Burkina : Présidentielle 2020 : «J’ai fait mes preuves» (Yacouba Isaac ZidA)

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Oméga  dites-nous pourquoi les Burkinabè doivent voter pour vous ?

ISAAC ZIDA : Les Burkinabè doivent voter pour moi parce que tout simplement je suis le meilleur. Mais avant de répondre plus sérieusement à votre question je voudrais remercier Oméga TV et Oméga FM pour cette opportunité que vous m’offrez de m’adresser à mes concitoyens depuis le Canada et pour un peu solliciter leur suffrage lors des prochaines élections. Je voudrais dire que notre pays aujourd’hui vit une crise même si on a l’impression a la faveur des campagnes électorales là que tout va bien au Burkina Faso on est obligé quand même lorsque l’on rentre chez soi, de réfléchir et de penser à ces millions de burkinabés qui ne sont pas dans leurs domiciles, de penser à ces veuves, de penser à ces orphelins qui ont perdus leurs proches depuis les 5 années. Nous avons perdu plus de 3000 compatriotes et nous ne pouvons pas dire aujourd’hui qu’au Burkina ça va ; donc nous sommes dans un pays en crise. Et lorsqu’un pays est en crise il faut absolument des hommes qui ont les compétences nécessaires pour gérer et je crois, je sais que j’aurai les compétences qu’il faut pour gérer la situation actuelle du Burkina Faso. En plus je suis un homme à même de rassembler les obédiences politiques et sociales au BF. J’ai fait mes preuves pendant la transition lorsque je suis arrivé J’ai été nommé comme premier ministre. Vous avez qu’en 72h J’ai réussi à former un gouvernement qui prenait en compte toute la société civile tous les partis politiques et nous avons réussi à conduire le pays aux élections de 2015. Ensuite j’ai ce qu’il faut pour restaurer l’autorité de l’Etat. Aujourd’hui notre pays est comme un navire sans capitaine ou du moins c’est comme un marché n’importe qui entre comme il veut et veut, et je pense que le Burkina a besoin qu’on remette de l’ordre et je suis celui qu’il faut pour cela.

Oméga : vous êtes celui qu’il faut pour cela ; on va aller élément par élément, beaucoup de choses à faire si vous êtes élu président, on va commencer par le monde du paysan, en quoi vous êtes la solution pour ceux qui sont dans les campagnes burkinabè

Isaac Zida : Vous savez que le BF est en majorité rurale, nous avons plus de 80% de notre population qui vit en milieu rural et qui vit de l’agriculture et de l’élevage. C’est leur principale activité. Alors, mon projet pour ce monde rural c’est d’investir massivement dans ce secteur. Il faut arriver à faire en sorte que ce monde-là continue de produire, qu’il puisse non seulement contribuer efficacement à l’économie de notre pays, mais aussi améliorer leur condition de vie parce que c’est leur principale activité d’existence. Il faut que les paysans, les agriculteurs, les éleveurs puissent vivre décemment de leurs activités parce qu’ils n’ont pas d’autres activités. Imaginez-vous qu’un paysan cultive son champ et c’est sur ça qu’il compte pour payer la scolarité de ses enfants, se soigner en cas de maladie et c’est sur ça qu’il compte pour faire face à tous ses besoins. Alors si cette production n’arrive pas à subvenir à ses besoins, c’est la misère. Et nous, nous avons un projet, nous avons un plan pour améliorer la productivité et faire en sorte que le monde rural soit enrichi et puisse vivre dans les conditions descentes et en même temps contribuer à la croissance économique de notre pays.

Oméga : On dit que notre agriculture est tributaire donc de la pluviométrie s’il ne pleut pas on n’arrive pas à récolter, qu’est-ce que vous comptez faire pour que les burkinabés puissent produire en tout temps et qu’on puisse atteindre l’autosuffisance alimentaire ?

Isaac Zida : Pour moi c’est simple il faut arriver à maitriser donc l’eau, il faut que nous réalisons d’avantage des ouvrages de retenues d’eau, et il faut que nos paysans puissent avoir des surfaces irriguées pour pouvoir produire tout au long de l’année parce qu’effectivement comme vous l’avez dit les agriculteurs aujourd’hui produisent seulement en saison pluvieuse et pour le reste de l’année ils sont oisifs et c’est dommage parce que vous ne pouvez pas travailler 3 mois et vivre 12 mois avec le produit de ces 3 mois de travail donc il faut absolument que nous réalisons suffisamment d’ouvrage pour maintenir l’eau et permettre à nos agriculteurs de produire tout au long de l’année.

Oméga : Monsieur le président les jeunes aussi ont des attentes particulières. En quoi est-ce que ces jeunes-là peuvent compter sur Isaac Zida

Isaac Zida : Pour les jeunes essentiellement c’est 3 choses : l’éducation, la formation et l’emploi. Aujourd’hui les jeunes sont malheureusement ceux qui devraient tirer l’économie vers l’avant, c’est eux qui constituent en réalité un boulet tout simplement parce que nous n’arrivons pas à leur fournir des emplois, nous n’arrivons pas à les insérer dans le dispositif économique et ça ce n’est pas de leur faute, nous avons hérité. Je pense que vous allez parler d’éducation après mais il faut que je le dise, notre système éducative est un système éducative arriéré qui ne répond plus aux exigences d’un monde moderne donc il faut faire en sorte de qualifier nos jeunes et aujourd’hui il y’a des programmes de formation de 120 jours, de 90 jours et faire en sorte de former un bon personnel, un bon enseignant, un bon soldat, un bon travailleur dans une usine, un bon exploitant agricole il faut qu’on expérimente ces programmes pour qualifier nos jeunes et les insérer dans le système économique donc J’ai bien de projets. La jeunesse constitue une préoccupation majeure. Je l’ai bien détaillé dans mon programme et nous allons le mettre en œuvre.

Oméga : Est-ce vous avez définis un nombre d’emploi que vous allez créer pour ces jeunes-là par an ou tout au long de votre mandat ?

Isaac Zida : oui, nous allons créer 250 000 emplois permanents et à côté de cela nous allons créer au minimum 2 millions d’emplois temporaires

Oméga : Dans quel domaine d’activité ?

Isaac Zida : D’abord il y’a des secteurs stratégiques pour lesquelles on n’a pas d’autres choix que de faire des recrutements massifs. Lorsque je prends le secteur de la sécurité ou de l’éducation ou le secteur de la santé il y’a un manque criard d’effectifs vous pouvez interroger n’importe quel élément des forces de défense et de sécurité ils vous diront qu’ils sont en sous-nombre. Si effectivement nous voulons assurer un maillage du territoire national, si nous voulons que nos compatriotes soient en sécurité sur toute l’étendue du territoire il nous faut faut un nombre suffisant donc il va falloir que nous recrutons, on a pas le choix on est obligé de recruter et on est obligé de recruter également dans l’enseignement, on est obligé de recruter parce que quand on voit des écoles ou les enfants sont une centaine dans la classe, c’est dommage mais ce n’est pas de l’enseignement, c’est de la présence à l’école il faut absolument faire en sorte de réaliser des infrastructures et en même temps recruter du personnel. C’est pareil pour le monde de la santé. Ils sont en sous nombre. Les infrastructures manquent de personnel et nous allons recruter et ça va nécessairement créer des emplois très rapidement. Au moins 50 000emplois dans le domaine de la sécurité, de la santé et de l’enseignement pour les jeunes, ensuite comme on dit un pays qui se développe, un pays qui avance, est un pays qui crée de l’emploi. Si aujourd’hui nous entreprenons l’industrialisation du Burkina Faso, absolument il faut recruter, et c’est ce que nous avons en projet

Oméga : les femmes vous écoutent Monsieur le président, qu’est-ce que vous avez à leur proposé ?

Isaac Zida : les femmes, vous savez c’est véritablement dommage que jusqu’à aujourd’hui au Burkina Faso on n’ait pas encore compris que les femmes sont la majorité de notre population, et sur plus de 52%, nous avons 80% qui sont dans le secteur informel, qui ne sont pas organisés pas encouragé, qui sont pratiquement des acteurs non économiques alors qu’ils peuvent avoir une très bonne organisation de ces femmes là pour qu’elles jouent leurs rôle dans l’économie de notre pays donc nous avons prévu de soutenir les femmes, de financer leurs activités. Il ne s’agira pas de ce qu’on entend d’habitude (autonomisation des femmes), on leur donne un peu d’argent et on attend qu’elles viennent rembourser, et après elles retournent dans leur misère. Non nous allons proposer des financements structurants, ça veut dire des financements qui prennent en compte la formation en entreprenariat. Il faut aussi des mesures d’accompagnement. Si vous donnez de l’argent à une femme pour qu’elle aille entreprendre une activité et à coté de ca elle doit payer la scolarité de 2 à 3 enfants, vous comprenez que votre financement ne porte pas de fruit donc il faut créer des mesures d’accompagnement. Il faut faire en sorte que le capital qu’on leur donne serve effectivement à l’activité (ca c’est sur le plan économique des femmes) mais J’ai l’intention aussi de faire que sur le plan de notre démocratie les femmes jouent un plus grand rôle parce que elles ne sont suffisamment présentes dans les instances de prises de décision et ca ce n’est pas normale parce que nous laissons plus de la moitié de notre population, lorsque nous prenons nos décisions et nous pensons décider pour tout le monde. Ce n’est pas juste. On ne peut pas construire un pays de justice social en mettant plus de la moitié de la population en dehors des instances de prises de décisions donc il faut trouver les moyens si les partis politiques hésitent encore à les mettre suffisamment sur les listes, de faire en sorte qu’elles doivent suffisamment être représentés au niveau de l’assemblée ; mais au gouvernement, il ne suffira pas de sous-poudrer prendre 3 ou 4 femmes pour dire qu’on a des femmes dans le gouvernement. Il faut absolument que les femmes au gouvernement représentent au minimum 30% de l’effectif du gouvernement. Ceste pour ça que dans le gouvernement de 25 membres que je vais former il Yara au minimum 10 femmes

Oméga : Donc vous comptez faire la promotion des femmes, au moins 10 femmes dans votre gouvernement est ce que vous ne craignez pas aussi d’être confronté ? C’est souvent l’argument qui est avancé. Ya des femmes qi ne veulent pas s’engager pour tel ou tel autre raison

Isaac Zidi : Oui mais c’est l’exception qui confirme la règle. La majorité des femmes aujourd’hui ont compris, elles veulent s’engager mais effectivement comme vous le dites, y a___20 quelques-unes qui sont réticentes parce que simplement y a___20 des pesanteurs sociales qui sont là et on est obligé de faire avec en attendant que tout le monde comprenne ; mais aujourd’hui nous en avons suffisamment, donc ne me dites pas qu’on ne peut pas former un gouvernement avec 10 femmes au Burkina Faso. Aujourd’hui je pense que si on veut former un gouvernement de 25 femmes on peut ; et qui sont tout autant compétentes.

Oméga : Monsieur le Président vous êtes candidat pour une élection qui se déroule dans un contexte assez difficile vous l’aviez évoqué tantôt la situation sécuritaire qui s’est dégradé ces dernières années, quelles sont les solutions que vous avez pour mettre aux attaques auxquels le Burkina fait face ?

Isaac Zidi : merci d’aborder cette question parce que c’est vraiment la préoccupation de tous les burkinabés, je suis désolé de le dire mais notre pays est en train de s’enfoncer parce que déjà nous avons perdu le contrôle sur 20% de notre territoire national et ca c’est un très mauvais signe et il faut se dire que si nous ne rattrapons ça va se poursuivre, jusqu’à quel niveau, nous allons perdre des régions entières. On ne sera plus un pays. Alors moi je suis vraiment sans fausse modestie je suis un expert en matière de sécurité je naï fait que ça durant les 20 dernières années donc vraiment  je sais que le Burkina Faso est en mesure de gérer cette situation. Moi je vous propose rapidement une double solution. Une première solution sur le terrain une deuxième solution sur le plan stratégique et diplomatique. Sur le terrain il faut que nous puissions rendre nos forces de défense à la hauteur de la menace en leur donnant les effectifs nécessaires en leur donnant du matériel suffisant et adapté en faisant en sorte que les renseignements soient efficaces. Ceste ce qu’il faut sur le terrain parce que ceux qui nous attaquent-là ne sont pas des surhommes. Mais si nous manquons du minimum alors que eux ils ont le maximum Souvent ils sont mieux armés mm que nos hommes qui sont en face ce n’est pas normal

Oméga : on vous répondra que les armes ce n’est pas du jour au lendemain qu’on peut les acquérir

Isaac Zidi : mais ça fait 5 ans. J n dis pas que le président du Faso est responsable du fait que les gens viennent nous attaquer mais il est responsable qu’il n’y ait pas de riposte il est responsable que depuis 5 ans on a commandé le matériel ça ne vient pas, on n’est pas allé commander quand même sur la lune mm si c’était sur la lune y a___20 longtemps que c’était arrivé. L faut qu’on dise la vérité quelles sont les priorités de notre pays. Si nous pensons que la question de la sécurité est prioritaire nous devons nous donner les moyens d’aborder cette question le plus sérieusement possible et je le répète ce n’est pas une situation qui est au-delà de nos forces. Alors sur le 2em plan j disais qu’il faut aussi agir au niveau de la diplomatie et au niveau de coopération stratégique parce que ceux qui nous attaquent ont des soutiens intérieurs et extérieurs. Nous ne pouvons pas même si nous combattons sur le terrain efficacement si nous n’agissons pas sur ce coté la nous serons encore dans 20 ans entrain de lutter contre le terrorisme.

Oméga : ces soutiens, vous pensez à des pays

Isaac Zidi : mais bien sur vous pensez que ça rentre comment. Prends seulement leur équipement ils obtiennent ça ou ? Donc il faut absolument que nous puissions aller couper ces sources-là, rompre le lien le cordon ombilical.

Oméga : Ya bcp de discours justement autour des parrains « des groupes terroristes » mais personne ne s’hasarde sur le terrain est-ce que vous pouvez nous en dire un peu et qui sont ces personnes la qui leur fournisse ces armes

Isaac Zidi : tout le monde le sais mais ne le dit pas, et moi je vais le dire nous savons qu’il y a___20 des pays qui sont derrière le terrorisme

Omega : quel pays par exemple

Isaac zada : je veux peut ‘être vous donner la zone mais ^pas citer le pays (les pays du moyen orient) y a___20 des pays qui sont sur la liste noire des états unis qui sont officiellement reconnu par le système des nations unis comme des financiers du terrorisme

Omega : et qu’est-ce que vous allez faire vis-à-vis de ces pays la

Isaac zada : tout le monde a un point faible, il faut arriver a savoir sur quel bouton appuyé pour que l’on puisse nous laisser tranquille. La Mauritanie par exemple a été l’objet d’attaque terroriste mais depuis plusieurs années on entend plus en parlé. Prenez le cas de l’Algérie ou du Sénégal qui font frontière au mali mais qui ne sont pas attaqué. Il faut qu’on traite cette affaire au sérieux sinon la diplomatie se résume à aller chez nos amis il faut qu’on aille partout la ou notre pays aura gain de cause

Omega : Il y a___20 ceux aussi qui disaient qu’on ne connaissait pas ceux qui nous attaquent on ne connait pas leur motivation est-ce qu’on peut dire que ce n’est pas vrai ce discours

Isaac zada : c’est grave si on ne connait pas leur motivation il y a___20 non seulement les renseignements opérationnels sur le terrain mais aussi les renseignements stratégiques pour savoir Dou ils viennent qui les soutiens et pourquoi

Omega : yen a qui sont à l’intérieur vous l’avez aussi évoqué tantôt, est ce que vous pensez que ce sera aussi facile que ca de mettre fin a tous ces exactions commises par ces groupes la

Isaac : sur le terrain ceux qui sont là sont des éléments qui sont endoctrinés et on les convaincs que vous allez vous faire exploser ca c’est de la manipulation c’est ce qu’on met dans leur tête pour agir avec un peu de stupéfiants aller attaquer les gens. Ceste très simple de les combattre. SI on équipe correctement nos FDS la question sera résolue. Mais c’est qu’on trouvera tjrs des gens à recruter donc ça va se poursuivre. Ceste donc dans ce sens que ledit qu’il faut allez bien en amont faire quelque chose

 Omega : vous vous donnez combien de mois pour cela si vous êtes élu

Isaac : véritablement et raisonnablement au bout de six mois on devrait ne plus entendre parler de ces attaques le mm si on n’a pas fini d’éliminer totalement la menace mais en tout cas au bout d’une année il est inadmissible qu’on parle encore de terrorisme au Burkina Faso

Omega : vous avez occupé des responsabilités au sein du RSP qui étaient en tout cas aux avants gardes de la lutte contre le terrorisme, quelles étaient les stratégies que vous utilisiez pour ne pas que le Burkina soit attaqué

Isaac : c’est une stratégie globale, les RSP n’étaient que lament sur le terrain. Mais à l’époque avait pas d’attaque terroriste sur le terrain pour que nous puissions véritablement aller monter à l’assaut des assaillants donc ca veut dire que y a___20 un travail qui était fait en amont. A l’époque la coopération stratégique fonctionnait donc le Burkina n’avait pas été victime du terrorisme. Mais aujourd’hui J’ai l’impression que le pouvoir en place malheureusement néglige cette question la parce que c’est trop facile de dire on ne négocie pas avec les terroristes et mm ceux qui le disent négocie avec eux y a___20 pas un seul pays qui ne négocie pas avec les terroristes ca c’est des discours diplomatiques on parle mais tous négocie avec les terroristes. Ya pas de prix pour la paix au Burkina Faso

Omega : est-ce que vous regrettez aujourd’hui le RSP

Isaac : non j ne regrette pas le RSP parce que pour moi le RSP cet des hommes et ces hommes sont tjrs là ils sont dans nos armées. Dalleurs c’est mieux comme ça parce que c’est les meilleurs qu’on a envoyé partout ils vont former leurs camarades et y a___20 des instructeurs qui étaient au RSP ils vont les former donc toute larme sera RSP maintenant yourte larme sera une armée bien aguerri c’est ce que ca devrait donner comme résultat. Parce que quand les RSP étaient là ils avaient un centre de formation a po et larme envoyait juste quelques éléments par région et les RSP les formaient et maintenant que ce sont les formateurs mm qui ont rejoignent les autres garnisons.

Omega : à quand votre retour

Isaac : bientôt J’ai déjà programmé 2 fois mon retour mais comme vous le savez y a___20 des vérités de  m’empêcher de battre campagne. D’abord pour le congrès de mon parti J’ai été empêché d’assister ensuite a l’issue du congrès Jai manifesté le désir de venir ca n’a pas été possible je comprends c’est de bonne guerre. Les uns et les autres se battent pour qu’il y ait moins de compétition sur le terrain mais moi je vous garantie que je vais venir parce que c’est mon pays, c’est notre pays à tous ce qu’on brandit comme épouvantail a la justice. La justice elle est aussi pour nous tous donc je reste convaincu que le droit sera dit et je serai dans mon pays très bientôt.

Omega : donc monsieur le président jusqu’à présent vous Navez pas encore arrêté une date ou vous allez rentrer au pays

Isaac : non je n’ai pas encore arrêté une date mais je puis vous assurer que ça sera très bientôt

Omega : avant la fin de la campagne électorale

Isaac : je l’espère très bien

Omega : la question de la réconciliation, pensez-vous qu’elle est importante encore aujourd’hui au Burkina

Isaac : oui absolument la réconciliation est une question très importante parce que notre pays a été secoué par diverses crises politiques dont les différents évènements ont contribuer à fissurer notre tissu social il y a___20 aujourd’hui des hommes et des femmes mm des communautés entières ou les gens se regardent en chiens d’effrayantes on ne peut pas bâtir une nation de cette manière donc je crois que le Burkina ne peut pas faire l’économie de la réconciliation nationale il faut absolument qu’on aie le courage d’y aller et moi J’ai un projet pour cela. Je pense que des que je vais arriver ca sera l’une des premières décisions que je vais prendre. J vais mettre en place une commission vérité et réconciliation afin de faire la lumière sur tous les évènements qui se sont passés entre 1983 et maintenant. On peut même remonter un peu dans le temps mais toujours est-il qu’il faut que l’on aborde cette situation de manière publique qu’on en parle et que les victimes puissent obtenir réparation.

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