il fait, personne n’a jamais répondu. Écouter, moi j’aurais eu aussi le plaisir de ne pas me présenter de prendre mes million.

Y a plein de dossiers qui sont là-bas. Je vous dis, si le chef de l’Etat agis de façon règlementaire donne l’exemple. Ils vont courir et résoudre ces problèmes. C’est le chef de l’Etat qui imprime l’exemplarité, s’il donne l’exemple si on sait qu’il va sévir et que la justice est soumise à un devoir de résultat.  J’ai toujours dit à mes amis magistrats on vous dit d’être libre mais vous êtes soumis à un devoir de résultat. Des dossiers ne doivent pas trainés 10ans chez vous. Il faut qu’on réforme pour que vous puissiez terminer des  dossiers sur 6mois sur un an. S’il y a des problèmes ont ré-ouvre le dossier. Vous ne pouvez pas être là à glaner à dormir tout le temps et les dossiers traines des années non, on doit pouvoir donné des objectifs mais vous laissez dans la liberté. Il faut reformer dans le sens pour que ce pays décolle il faut qu’il ait de l’exemplarité au sommet de l’Etat. Il faut une gouvernance vertueuse, une gouvernance de transparence, et de traçabilité et ces éreuilles-là vous ne les verrais pas.

 

OMEGA : vous parlez de régime fiscal comment est-ce que vous allez faire avec ces entreprises ? On a l’exemple aujourd’hui des mines on  trouve qu’elles payent moins est ce que vous allez taxer plus ou bien vous allez  avoir des régimes qui puisse permettent à ces entreprise de venir s’installer est ce qu’on peut aussi s’attendre à de nouvelles taxes ?

 

Claude Tassambedo : du diagnostic que je sais, il faut élever un peu la taxe. Il faut qu’il investisse dans le social. Il faut qu’il ait des investissements dans le sens de la durabilité, il faut qu’ils investissent et qu’on ait un regard. Écouter j’ai enseigné des étudiants qui étaient dans ces structures-là. On peut envoyer des douaniers ou des gens qui sont dans le contrôle, et l’Etat dit à la mine de les prendre en charge comment ils peuvent contrôler ? Vous voyez les incohérences ? Et tout le monde sait aujourd’hui ce qui se passe dans ce secteur-là. Aujourd’hui tout le monde sait mais il faut avoir le courage de changer les choses c’est tout. On sait ce qui se passe. J’ai des amis européens qui sont dans le secteur minier qui sont ahuries quand ils voient le comportement de certains de nos dirigeants. Je vous confis j’étais dans l’avion une fois, j’étais assis et on était en train de causer. Et tout d’un coup un de nos gouvernants passent et l’ami minier me dis au départ quand ils sont venus il lui a proposé 20% directement sur la personne regarde comment nos dirigeants sont la risée de ces personnes-là. Ecouter le ventre ne peut pas contenir plus que ce qu’il est. Il faut qu’on arrête ce type de comportement et c’est ce que j’ai l’habitude de dire à la jeunesse et j’ai aimé les taquins de Louis Oulon tout de suite  quand il a dit tout 25 millions il l’a dit gentiment et j’ai apprécié.  J’ai dit aux gens qu’il faut que dans ce pays des burkinabè puissent avoir 25 millions honnêtement à la sueur de leur front. Il faut créer les conditions pour ça il ne faut pas que dans la tête des jeunes on pense toujours qu’il faut forcement volé pour avoir ce montant et ils sont tellement dans l’aveuglement et dans les finances et on a tellement éduqué le burkinabè dans la fausse règle qui veut que l’intégrité a une relation avec la pauvreté c’est-à-dire rester pauvre pour être intègre c’est absolument faux.

 

OMEGA : que répondez-vous à ceux qui disent que vous  votre candidature a été suscité financer.

 

Claude Tassambedo : exactement c’est tellement de la plaisanterie que justement dans cet esprit là où d’autre même m’appelle pour demander mais « si tu avais cet argent-là », ils se transforment en commerciale de Abdoul service et des intellectuels de mon rend hein svp. Alors « tu prends l’argent de tes enfants allés exposés si tu avais pris pour chacun une maison » vous voyez l’esprit des gens. Ils sont gouvernés par l’argent roi. L’argent ne représente rien pour moi, si l’éducation est donné au burkinabè si la formation est correctement donné on a la chance d’avoir des burkinabè dont le cachet journalier sur le plan international peut valoir 25 millions. Ce n’est pas de l’argent si vous mettez le nez dehors, mais on nous a tellement éduqués ici à la pauvreté et ce qui fait qu’y a des gens qui volent des milliards

Et qui circule à mobylette .L’autre côté  du faux, alors on les laisse tranquille et c’est les plus grand voleurs. On va voir quelqu’un qui honnêtement est dans sa petite voiture,  mais il a tous les problèmes. C’est un travail mental qui a été orchestré pendant 27 ans. Je dis aux jeunes qu’il faut changer, travailler dans la discipline. Vous pouvez réussir dans la discipline  et vous pouvez avoir facilement à l’âge que j’ai 50 ans 53 ans 50 millions pour vous pressentez, si ça doublais même d’ici 5 ans à la magistrature suprême pour sauver votre pays. Y en a qui ont donné leur vie pour ce pays donc 25 millions ce n’est rien par rapport à ceux qui ont donné leur vie pour ce pays-là. Il faut un peu démystifier l’argent et savoir que le travail peut conduire à cela. Les jeunes n’ont pas de repères ils n’ont pas de modèles. C’est un travail qui a été fait pendant 27 ans pour dire que dans ce pays-là il faut être pauvre comme ça tu es intègre c’est faux.

 

OMEGA : parlant d’argent quelle appréciation vous faites du niveau de l’économie du Burkina ?

 

Claude Tassambedo tout à fait je pense que là y a un petit coup qui a été pris sur le plan international (le covid). Moi-même personnellement j’en ai ressentie je suis resté 6 mois alors que mon activité était plus orienté à l’international.

 

OMEGA : si vous êtes élu au lendemain du 22 novembre comment vous allez mettre cette économie là sur les rails  indépendamment des facteurs comme le covid?

 

 

Claude Tassambedo c’est essayé humblement comme je vous ai dit de toucher là où y a les gros sous qui dorment, pour revivifier la jeunesse. Je suis convaincu de cela et je le dis fortement, je suis convaincu qu’il a de l’argent qui dort à quelque part dans les comptes des gens et dans le trésor public aussi à dessein pour relancer la jeunesse.

 

OMEGA :   mais il faut produire de l’argent aussi !

 

Claude Tassambedo : oui bien sûr mais voyez l’un appelle l’autre. Si on crée le système, on crée le mécanisme on donne la fougue à la jeunesse, écouter ça vas jouer, ça vas booster, ça va  dynamiser l’économie et s’il y a des règles de jeux très clair pour tout le monde, vous allez voir que progressivement notre économie vas décoller. Je vous donne un exemple aussi bête quand vous faites les appels d’offres et vous devez passer au ministère. Dans tous les ministères ce n’est pas les mêmes documents qu’on demande vous comprenez ce que ça veut dire ça ? Non il faut quand même un peu d’organisation ça laisse entendre ce que ça veut entendre donc il faut réorienter et il faut booster un peu en revenant à la gouvernance vertueuse.

 

OMEGA : quelle est votre position sur la monnaie, le CFA ?

 

Claude Tassambedo : sur la monnaie, je pense avec mes réserves comme je ne suis pas tout à fait très avancé sur les questions financières et que je suis rigoureux sur ce que je dis je pense qu’il est tant que nous ayons quand même notre monnaie africaine.

 

OMEGA : mais la monnaie africaine c’est la sous-région ou tout le continent ?

 

Claude Tassambedo : je suis pour l’approche par petit pas la sous-région et ensuite le continent.

 

OMEGA :……

 

Claude Tassambedo  oui mais pas dans sa forme d’expression je suppose, il faut débarrasser le FCFA ça, pour créer quand même un nom qui sied à l’image de notre émancipation il faut que le franc s’émancipe.

 

OMEGA : dans votre programme vous dites que vous allez associez la population aux questions de développement. Vous êtes un peu dans cette logique de Thomas SANKARA concrètement comment est-ce que vous allez faire ?

 

Claude Tassambedo c’est ce que j’ai dit c’est essayé de créer dans les municipalités des creusets de rencontres et d’expressions dans les municipalités. Au fond je vais plus loin pour moi l’assemblée national ne sert à rien du tout.

 

OMEGA : l’assemblée nationale ne sert pas ? Voter les lois ? Consentir l’impôt ?

 

Claude Tassambedo les municipalités vont voter ça.

 

OMEGA : Les lois pour tout le pays ?

 

Claude Tassambedo oui bien sûr avec l’association de quelques experts régionaux on a réduit le coût qui ne servent à rien je vous le dis franchement. C’est mon point de vue personnel.

 

OMEGA : c’est osé hein !!!! La région ne présente pas le pays.

 

Claude Tassambedo oui c’est osé bien sûr. Non mais par région les municipalités représente le pays les vrai lois qui représente la réalité émerge du bas on ne reste pas en haut pour penser.

 

OMEGA : les députés représente le peuple.

 

Claude Tassambedo on les voit jamais là-bas une fois qu’ils sont ici ils font la bagarre. Imaginer le grand frère Diabré quand il a voulu remplacé ils sont tous en train de le fuir  pauvre de lui c’est un grand frère que je respecte mais voilà c’est tout. Député ils sont là, la preuve aucun courage je vais vous dire aucun député n’a osé signer mon parrainage la peur bleu ils n’ont aucune liberté pour s’exprimer pour réfléchir j’ai trouvé ça dommage pour des gens à ce niveau-là aucune indépendance versé dans le tutorat vous croyez que ça la ça peut réfléchir sur de bonnes lois?

 

OMEGA : on a Plutôt l’impression que c’est un ressentit puisqu’ils ont refusés de signer le parrainage, ou ce n’est par ce qu’on ne vous connaît pas assez aussi ?

 

Claude Tassambedo ce n’est pas un ressentit, je vous donne un exemple j’ai été le seul candidat indépendant ; grâce à la jeunesse que je suis là c’est la jeunesse qui m’as sauvé

 

OMEGA : comment ?

 

Claude Tassambedo : par ce que les étudiants qui me connaissent et qui était dans des positions de municipalité ont fait confiance en leur enseignent.

 

OMEGA : ça c’est trafic d’influence de l’enseignant

 Sur ses étudiants.

 

 

Claude Tassambedo quelque part c’est vrai, J’aime m’amusé en disant que c’est notre corruption ’on ne peut pas dire non à M. Mais vous le  saviez bien que si vous aviez été un M. bizarre ils vous  auraient dit non s’ils ne vous font pas confiance s’ils savent que vous ne pouvez pas apporter des solutions que vous ne pouvez pas vous détacher  de vous-même pour voir leur intérêt ils ne vous donneraient pas leur voix c’est là où la vérité s’exprime.  J’ai servis dans les administrations avant de revenir à mes grands amours d’enseigné  j’ai vu que les étudiants sont implacable dans leur jugement ils sont  plus sévère que de l’autre côté nous c’est les intérêts qui jouent donc je suis assez d’accord avec vous je vous donne juste un exemple pour éteignez ma pensée pour dire que véritablement ils n’ont pas la liberté de voter comme ils veulent c’est dicter.

 

OMEGA : il y a de la constipation là-bas.

 

Claude Tassambedo voilà le terme que je cherchais difficilement vous m’aviez aidez avec le mot.

 

OMEGA : je retire mon mot alors !!

 

Claude Tassambedo : non vous m’avez induit et c’est pertinent.

 

OMEGA : votre position, d’éducateur d’enseignant nous fait croire que vous aviez de bonnes choses à nous dire au niveau de l’éducation.

 

Claude Tassambedo : tout à fait par ce que j’arrime ça avec l’emploi il faudra qu’on revoie le chemin éducatif.

 

OMEGA : pas sur les ressource humaines comme vous ?

 

Claude Tassambedo : non pas forcément par ce qu’il ne faut pas trop en faire, on risque de ne pas avoir  de place pour eux, mais au métier tout à fait, mais ça demande une réforme. Il faut les gestionnaires de ressource humaine aussi justement pour penser cela.

 

OMEGA : des journalistes aussi ?

 

Claude Tassambedo  mais bien sûr et moi j’ai un très grand respect pour les journalistes, on dit qu’on ne me connait pas mais en réalité je me suis  battu seul contre l’administration. Ce sont les journalistes qui m’ont soutenu en son temps donc, les journalistes sont plus libres que les députés dans ce qu’ils font. Vous allez dire que je ramène tout  à moi mais c’est le vécu. Dans l’armée ont dit que c’est le terrain qui commande la manœuvre. Ceux sont des personnes qui se tuent tous les jours, qui meurt tous les jours pour nous donner des informations donc, il faut toutes ces personnes-là apportent leur réflexion  ils savent ce qui se passe sur le terrain

 

OMEGA : nous on ne veut pas de fleurs hein !!

 

Claude Tassambedo  non et je le dis sincèrement. Vous m’aviez blessé je ne vous aurais pas laissé passer hein rassurer vous, ça m’aurait donné  l’occasion d’ailleurs de vous le dire par ce que j’aime dire  les choses face à face ça  permettre d’évoluer de façon franche. C’est par ce que quand je souffrais vous étiez là et le devoir de gratitude au moins, c’est une forme d’éducation puisqu’on est dans l’éducation.

 

OMEGA : merci beaucoup !!!! A l’université actuellement les étudiants font 24 mois pour passer d’une année à l’autre ça ce sont des problèmes  concrets auxquels vous devriez vous attaquez.

 

Claude Tassambedo exactement et les étudiants connaissent ma position la dessus et, ça c’est vraiment dommage c’est le système LMD (Licence Master Doctorat).

 

OMEGA : comment vous allez résoudre ça ?

 

Claude Tassambedo il faut avoir le courage de s’arrêter et de gérer tout le passif dans une discussion, oui oui il faut s’arrêter et vidé tout le contenu et puis remettre les choses sur pieds. Je suis pour le système LMD mais, il est mal agencé.  Il a été mal compris et toutes les études qui viennent c’est encore le problème. C’est faire semblant mais c’est de ne pas attaquer véritablement et donner les solutions qu’il faut pour qu’on résolve ces questions-là.

 

OMEGA : peut-être parce qu’il y a pas assez de moyens quand vous dites l’éducation réformé. Il faut peut-être une part importante des budgets en ces questions.

 

Claude Tassambedo écouté j’ai un ministère dans mon programme chargé de la téléphonie

 

OMEGA : ministère chargé de la téléphonie ? différent du ministère des télécom ?

 

Claude Tassambedo : ministère de la téléphonie qui vient s’ajouter au ministère des télécom. voilà une merde qu’on a ici.  Ces gens-là avec moi ils ne seront pas tranquilles. Je suis prêt à revenir sur certaines signatures de contrats qui ne nous permettent pas de travailler correctement. Il faut booster imaginer vous aujourd’hui le secteur du digital mais il faut que ça soit promu.  On va aller comment si nous sommes tenailler. Si un bon coup de fil ne peut même pas passé, nous sommes les plus chères de toute la région mais c’est compliqué. Donc il faut assainir ce milieu-là parce que c’est important pour assoir  un développement. Donc donné une université je fais la connexion avec le virtuelle à l’université. Je prends l’exemple quand je vais à Dakar à des kilomètre de ANTADIOP, tu ouvres ton ordinateur tu as la bibliothèque virtuel. J’accuse leur transfère de la Chine Taiwan à la Chine continental  sans chercher à tirer profit réellement pour la population. C’était des exigences, des préalable quand on quitte un ami pour aller vers un autre ami c’est parce qu’on sait que cet ami vas peut être nous apporter 20 fois plus dans la question d’intérêt. Les Etats n’ont pas d’amis

 

OMEGA : ce n’est pas le cas ?

 

Claude Tassambedo  Je ne vois pas ce que la chine continental a donné de mieux que la chine Taiwan dans le développement.

 

OMEGA : vous auriez voulu qu’on reste avec a chine Taiwan ?

 

Claude Tassambedo : par ce qu’ils ont plus de moyens, je suppose.  Donc la question de la virtualité devrait être réglée de façon conditionnelle. Avant de quitter il faut faire la surenchère diplomatique c’est ce que je veux dire et on aurait eu pour tous les étudiants des ordinateurs, mettre une bibliothèque virtuel semé ce qu’il faut semer comme conditions au moins pour permettre aux gens de travailler. C’est un exemple ce n’est pas venir nous mettre ce faux business de la faim là où les étudiants payent puisqu’il en faut pour des ordinateurs.

 

OMEGA : vous nous amenez à vous interroger sur vos options diplomatique si vous êtes élu c’est quelle diplomatie vous allez développer à l’international ?

 

Claude Tassambedo ha oui  !! Je suis pour la diplomatie du développement gagnant gagnant.

 

OMEGA : pas celle du ventre comme on le dit souvent ?

 

Claude Tassambedo : non pas celle du ventre, non il fut être sérieux.

 

OMEGA : vous parlez des deux Chine il va falloir opérer des choix

 

Claude Tassambedo : stratégique et d’intérêts pour votre peuple sans hésiter, sans état d’âme c’est l’intérêt de mon peuple qui compte dans mes rapports Sans état d’âme. C’est ça je suis en train de dire si je devais faire ce passage là les contrats qui devaient être exigé avant de quitter ça n’allait pas être ce qu’on fait.

 

OMEGA : peut-être que ce n’est pas aussi simple que vous croyez !!

 

Claude Tassambedo ça dépend,  peut-être que là j’ai vu, j’étais à l’université mais j’ai vu. Je vous dis c’est simple quand on était étudiant,  et quand le président Thomas SA NKARA gérait ce pays personne ne nous touchait en France hein !!

 

OMEGA : vous êtes un sankaristes ?

 

Claude Tassambedo non heureusement que je ne le suis pas. Je déteste le sankarisme. SANKARA m’inspire, Norbert ZONGO m’inspire, Nelson Mandela m’inspire, Jerry RAWLING, plus loin je rêve d’une Afrique à la K’wame Nkrumah. Je rêve d’un Burkina à la SANKARA et je rêve d’un monde à la Gandhi enfin des gens qui ont eu le courage d’exprimer jusqu’au bout ce qu’ils pensent en s’oubliant un tout petit peu. Ce sont ces personne-là qui m’intéresse, mais je ne suis pas sankariste par ce que je ne suis pas un charognard. Si !! Je le  dis franchement je ne veux pas que la mort des gens servent à d’autre personne.

 

OMEGA : mener un combat pour réhabiliter Thomas SANKARA c’est être charognard ?

 

Claude Tassambedo : je trouve que ça été  un peu dénaturé après, même tous ceux aussi qui  ont estimé qu’ils luttaient pour Norbert ZONGO ça fini comment ? Ce sont les gourous Norbert ZONGO ne se comportait pas comme ce gens-là je trouve que ce sont des personnes qui ont fait  plus que moi ils m’inspirent et je dois faire plus qu’eux pour mon pays. Ils ont laissés de leur vie pour ce pays-là. Je trouve qu’ils dorment mal toutes ces personnes là quand ils nous regardent nous qui sommes assis qui avions profitez de ça et on dort avec 25 millions cacher quelque part parce qu’on peut l’avoir au lieu de mettre ça sous leur sacrifice pour aider le pays par ce qu’on peut dormir. Je trouve que ce n’est pas normal c’est injuste

 

OMEGA : donc pour vous tous ceux qui avait 25 millions aurait dû déposer leur candidature?

 

Claude Tassambedo : ceux qui en avaient, beaucoup en tout cas ont préférés aller acheter  des maisons. Ils devraient pouvoir le faire pour sauver ce pays-là par ce que ce débat n’as aucun sens au niveau d’exercice qu’on demande aux personnes.

 

OMEGA : SANKARA vous y revenez il a fait beaucoup pour la santé à ce qu’on dit qu’allez-vous faire ?

 

Claude Tassambedo c’est répliquer ce qu’il a fait et qu’il n’a  pas achevé c’est à dire 1 village 1 centre de santé c’est ce que nous on avait comme slogan.

 

OMEGA : mais il y en a maintenant !!!!

 

Claude Tassambedo ouufff !!!!! Je vous dis M. Louis vous êtes gentil hein !!  Heureusement que vous êtes journaliste

 

OMEGA : il y a des progrès qui ont été réalisé dans  les villages les gens sont aujourd’hui à moins de 5 km des centres de santé.

 

Claude Tassambedo tout à fait c’est votre objectivité je reconnais il faut juste l’amélioré ça est là il faut juste l’amélioré s’il y a des devanciers qui ont fait il faut juste l’amélioré

 

OMEGA : comment vous allez améliorer ça, l’offre sanitaire ?

 

Claude Tassambedo : c’est de reprendre tout simplement ce schéma et essayer de l’alimenté.

Vous saviez je causais seulement avec un médecin la semaine dernière il dit, mais eux ils sont médecins mais ils ne peuvent rien dire mais pourquoi les gens sont aussi bête que ça ? Par ce que j’ai essayé d’aller voir mon médecin pour avoir une très  bonne santé avant de m’engager il me disait qu’on a voté 28 milliards pour un scanner et personne ne voit ça et personne ne parle c’est tant pis pour nous c’est juste une petite parenthèse.

Il y a de l’argent il faut faire faire ce qu’il faut faire

 

OMEGA : est-ce que ce n’est pas aussi la question d’orientation des dépenses on voit que les gens ne mettent pas l’accent sur les investissements il suffit qu’un syndicat sorte et qu’on lui donne et pis voilà c’est fini pour l’investissement.

 

Claude Tassambedo tout à fait votre diagnostique est pertinent. C’est le manque de courage politique vous saviez le général  DE GUALLE disait « pour gérer un pays il faut être intelligent et courageux » il est rare de trouver les deux en une personne.

 

OMEGA : et vous c’est lequel vous aviez ?

 

Claude Tassambedo j’essaie d’incarné cela l’intelligence et le courage.

 

OMEGA : vous serez les deux ?

 

Claude Tassambedo  j’essaie de les incarnés vous allez me juger au sorti des élections.

 

OMEGA : malheureusement ce n’est pas nous qui décidons nous vous offrons la tribune. Nous avons une coutume dans cette émission on vous propose de choisir parmi vos adversaires 5 noms et vous allez dire ce que vous pensez de ces derniers-là. Tirez un. Quel nom ?

 

Claude Tassambedo : Abdoulaye SOMA, je ne le connais pas trop. C’est un jeune universitaire je crois, je ne le connais pas trop mais il est assez audacieux. Il tente de se hissé là où je me mais  également et je suppose qu’il a des arguments nécessaires mais lui je ne le connais pas très bien.

 

OMEGA : deuxième !!

 

Claude Tassambedo : Yacouba Isaac ZIDA, c’est un frère d’arme j’avoue qu’on s’est même assis dans la  même classe. On a été camarade de classe, j’avoue que je lui aurais donné d’autres types de conseils, quand il est passé. Je ne crois pas qu’Il ait été réellement en accord avec le serment  AET(…) mais nous avons une règle quand on veut se dire les choses, on se dit les vérités en face. Le jour où j’ai l’occasion de le rencontré je lui dirais ce que je pense.

 

OMEGA : vous allez lavez le linge en famille ?

 

Claude Tassambedo : on je ne dis pas ça mais on se dira la vérité

 

OMEGA : S’il est autorisé à venir compétire vous vous rencontrerez sans doute afin il est candidat s’il pourra venir.

 

Claude Tassambedo : on n’a jamais parlé depuis qu’il s’est rebellé on s’est jamais parler

 

OMEGA : sentiment d’ingratitude ?

 

Claude Tassambedo non je l’aurais conseillé de rester lui-même dans les fonctions c’est tout ce que je souhaite rester soit même il ne faut pas souvent se lisser guidé par beaucoup trop devient il faut rester soi-même il y a un cément il faut  y resté.

 

OMEGA : 3eme personne

 

Claude Tassambedo Do Pascal SESSOUMA  c’est un ainé que j’ai apprécié dans la fonction journalistique je l’ai vu loin j’aimais  sa voix j’aimais ses  analyse quand il était journaliste et curieusement il est celui dans le groupe qui est très sympathique avec moi donc je voudrais quand même lui  rendre le retour.

 

OMEGA : 4ème

 

Claude Tassambedo Yeli Monique KAM c’est la seule femme l’histoire a voulu qu’a une de mes formations elle soit là et après elle est bien voulu assistée à mes côté pour animé certaines audiences donc je la connais très bien et on a des amabilités réciproque c’est une femme courageuse et j’ai d’excellentes relations avec elle je ne la connais pas plus que ça

 

OMEGA : 5eme et dernière personne

 

Claude Tassambedo Tahirou BARRY c’est un jeune frère avec beaucoup d’expérience déjà dans la politique j’apprécie son courage d’avoir quitté le gouvernement avec fracas et aujourd’hui d’essayer d’assumer courageusement sa trajectoire ça me parait être responsable et ce n’est pas étonnant d’un gestionnaire des ressources humaines

 

 

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