🔴 Téléphonies mobiles : La tarification expliquée par l’ARCEP

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Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent sur la toile, pour dénoncer la cherté de la tarification des téléphonies mobiles au Burkina Faso, avec en projet, une campagne de boycott. Face à cette actualité, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) était l’invitée du journal de 20h de la télévision nationale mercredi pour donner des explications sur les rapports entre la structure et les téléphonies mobiles, ainsi que les lois qui les encadrent.

Dès l’entame de ses propos, Salamata Rouamba Illy, directrice de la régulation des marchés fixes et mobiles de l’ARCEP a jugé ces revendications « légitimes ». De ses explications, il ressort que l’ARCEP veille au respect des tarifications concurrentielles, à savoir le respect d’un prix uniforme pour l’ensemble des téléphonies opérant sur le sol burkinabè. « Il existe deux types de tarifs, à savoir les tarifs de gros et les tarifs de détails », a laissé entendre Salamata Rouamba Illy, qui précise que « le tarif de gros relève de la compétence de l’ARCEP, conformément à la loi sur la concurrence, et est appliqué entre deux opérateurs. Le second, à savoir le tarif de détail, appliqué aux consommateurs finaux, relève de la liberté des opérateurs ».

Néanmoins, selon la directrice, le tarif appliqué aux consommateurs doit faire l’objet d’un « petit » encadrement de la part de l’ARCEP, qui veille à une certaine « transparence » entre l’opérateur et les consommateurs. « L’opérateur donne le maximum d’informations concernant les offres commerciales qui sont appliquées aux consommateurs », a-t-elle indiqué.

L’application de cette mesure n’est malheureusement pas totalement effective, selon Salamata Rouamba Illy, qui indique que des réflexions ont été menées dans ce sens, avec à la clé, des recommandations. « Il y a un foisonnement des offres de bonus de sorte que le consommateur ne se retrouve pas », a justifié la directrice de la régulation des marchés fixes et mobiles de l’ARCEP. Elle précise qu’un encadrement est envisagé, et devrait aussi prendre en compte la problématique de l’expiration des crédits de communication.

À l’issue de cet entretien, un communiqué a été rendu public par l’ARCEP, indiquant qu’une rencontre est prévue avec les directeurs généraux des trois téléphonies mobiles ce vendredi 14 avril.

Les récentes revendications ont été suscitées par une campagne de boycott en Côte d’Ivoire contre les opérateurs de téléphonie mobile, après une augmentation de ces tarifs des données internet.

Abdoul Aziz Zoulabou / Oméga Médias

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