🔮 [INVITE DE LA REDACTION] « On ne peut plus aller Ă  Arbinda par voie terrestre(
) Depuis deux semaines aujourd’hui, il n’y a rien dans les boutiques » Issouf Maiga, prĂ©sident de (ASIEPD/PS)

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« On ne peut plus aller Ă  Arbinda par voie terrestre. Les convois sont devenus rares. Nous avons profitĂ© d’un convoi. Ce sont des camions et maintenant nous sommes bloquĂ©s, on ne peut plus repartir

Aujourd’hui, la situation à Arbinda est trùs critique parce qu’il n’y a pas à manger. Depuis deux semaines aujourd’hui, il n’y a rien dans les boutiques. C’est seulement le sucre qu’on peut trouver. Et aujourd’hui la population se nourrit de jujubes et une boite de jujubes coute quatre cents FCFA.

 

 

Souvent les enfants sont obligés de se rendre en brousse pour chercher les jujubes, revenir le soir et les revendre le lendemain.

Nous souhaitons que les autoritĂ©s rĂšglent la question des convois. Si chaque deux semaines nous pouvons avoir le convoi de ravitaillement, vraiment cela va plaire Ă  la population d’Arbinda et de Soum.

On ne peut pas dire exactement le nombre de personnes qui se trouve Ă  Arbinda aujourd’hui, mais on l’estime Ă  plus de 100.000 habitants, parce qu’il y a la commune de koutoukou qui s’y trouve avec tous ses villages. Donc nous pouvons dire qu’il y a plus de 8 villages. Il y a aussi BĂ©lĂ©dĂ© qui est une commune de Tongomayel qui se trouve Ă  Arbinda, plus les autres villages d’Arbinda. Il y a un nombre trĂšs important de population Ă  Arbinda.

 

Les personnes dĂ©placĂ©es internes ont Ă©tĂ© accueillies par la population d’Arbinda. D’autres ont leurs familles lĂ -bas. Et nous avons demandĂ© Ă  tout un chacun d’accueillir ses familles dans la leur propre famille. Vous verrez 10 mĂ©nages qui se trouvent dans une mĂȘme concession en plus de la famille hĂŽte.  Tout cela, c’est dans l’intention de ne pas crĂ©er un site parce que ce sont souvent les sites de dĂ©placĂ©s qui nous envoient  des problĂšmes.

 

On ne sait pas ce qu’ils font dans ces sites mais, si nous vivons ensemble, nous avons l’Ɠil sur eux.

Actuellement, la route est impraticable. Les VDP ont plusieurs fois demandĂ© Ă  aller mais n’ont pas obtenu une autorisation. Ils sont sous la coupe des forces de sĂ©curitĂ© et c’est Ă  eux de donner leur ok pour que les VDP fassent le convoi. Ceux qui sont Ă  Ouagadougou ne peuvent plus se rendre Ă  Arbinda, ni Ă  Dori parce que la route est contrĂŽlĂ©e Ă  partir de Ouahigouya. Nous souhaitons vraiment qu’il y ait un nettoyage pour que nous puissions rejoindre Arbinda.

 

 

Les Ă©lĂšves viennent Ă  l’école mais le problĂšme est qu’il n’y a pas Ă  manger. Un enseignant ou un Ă©lĂšve qui ne mange pas, quel qu’en soit sa discipline ne peut rien apprendre. Nous souhaitons que ceux qui s’occupent de la nourriture surtout le programme Alimentaire Mondial et l’UNICEF qu’ils veillent Ă  ce qu’il y ait un ravitaillement en matiĂšre de vivres pour les enfants et aussi pour les enseignants.

 

Actuellement, il n’y a que deux titulaires [enseignant] Ă  Arbinda. Tout le reste est Ă  Ouagadougou. Ils cherchent un moyen de regagner Ouagadougou, mais c’est difficile. Les Ă©levĂ©s viennent Ă  l’école mais il n’y a pas d’enseignants.

 

Mon appel s’adresse au prĂ©sident du Faso. On attire son attention sur la rĂ©gularitĂ© des convois  Djibo-Arbinda ; Dori-Arbinda ; Ouagadougou-Djibo. Si chaque deux semaines nous pouvons avoir ces convois, cela nous ferait Ă©normĂ©ment plaisir. Aux ONG aussi, de faire l’effort de revoir la situation d’Arbinda car ça ne va pas.

 

CĂŽtĂ© sĂ©curitaire ça va. Je dors bien quand je suis Ă  Arbinda mais le seul problĂšme est le manque  de nourriture. Les forces de l’ordre, les VDP, chacun fait de son mieux pour qu’il y ait la sĂ©curitĂ©. »  Tel est le cri du cƓur  de Issouf Maiga, prĂ©sident de l’Association pour le Soutien et l’Inclusion des Enfants et Parents en situation de DĂ©tresse dans la province du Soum (ASIEPD/PS). Il est l’invitĂ© de la rĂ©daction et rĂ©pond aux questions de Brigitte Yoda.

 

L’invitĂ© Ă  Ă©couter ici

 

 

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