🔴ALERTE – Violations supposées des Droits humains à Djibo : des « pièges perfides orchestrés par des terroristes aux abois » (Gouvernement)

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Face à des allégations de violations des droits de l’Homme attribuées aux Forces de défense et de sécurité (FDS), le gouvernement appelle à ne pas tomber dans des « pièges perfides orchestrés par des terroristes aux abois ».

Dans un communiqué en date du 12 novembre, le gouvernement a annoncé avoir été interpelé par le Bureau pays du Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH) au Burkina, pour des allégations de violations supposées de Droits humains.

« Le 9 novembre 2022, vers 14 heures, le 14e Régiment Interarmes de Djibo aurait tiré des obus sur les villages de Holdé, Yaté, Ména et Dabere-Pogowel, situés à environ 10 km du camp militaire du Régiment et de la ville de Djibo (province du Soum, région du Sahel). Aucune des sources [contactée] n’a été capable, pour l’heure, d’établir un bilan exact, mais disent qu’il y a eu plusieurs personnes tuées y compris des femmes et des enfants. Ils disent également craindre que les tirs ne se poursuivent aujourd’hui [10 novembre 2022] et les jours à venir », aurait indiqué le Bureau pays du HCDH dans son interpellation aux autorités selon le communiqué.

 

De la « manipulation et de la désinformation » selon le gouvernement qui dit ne pas être « surpris ».

 

A en croire les autorités de la transition, ces allégations de violations graves des droits de l’Homme interviennent alors que « des actions offensives sont engagées par nos vaillantes forces combattantes contre des groupes armés terroristes qui opèrent dans la région du Sahel, suite à l’attaque du camp militaire du 14e Régiment Interarmes de Djibo le 24 octobre 2022 ».

« Aux abois », les terroristes tenteraient à travers ces « allégations » de « jeter l’opprobre sur nos Forces de défense et de sécurité et nos Volontaires pour la défense de la patrie, dont le sens de l’engagement est celui de la préservation de la paix, de la sécurité et de la dignité humaine », indique le communique signé par le porte-parole du gouvernement.

Toutefois, le gouvernement remercie le Bureau pays du HCDH pour « sa démarche d’information et l’esprit de collaboration constructive avec notre pays pour la défense et la protection des Droits de l’Homme » et rassure de l’intérêt que porte le Burkina, au respect des droits humains.

Dans ce sens, « une cellule prévôtale chargée de la discipline militaire et du respect des droits des personnes interpellées et détenues lors des opérations a été créée et est fonctionnelle au sein de chaque unité de FDS opérant sur le terrain ».

Par ailleurs les autorités assurent de la diligence d’enquêtes « approfondies » à chaque allégation de violations des droits humains afin de « combattre la violence terroriste jusqu’à la libération totale de notre pays, dans le strict respect des Droits humains ».

 

Yaya Diomandé

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