🔮 Burkina : Le RSN craint une confrontation fratricide et appelle Ă  l’union (DĂ©claration)

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Le Rassemblement pour le salut national (RSN), nouvelle organisation de la sociĂ©tĂ© civile avec pour porte-parole le Dr Arouna LourĂ©, s’est dit lundi, dans une dĂ©claration, « prĂ©occupĂ© » par une situation nationale « assez explosive » tant sur le plan sĂ©curitaire que politique. Le RSN dĂ©plore, dans sa premiĂšre communication, la multiplication « d’actes de violence politique » sous le rĂ©gime du Capitaine Ibrahim TraorĂ© et dit craindre une « confrontation fratricide » entre BurkinabĂš au regard d’une situation politique « prĂ©caire et crispĂ©e » caractĂ©risĂ©e ces derniers temps par la radicalisation des positions, les menaces et les intimidations autour de la fin de la transition.

« Le Rassemblement pour le salut national (RSN) appelle les filles et fils du Burkina Faso de l’intĂ©rieur et de la diaspora Ă  se rassembler pour donner toutes les chances Ă  un processus de salut Ă  tous », peut-on lire dans la dĂ©claration signĂ©e par le porte-parole Arouna LourĂ©.

Lire l’intĂ©gralitĂ© de la dĂ©claration đŸ‘‡đŸœ

RASSEMBLEMENT POUR LE SALUT NATIONAL (RSN)

DECLARATION
Chers compatriotes,
Chers amis du Burkina Faso,

L’évidence d’un sursaut national et patriotique pour le salut de notre pays s’impose Ă  nous de façon flagrante aujourd’hui. Il n’y a absolument pas de doute Ă  ce faire quant Ă  l’urgence de la situation. Le Rassemblement pour le Salut National (RSN) appelle les filles et fils du Burkina Faso de l’intĂ©rieur et de la diaspora Ă  se rassembler pour donner toutes les chances Ă  un processus de salut Ă  tous.

En tant qu’organisation citoyenne de la sociĂ©tĂ© civile, dĂ©mocratique et sans affiliation partisane, il est attachĂ© aux valeurs sĂ©culaires fortes que sont la tolĂ©rance, la rĂ©conciliation, le dialogue, la justice, l’unitĂ©, la solidaritĂ©, le pardon …, qui constituent le socle de notre sociĂ©tĂ© et la fondation de son identitĂ©. Si le RSN avu le jour,c’est au regard de la tristesse, des pleurs etdes lamentations du peuple burkinabĂš meurtri dans son Ăąme et sa chair, sans oublier les appels au secours, Ă  l’aide et Ă  la dĂ©livrance des femmes, des enfants, des personnes ĂągĂ©es martyrisĂ©s des campagnes et des villes par cette tragĂ©die connue de tous qu’est le terrorisme qui, par ailleurs, n’a que trop durĂ© ; et auquel nous avons l’obligation et le devoir historique d’y mettre fin. Le tribut payĂ© dans cette crise sĂ©curitaire est beaucoup trop lourd en larmes, en sang et en biens. Depuis neuf annĂ©es maintenant, ce sont des dizaines de milliers de morts, plusieurs centaines de milliers d’écoles fermĂ©es et d’enfants dĂ©scolarisĂ©s ; plus de 02 millions de dĂ©placĂ©s dont des dizaines de milliers de refugiĂ©s Ă  l’étranger et prĂšs de 40% du territoire nationaloccupĂ© par les terroristes dont plusieurs localitĂ©s entiĂšres sous blocus.

Le peuple burkinabĂš aura dignement supportĂ© d’énormes sacrifices, privations et contraintes pour soutenir les gouvernements successifs dans la lutte farouche engagĂ©e contre le terrorisme.Les populations ont renoncĂ© Ă  d’importants privilĂšges sociaux, droits et devoirs ; parfois, elles ont cĂ©dĂ© des portions de leurs libertĂ©s. Elles ont vaillamment participĂ© au financement de l’effort de guerre avec leurs maigres revenus et se sont enrĂŽlĂ©es comme volontaire pour la dĂ©fense de la patrie. Mais, en dĂ©pit de la mobilisation patriotique notable ainsi que tous les efforts hautement consentis par les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les Volontaires pour la DĂ©fense de la Patrie (VDP) et les populations de toutes les catĂ©gories sociales, l’ennemi est toujours prĂ©sent et les effets nĂ©fastes de l’insĂ©curitĂ©, sans cesse

alarmants, s’accumulent chaque jour qui passe en termes humains, sociaux, Ă©conomiques et matĂ©riels. Notre pays courtaujourd’hui le risque sĂ©rieux de l’enlisement total sans que, jusque-lĂ , des perspectives d’espoir rĂ©elles ne soient palpables. L’incertitude est grande quant Ă  une solution immĂ©diate et durable pour nous sortir de la crise et qui permettrait d’espĂ©rer la paix, la sĂ©curitĂ© et la stabilitĂ©, comme c’est le vƓu le plus cher des populations pour une relance du pays sur la voie d’un avenir rassurant. Le RSN, qui ne dĂ©sespĂšre point du peuple burkinabĂš quant Ă  ses ressources intrinsĂšques pour vaincre le terrorisme, avoue cependant ĂȘtre prĂ©occupĂ© par une situation nationale assez explosive au regard des signaux que celle-ci laisse voir tant dans son volet sĂ©curitaire que celui politique Ă  deux mois de la fin de la transition.

Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, sous le pouvoir du prĂ©sident Ibrahim TraorĂ©, les actes deviolence politique se sont multipliĂ©s et ont atteint des degrĂ©s dĂ©plorables pour un Burkina Faso jadis Ă©tat de droit, oĂč les libertĂ©s Ă©taient respectĂ©es et protĂ©gĂ©es. Lesdits agissements contraires aux droits de l’homme, comme on a pu le constater, ont fait l’objet d’une vive rĂ©probation des BurkinabĂš qui rejettent aujourd’hui encore, comme cela l’a toujours Ă©tĂ©, ces violations intolĂ©rables que sont les enlĂšvements de personnes, les arrestations arbitraires, les disparitions, les sĂ©questrations, les tortures, les enrĂŽlements forcĂ©s et l’exilede journalistes et de leaders d’opinion contraint de vivre hors du pays pour leur sĂ©curitĂ©. Cette situation politique dĂ©jĂ  prĂ©caire et crispĂ©e est renforcĂ©e ces derniers temps par la radicalisation des positions, les menaces et les intimidations autour de la fin de la transition.

Ce contexte national caractĂ©risĂ©par une tension palpable fait craindre une confrontation fratricide dans notre pays dont le casus belli pourrait ĂȘtre une volontĂ© de prolongation unilatĂ©ralede la pĂ©riode de transition.

Notre histoire politique a toujours Ă©tĂ© le thĂ©Ăątre de nombreux soubresauts sociopolitiques liĂ©s Ă  la dĂ©volution du pouvoir. De tout temps, et particuliĂšrement ces dix derniĂšres annĂ©es, se sont succĂ©dĂ©es des crises sociales, politiques et militaires rĂ©pĂ©titives sur fond de contradictions violentes et de querelles de personnes ou de clan. C’est pourquoi, dans cette quĂȘte d’une solution durale Ă  la crise multidimensionnelle que vit notre pays, nous appelons Ă  nous rassembler autour de certaines valeurs cardinales et repenser la co-construction d’un État BurkinabĂš nouveau : un État BurkinabĂš qui fait de nos diffĂ©rences une richesse et non un handicap.

Dans ce sens, nous invitons tous les acteurs Ă  reconnaĂźtre avec luciditĂ©, honnĂȘtetĂ© et avec un souci de vĂ©ritĂ© que la crise du Burkina Faso comprend d’un cĂŽtĂ© le terrorisme qui se joue sur le terrain militaire et sĂ©curitaire, et de l’autre cĂŽtĂ©, unecrise sociĂ©tale profonde engendrĂ©e par les diffĂ©rentes crises politiques. Cette derniĂšre, la crise sociĂ©tale, la plus pernicieuse et destructrice, prend ses racines trĂšs loin derriĂšre, depuis de longues annĂ©es et aussi dans un passĂ© rĂ©cent, dans les haines interpersonnelles, les ressentiments, les frustrations, les rancƓurs, les vengeances et les rĂšglements de comptes. Ce n’est certes pas le lieu de rappeler ces diffĂ©rentes crises sociopolitiques, mais des annĂ©es restent mĂ©morables pour ceux qui se rappellent notre propre histoire : 1966, 1974, 1980, 1982, 1983, 1987,2011, 2014, 2015, janvier et septembre 2022, pour ne citer que ces annĂ©es-lĂ .Cela parait bien tristeet regrettable, mais il est nĂ©cessaire de le rappeler pour dire combienles acteurs sociopolitiques ont failli par leur incapacitĂ© d’ĂȘtre Ă  la hauteur des enjeux et du devoir qui les attendaient. Ils n’ont pas Ă©tĂ© capablesde se surpasser et d’ĂȘtre en mesure de dĂ©passerleur Ă©go et Ă©goĂŻsme de clan et de camp pour faire preuve d’unitĂ©, de responsabilitĂ© et de raison afin d’Ɠuvrer au profit de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Ă  des moments cruciaux de la vie de lanation oĂč il Ă©tait indispensabled’avoir une vision prospective sur les enjeux gĂ©nĂ©rationnels.

Par consĂ©quent, nous basant sur toutes ces expĂ©riences, ces rĂ©alitĂ©s et l’environnement national ; sur les Ă©checs et les ratĂ©es dansles approches des crises antĂ©rieurs et sur la sociologie politiqueet sociale de notre pays qui demeure un condensĂ©de vieuxcontentieux, de diffĂ©rends, de meurtrissuresque de ressentiments ; nous voudrions que chacun de nous prenne conscience del’extrĂȘme fragilitĂ© de la nation. Il ne s’agit pas de privilĂ©gierles intĂ©rĂȘts de Pierre ou de Paul, encore moins de les dĂ©fendre ; mais de notre responsabilitĂ© morale et historique devant la menaced’un chaos national synonyme del’hypothĂšquede l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.
Il est donc plus que tempsd’avoiren esprit l’équation nationale et d’emprunter dĂ©finitivement la meilleure voie qui nous Ă©viterait Ă  l’avenir tous ces drames qui n’ont pas seulement pour cause la fatalitĂ©, mais sont aussi les rĂ©sultats de notre manque de sagesse et de bonne foi. Carpar faiblesse ou par opportuniste nous avonsadoptĂ©hier des comportements d’exclusion de l’autre, de catĂ©gorisation, de prĂ©jugĂ©s, de division, d’adversitĂ© etc. Lesquels ont alimentĂ© et continuent d’alimenter le cycle de la vengeance et des rĂšglements de comptes interpersonnels ou de clans qui pourrissent malheureusement notre vie nationale, depuis des annĂ©es. Ce cycle infernal et nocif pourrait encore se perpĂ©tuer, continuellement, par transmission de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration ; ruiner et dĂ©truire les espoirs d’une nouvelle sociĂ©tĂ© burkinabĂš plus saine, unie, pacifique et prospĂšre dont nous rĂȘvons d’avoir, afin de prendre notre place au sein de la communautĂ© des grandes nations.

Aujourd’hui le Burkina Faso vit des heures trĂšs sombres et notre passĂ© est teintĂ© de regrets, de culpabilisation et de frustrations face Ă  nos multiples incuries et gĂąchis qui nous interpellent cruellement et nous enjoignent Ă  opĂ©rer un changement au plus profond de nous-mĂȘmes, en nous posons les bonnes questions sur notre responsabilitĂ© individuelle et collective ayant contribuĂ© Ă  pousser notre pays au fond du prĂ©cipice. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et la dignitĂ© et l’honneur commandent chez l’homme intĂšgre qu’il se relĂšve fiĂšrement chaque fois qu’il trĂ©buche. Nous devons humblement reconnaĂźtre nos erreurs aussi minimes soient- elles et prendre, hic et nunc, la rĂ©solution ferme que nous ne devons plus jamais agir Ă  travers des actes et des paroles qui modifient dangereusement la trajectoire du pays, gĂąchent ses chances de progrĂšs et le met en retard dans son processus d’évolution. Pour ce faire, nous devons donc briser cette chaĂźne de la haine inter-BurkinabĂš d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Nous devonsouvrir courageusement une nouvelle pagede l’histoire de notre pays ; laquelle nous offrira de nouvelles perspectives et des espĂ©rances meilleures au travers d’un nouveau dĂ©part qui passe obligatoirement par le rassemblement des intelligences, des Ă©nergies et des forces.

Cette dĂ©marche plutĂŽt de renaissance sociale n’appelle pas Ă  une amnĂ©sie collective. Bien au contraire, elle nous exhorte Ă  nous saisir de notre histoire et de notre mĂ©moire collective les Ă©lĂ©ments positifs et nĂ©cessaires qui apportent une plus-value aux luttes et aux enjeux futurs de notre nation. C’est Ă  nos yeux le seul et l’ultime sacrifice qui s’impose Ă  tous les BurkinabĂš. Car c’est le gage crĂ©dible et rĂ©aliste pour la sortie de notre pays des abysses de sa destruction amorcĂ©e. Ce choix doit ĂȘtre fait par nous, sans conditions et sans tergiversations, si nous aimons et tenons au sauvetage et Ă  la reconstruction de notre pays dans un esprit collectif, d’unitĂ©, de solidaritĂ© et de fraternitĂ© pour en faire une nation stable, forte et prospĂšre.

Nous encourageons toutes les initiatives qui se sont dĂ©jĂ  exprimĂ©es avant nous et celles qui viendront Ă  la suite et qui onttenu Ă  rĂ©affirmer Ă  l’unisson avec intransigeance les principes de l’Etat de droit, des libertĂ©s civiques, de la dĂ©mocratie et de la paix que le peuple souverain du Burkina Faso s’est choisi comme modĂšle de sociĂ©tĂ©, et gravĂ© dans sa loi fondamentale, que nul ne peut et ne doit ĂȘtre autorisĂ© Ă  remettre en cause. Le RSN invite les uns et les autresde tous bords Ă  faire fi des contradictions pour aller Ă  une convergence, sans tarder, afin de rĂ©ussir cette nĂ©cessaire intelligence collective autour d’un consensus minimal salvateur de la rĂ©publique, qui nous conduira au sursaut patriotique indispensable, au-delĂ  des particularismes, des sensibilitĂ©s, des courants et des obĂ©diences divers. Si nous acceptons que notre diversitĂ©, nos diffĂ©rences et notre pluralitĂ© nous dĂ©finissent idĂ©ologiquement et socialement, nous devrons, en revanche, refuser qu’elles nous condamnent et nous enferment dans des antagonismes ou dans des ghettos interminables et insurmontables au nomde toutes les valeurs humaines, spirituelles et sociales positives que nous prĂŽnons et auxquelles nous croyons tous. Parce que nous n’avons pas compris les choses de cette façon, notre pays se retrouve face Ă  la plus grande impasse de son histoire qu’est le terrorisme qui a entrainĂ© avec luila quasi-faillite de l’État, la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le retour de la rĂ©publique sous la tutelle du rĂ©gime militaire.

Le RSN salue la mĂ©moire des dignes fils, civils et militaires, tombĂ©s dans cette guerre et manifeste une vive compassion Ă  l’endroit des veuves, des orphelins, des familles endeuillĂ©es et de la nation entiĂšre. Nous restons convaincu qu’une nouvelle dynamique sociopolitique est possible grĂące au rassemblement et au compromis social des filles et fils du Faso qui donneront une porte de sortie honorable vers la paix et la reconstruction du Burkina Faso.

Pour correspondre Ă  cet idĂ©al, il s’avĂšre donc impĂ©ratif de mettre en place un pacte civique fort portĂ©e par une large coalition rĂ©publicaine regroupant toutes les forces sociales, culturelles et politiques de notre pays.
En tout Ă©tat de cause, considĂ©rant la dĂ©cision des autoritĂ©s de convoquer des assises nationales pour discuter de la suite de la Transition, ainsi que la volontĂ© manifestĂ©e Ă  travers des dĂ©clarations publiques de ces derniĂšres, soutenues par leurs partisans Ă  travers des meetings gĂ©ants, de ne pouvoir organiser des Ă©lections dans les dĂ©lais comme convenu avec le peuple et la communautĂ© internationale ; prenant en compte les oppositions et les dĂ©clarations appelant Ă  la rĂ©sistance Ă  toute prorogation de la durĂ©e de la Transition exprimĂ©es par les structures citoyennes et politiques et les voix importantes qui exigent le respect de l’échĂ©ance de la transition inscrite dans la Charte et la mise en place d’une transition civile ; le RSN voudrait attirer l’attention sur les risques d’une crise sociopolitique qu’engendrerait toute idĂ©e de prolongation unilatĂ©rale de la transition dont les consĂ©quences ne seront que dĂ©sastreuses. En effet, une telle dĂ©marche s’assimilerait Ă  une confiscation du pouvoir contre la volontĂ© du peuple souverain.

En conséquence, le RSN exige des autorités ce qui suit :

1. le respect du délai imparti à la transition par la Charte fixant son terme au 1er juillet 2024 ;

2. la dissolution des organes de la Transition et la convocation d’une confĂ©rence nationale souveraine afin de mettre en place une transition civile avec une prĂ©sidence et une vice-prĂ©sidence dirigĂ©es respectivement par un civil et un militaire dĂ©signĂ©s par les anciens chefs d’Etat au terme du dĂ©lai imparti Ă  la prĂ©sente transition;

3. la mise en place d’un Gouvernement de concorde nationale conduit par un Premier ministre dĂ©signĂ© par la sociĂ©tĂ© civile ;

4.l’arrĂȘt detoutes les mesures de rĂ©pression et de reprĂ©sailles politique et judiciaire ainsi que le respect du pluralisme des opinions ;

5. la libération sans conditions des personnes enlevées ou séquestrées et le respect des décisions de justice ;

6. le retour de tous les exilĂ©s filles et fils du Burkina Faso pour prendre part Ă  tous les cadres de discussions concernant l’avenir du Burkina Faso.

Enfin, le RSN exhorte les autoritĂ©s et singuliĂšrement le PrĂ©sident Ibrahim TraorĂ© Ă  la sagesse et Ă  la retenue ; appelle dans ce sens les autoritĂ©s coutumiĂšres et religieuses, les acteurs sociopolitiques Ă  assumer pleinement leur responsabilitĂ© face au risque d’une dĂ©flagration de notre pays ; prend l’engagement de faire connaĂźtre ses positions suivant l’évolution de la situation nationale et toute dĂ©marche nĂ©cessaire pour aboutir Ă  un rassemblement pour le salut national.

Gloire, honneur et dignité au peuple ! Victoire au peuple en lutte !

Pour le Comité Exécutif
Le porte-parole Dr Arouna LOURÉ

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