🔮 URGENT – L’attaque de Gaskindé a fait 37 morts dont 10 civils et 27 militaires. (Armée)

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L’attaque contre le convoi de ravitaillement près Gaskindé (Province du Soum, région du Sahel) le 26 septembre 2022, a fait 37 morts dont 10 civils et 27 militaires. L’annonce a été faite mercredi par l’état-major.

Selon le communiqué, « les opérations de ratissage et de recherche menées ont permis d’établir le bilan suivant :
– 10 civils tués;
– 27 militaires tombés;
– 29 blessés dont 21 militaires, 07 civils et 01 VDP ».

Le communiqué de l’armée indique que trois personnes sont toujours portées disparues. « Des dégâts matériels importants » ont été enregistrés selon l’état-major.

Mardi, une note interne de l’armée annonçait la mort des 27 soldats. Ils seront inhumés le vendredi 7 octobre prochain à Ouagadougou, précisait la note.

Le gouvernement renversé par le coup d’Etat du Capitaine Ibrahim Traoré avait fait état de 11 militaires tués et 28 blessés dont 20 militaires, 1 supplétif de l’armée et 7 civils, comme bilan provisoire. Il avait précisé la disparition d’une cinquantaine de civils.

Le convoi de plus de 200 véhicules, selon des témoins, escorté par le 14ème régiment interarmes, partait ravitailler la ville de Djibo lorsqu’il a été attaqué le 26 septembre dernier par des hommes armés.

Le gouvernement de l’époque, à l’issue du dernier conseil des ministres, avait pointé du doigt des « complicités malheureuses » dans cette attaque de Gaskindé. « Pour l’instant nous allons nous taire sur les actions en cours (…) Il y a eu des complicités malheureuses dans cette attaque. Nous sommes sous le choc (…) nous voulons rassurer que les opérations menées hier (NDLR mardi 27 septembre), ont été menées avec rigueur », avait indiqué le général Silas Kéita alors ministre délégué à la Défense.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba s’était rendu à Djibo, trois jours après l’attaque. Il avait rassuré que les auteurs de ces attaques « seront traqués par tous les moyens ». Sauf que le lendemain le vendredi 30 septembre, une mutinerie éclate dans les différentes casernes et va se poursuivre le samedi 1er octobre. Damiba est contraint à la démission le dimanche 2 octobre. Il se réfugie à Lomé. Le capitaine Ibrahim Traoré est le nouvel homme fort. Il est désigné le même dimanche, chef de l’Etat.

Lamine Traoré

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