🔮 FĂȘte du travail 2024 : Bassolma BaziĂ© appelle Ă  plus d’engagement et de solidaritĂ© (DĂ©claration)

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Le ministre d’État en charge du travail a exprimĂ© mardi, dans une dĂ©claration, ses vƓux de bonne cĂ©lĂ©bration aux travailleurs. Bassolma BaziĂ© a rendu hommage Ă  la mĂ©moire des hĂ©ros morts pour la patrie. Il a Ă©galement fĂ©licitĂ© et encouragĂ© l’ensemble des travailleurs qui « ont rĂ©pondu de façon prompte et exemplaire Ă  l’appel de la Nation afin que, dans la solidaritĂ©, les Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© et les Volontaires pour la DĂ©fense de la Patrie soient suffisamment outillĂ©s dans la lutte contre l’hydre terroriste« .

Il appelle Ă  davantage d’engagement et de solidaritĂ© pour relever les diffĂ©rents dĂ©fis du moment, notamment l’Ă©mancipation des peuples de l’Alliance pour les États du Sahel.

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Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

Cela fait aujourd’hui 140 ans, que les travailleurs du monde entier ont marquĂ© la journĂ©e du 1er mai de leur sceau, faisant d’elle une journĂ©e inoubliable, tant sa portĂ©e est gĂ©nĂ©rale et fait l’unanimitĂ© au sein des travailleurs, des employeurs et des gouvernements.


Partout dans le monde, la JournĂ©e Internationale du Travail est commĂ©morĂ©e le 1er mai pour, non seulement, rendre un hommage mĂ©ritĂ© aux martyrs de Chicago, mais aussi, pour reconnaĂźtre la place qui revient de droit aux travailleurs, dans la construction d’un monde plus juste et plus Ă©quitable.

Faut-il rappeler que c’est Ă  travers ces Ă©normes et multiformes sacrifices consentis par les travailleurs, surtout Ă  la date du jeudi 1er mai 1884, que les vingt-quatre (24) heures de la journĂ©e ont Ă©tĂ© subdivisĂ©es en 8 heures de travail journalier, 8 heures de loisirs et 8 heures de repos. A cette revendication sur la rĂ©duction du temps du travail, Ă©taient associĂ©es, entre autres, celles sur l’abolition de l’esclavage et la libertĂ© des Nations Ă  disposer d’elles-mĂȘmes.

Ainsi, le 1er mai, au-delĂ  de son caractĂšre apparemment festif, reste dans le fond une journĂ©e de souvenirs, d’honneur, de bilan et de renouvellement de l’engagement du travailleur Ă  poursuivre la dĂ©fense de sa libertĂ© et de sa dignitĂ© dans le travail.
Par consĂ©quent, cette journĂ©e, loin d’ĂȘtre une simple occasion de souvenirs, doit ĂȘtre une opportunitĂ© offerte Ă  l’ensemble des acteurs du monde du travail, de mener les rĂ©flexions nĂ©cessaires pour poursuivre le renforcement de la promotion du bien-ĂȘtre au travail.
Je saisis cette opportunitĂ©, au nom de Son Excellence Monsieur le PrĂ©sident de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE et de l’ensemble du Gouvernement, pour :

Primo, m’incliner respectueusement sur la mĂ©moire de l’ensemble des braves travailleuses et travailleurs de notre pays (Forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© (FDS), Volontaires pour la dĂ©fense de la patrie (VDP), comme civils), qui ont consenti le sacrifice suprĂȘme sur les diffĂ©rents fronts de combats pour maintenir le drapeau national hautement dressĂ© ; que la Terre de nos ancĂȘtres leur soit lĂ©gĂšre et qu’ils reposent en paix ;

Secundo, saluer et magnifier les sacrifices multiples et multiformes des filles et fils de ce pays des Hommes intĂšgres qui, malgrĂ© l’adversitĂ©, se sont sacrifiĂ©s et continuent de se sacrifier au nom de cette Patrie. Dans ce combat sans merci, d’aucuns sont marquĂ©s Ă  vie de sĂ©quelles se matĂ©rialisant par des pertes de certaines parties de leur Ă©tat physique et d’autres par des pressions psychiques Ă©normes. Leurs familles ne sont pas en reste dans ces situations pĂ©nibles et douloureuses ;

Tertio, fĂ©liciter et encourager vivement l’ensemble des travailleuses et travailleurs qui ont rĂ©pondu de façon prompte et exemplaire Ă  l’appel de la Nation afin que dans la solidaritĂ©, les Forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© et les Volontaires pour la dĂ©fense de la patrie soient suffisamment outillĂ©s dans la lutte contre l’hydre terroriste.
Quarto, avoir une pensĂ©e pleine d’encouragements, d’espoirs et d’appel Ă  la solidaritĂ© Ă  l’endroit des Personnes dĂ©placĂ©es internes (PDI) et des populations rĂ©installĂ©es dans leurs localitĂ©s d’origines.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,
La commĂ©moration du 1er mai intervient aujourd’hui dans un contexte international, rĂ©gional, sous rĂ©gional et national difficile.

En effet, sur le plan international, nous assistons Ă  des confrontations ouvertes et violentes entre les grandes puissances du monde. Cela se manifeste Ă  travers la guerre en Ukraine, dans le Moyen-Orient, etc. Une situation qui rend l’Organisation des Nations unies (ONU) inopĂ©rante face Ă  ses responsabilitĂ©s primordiales de dĂ©fense des droits humains, de la justice sociale, etc. Ces confrontations mal dissimulĂ©es sont essentiellement les ambitions affichĂ©es de repartage et de domination du monde. Ainsi, la flambĂ©e des prix des produits de grande consommation, les dĂ©rĂšglementations climatiques, la paupĂ©risation Ă  outrance des couches laborieuses, etc. n’en sont que des consĂ©quences directes ou indirectes.

Au plan rĂ©gional (africain), les populations vivent de plein fouet les consĂ©quences de ces visĂ©es de repartage et de domination du monde et surtout de l’Afrique. En effet, ce continent a Ă©tĂ© et reste un rĂ©servoir de ressources miniĂšres diverses, forestiĂšres et de main-d’Ɠuvre depuis la pĂ©riode de l’esclavage au nĂ©ocolonialisme en passant par la traite nĂ©griĂšre et la colonisation aux yeux de cette rapacitĂ© mondiale.

En effet, l’Afrique a Ă©tĂ© mise et maintenue sous domination vile et dĂ©shumanisante par ces puissances impĂ©rialistes-capitalistes pendant des siĂšcles. Pour maintenir cette exploitation durable dans le temps, une dĂ©mocratie de façade a Ă©tĂ© imposĂ©e Ă  travers laquelle des larbins africains ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s de toute piĂšce et maintenus Ă  la tĂȘte des pays africains, jouant au mieux et par mimĂ©tisme le rĂŽle de leurs maĂźtres Ă  penser Ă  distance.

Des dirigeants africains ont Ă©tĂ©, ou sont par endroit de nos jours, des vrais nĂ©griers Ă  la solde de leurs maĂźtres colonisateurs en taillant et bradant Ă  souhait les ressources forestiĂšres, miniĂšres et humaines du continent africain et enfonçant les masses laborieuses dans une misĂšre indescriptible et caractĂ©risĂ©e par des morts massives dans les dĂ©serts et ocĂ©ans parmi ces dĂ©sespĂ©rĂ©s et tĂ©mĂ©raires jeunes contraints Ă  des aventures hautement pĂ©rilleuses. Ainsi, nos valeurs de culture et d’éducation ont Ă©tĂ© savamment saccagĂ©es, des modĂšles de vies sans morales perfusĂ©s, la valeur humaine transformĂ©e en une simple et vile marchandise de rue. Et tout cela, pour oser revenir nous dire que l’Afrique n’est pas rentrĂ©e dans l’histoire.

La sous-rĂ©gion ouest-africaine, notamment le Sahel est le reflet et l’exemple typique de ce qui est prĂ©cĂ©demment dĂ©crit. En effet, les nĂ©griers de palais prĂ©sidentiels ont acceptĂ© la mise en Ɠuvre de pratiques humainement scandaleuses et socialement ravageuses : l’acceptation de la destruction de notre forme sociale d’Etat et de notre sĂ©curitĂ©.
Et dans cet environnement, les puissances impĂ©rialistes ont savamment prĂ©parĂ© leur retour par l’intrusion du terrorisme au Sahel. Les consĂ©quences sont impensables car hautement dommageables.

Au plan national, notre pays connait une crise de recolonisation contre laquelle le peuple mĂšne une guerre de libĂ©ration et de souverainetĂ©. Cette crise sĂ©curitaire a Ă©branlĂ© le tissu Ă©conomique et engendrĂ© de nombreuses situations dĂ©sastreuses, notamment les dĂ©placements des laborieuses populations qui, fuyant les attaques des groupes terroristes armĂ©s, ont tout quittĂ© pour sauver leurs vies. L’ampleur de cette situation dramatique s’est rapidement imposĂ©e du fait que les pratiques nĂ©ocolonialistes ont dĂ©truit Ă  l’avance tout pilier de l’Etat surtout Ă  travers les Programmes d’ajustement structurel (PAS).

En effet, les ressorts Ă©conomiques, sĂ©curitaires et socio-culturels ont Ă©tĂ© tous saccagĂ©s Ă  travers des orientations politiciennes suicidaires. D’oĂč il est un devoir pour moi de rĂ©itĂ©rer mes fĂ©licitations au peuple burkinabĂš pour sa haute rĂ©silience et son esprit de sacrifice. En effet, en rĂ©pondant promptement et de façon exemplaire Ă  l’appel du Chef de l’Etat, cela lui a permis :

  1. Au plan politique : le dĂ©part des Forces Ă©trangĂšres d’occupation du Burkina Faso, revendication existante depuis les annĂ©es des indĂ©pendances formelles (1960), grande victoire d’étape pour la souverainetĂ© nationale, l’engagement des grandes rĂ©formes constitutionnelles, le vote de la loi sur le renforcement de la neutralitĂ© politique et de la mĂ©ritocratie dans l’Administration publique (pendante depuis 1999), etc.
  2. Au plan sĂ©curitaire : le recrutement, la formation et la dotation d’au moins 52 000 Volontaires pour la dĂ©fense de la patrie (VDP), 16 000 militaires, 3 000 gendarmes, 1 000 policiers, 3 000 agents des eaux et forĂȘts, la mise en place de vingt-cinq (25) Bataillons d’intervention rapide (BIR), une dizaine de Groupements des unitĂ©s mobiles d’intervention (GUMI), trois (03) Bataillons d’interventions aĂ©roportĂ©s (BIA), six (06) lĂ©gions de gendarmerie, six (06) rĂ©gions militaires, l’équipement des Forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© en matĂ©riels de pointe, la rĂ©ouverture de plusieurs Ă©coles (plus de 1 295 structures Ă©ducatives rĂ©-ouvertes) et centres sanitaires fermĂ©s depuis des annĂ©es, le retour de milliers de personnes dĂ©placĂ©es internes dans leur localitĂ©, etc.
  3. Au plan Ă©conomique : le dĂ©marrage de la construction d’un complexe textile dĂ©nommĂ© IRO-TEXBURKINA Ă  Sourgou dans la rĂ©gion du Centre-Ouest, la rĂ©alisation d’une usine de transformation de la tomate, d’un complexe industriel Textile des forces armĂ©es du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), d’une usine de traitement du minerai, de Brasserie du Faso (BRAFASO) dans la rĂ©gion du Centre, le lancement de plusieurs travaux de bitumage pour le dĂ©senclavement, la relecture du Code minier pour augmenter les parts de l’Etat, le lancement de l’offensive agro-sylvo-pastorale et halieutique, etc. A cela s’ajoute l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour le financement des entreprises communautaires par actionnariat populaire, l’élaboration d’un guide de sĂ©curisation des sites d’Exploitation miniĂšre artisanale et Ă  petite Ă©chelle (EMAPE), etc.
  4. Au plan social : le rĂšglement du dossier (pendant depuis 1990) des 548 personnels des ex-garderies populaires ; le rĂšglement du dossier (pendant depuis 2019) de 517 agents de la commune de Ouagadougou ; la prise des dĂ©crets sur les permanents syndicaux ; le check-off et la retenue pour fait de grĂšve (tous pendants depuis aoĂ»t 2000) ; le remboursement des salaires abusivement coupĂ©s ; l’organisation des examens professionnels de la santĂ© et de l’éducation bloquĂ©s depuis 2019 ; la prise des six dĂ©crets d’opĂ©rationnalisation du RĂ©gime d’assurance maladie universelle (RAMU) ; la diminution des frais de dialyse, de scanner et de l’IRM ; la relecture de la loi sur le foncier ramenant la surface fonciĂšre accordĂ©e Ă  tout au plus 5 ha. En outre, nous pouvons ajouter l’opĂ©ration « casier vide » dans la gestion des actes de carriĂšre dans les ministĂšres Ă  gros effectifs, notamment au MinistĂšre de l’Education nationale, de l’AlphabĂ©tisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), l’adoption de vingt-six (26) textes d’application des lois portant rĂ©gime de sĂ©curitĂ© sociale dans le public et le privĂ©, l’adoption d’un dĂ©cret fixant le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) Ă  45 000 F CFA le mois, etc.
  5. Au plan culturel : le retour Ă  nos sources et valeurs authentiques par l’instauration de la journĂ©e du 15 mai comme JournĂ©e de nos coutumes et traditions, grande victoire pour la reconstruction, la sauvegarde et la promotion de notre identitĂ© culturelle, source de production d’Hommes de dignitĂ©, d’intĂ©gritĂ©, d’honneur et de parole.
  6. Au plan de la gouvernance : la suppression de certaines institutions en vue d’une rĂ©organisation, l’internalisation des plateformes e-concours de la fonction publique pour renforcer la transparence, l’égalitĂ© de chance et un recrutement sain des ressources humaines de l’Etat, la diversification des partenaires, la rĂ©ouverture des tribunaux de grande instance de Dori et de Kongoussi, etc.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,
Certes, les attentes sont toujours énormes mais de nombreux acquis ont été engrangés grùce aux multiples sacrifices de ce peuple. Parmi ces attentes, il y a :
– la libĂ©ration totale de l’ensemble du territoire national, la poursuite de la rĂ©installation des populations, de la rĂ©ouverture des Ă©coles et centres de santĂ© restants, l’équipement continu des FDS et VDP pour davantage renforcer la dĂ©fense et la sĂ©curitĂ© ;
– l’adoption du Code du travail par l’AssemblĂ©e lĂ©gislative de Transition (ALT) ;
– le rĂšglement du dossier des personnes dĂ©flatĂ©es suite aux privatisations sauvages ;
– le rĂšglement des questions d’indemnitĂ©s en attente au niveau des enseignants ;
– la rĂ©solution de la prĂ©occupation sur l’avancement de classe des fonctionnaires ;
– la correction des carriĂšres des agents de la santĂ© au niveau de l’AGSP ;
– la relecture de la loi portant rĂ©forme agraire et fonciĂšre pour stopper et rĂ©gler les conflits fonciers constituant une situation regrettable et explosive ;
– le rattrapage des retards dans les universitĂ©s ;
– le rĂšglement de la question Ă©nergĂ©tique et de l’eau potable ;
– l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, etc.
Pour faire face Ă  l’ensemble de ces dĂ©fis, il faut plus d’engagement, de dĂ©termination, de solidaritĂ© et d’esprit de sacrifice. Cela est indispensable parce que la situation sĂ©curitaire que connait notre Pays a pour vraie cause l’ambition de recolonisation de notre chĂšre Patrie. Nous sommes donc dans une guerre de libĂ©ration et de souverainetĂ©. Du reste, le GĂ©nĂ©ral français François Lecointre l’a dit clairement qu’ils n’interviennent pas en Afrique pour des raisons de dĂ©mocratie mais pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de la France mĂȘme si c’est en tuant. Il a aussi lancĂ© un appel Ă  l’Union europĂ©enne pour la recolonisation de l’Afrique dans une dizaine d’annĂ©es, Ă  dĂ©faut de la rĂ©ussir immĂ©diatement par l’entremise de leurs valets locaux en assassinant des leaders panafricains et dĂ©sorientant leurs peuples.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,
Au vu de tout ce qui prĂ©cĂšde, je me fais le devoir d’inviter toutes les couches socio-professionnelles Ă  s’organiser solidement et consciemment autour des dirigeants de la Transition, afin de faire face effacement Ă  toute menace sur notre existence d’oĂč qu’elle vienne. C’est en cela et uniquement en cela que rĂ©sidera notre salut !
Dans ce sens, la solidaritĂ© vivante et dynamique dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) entre l’ensemble des forces laborieuses est une impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© afin d’éviter de ranger les esprits dans des cages. Cette solidaritĂ© entre les couches laborieuses permettra de faire barrage aux meurtriers politiciens d’ici et d’ailleurs qui transforment nos sociĂ©tĂ©s humaines plurielles et vivantes en monotone bergerie de consommateurs d’images indĂ©centes, d’idĂ©es farfelues, de produits alimentaires et pharmaceutiques cancĂ©rigĂšnes, d’inventions reproductives contraires aux mƓurs Ă©tablies distinguant l’Homme de l’animal par la conscience morale. La tĂąche est certes, immense et dense, mais nous avons le plein devoir sacerdotal de refuser et de combattre ce processus de rĂ©ductionnisme, d’embrigadement et de recolonisation programmĂ©e et engagĂ©e. C’est Ă  ce seul prix que les peuples, les masses laborieuses de l’Afrique et donc de l’AES assumeront pleinement leur Ă©mancipation totale pour un progrĂšs social vĂ©ritable.

Vive la Journée Internationale du Travail !
Vives les masses laborieuses d’Afrique et du monde !
Vive l’Alliance des Etats du Sahel
Vive les Forces laborieuses de notre pays !
Vive la souveraineté nationale !
Vive le Peuple !

La Patrie ou la Mort, Nous vaincrons !

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