Burkina : un numéro vert pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles

Le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action sociale Marie Laurence Ilboudo a procédé ce mardi 2 mars 2021, au lancement du numéro vert 80 00 12 87 à Ouagadougou. Un numéro qui permettra de dénoncer gratuitement les violences basées sur le genre. Cette cérémonie a été présidée par le premier ministre Christophe Dabiré.

 

Le numéro vert 80 00 12 87 est désormais opérationnel. Les femmes et filles victimes de violences physiques et morales peuvent à présent dénoncer à travers ce numéro qui vient d’être mis en place par le ministère en charge de la femme. Cette action entre dans le cadre de la stratégie nationale genre 2020-2024 qui vise à réduire les violences basée sur le genre. « Les filles sont régulièrement victimes d’actes de violences qui leur causent des souffrances tant au plan physique, sexuel que psychologique et ce, du simple fait des différences établies par la société entre les sexes. Le viol, les violences conjugales, les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants ou forcés, et bien d’autres constituent encore aujourd’hui le quotidien de nombreuses femmes et filles de notre pays » a indiqué la ministre de la femme de la solidarité nationale, de la famille et de l’action sociale « La mise en place du numéro vert, le 80 00 12 87, répond à ce noble objectif qui est de renforcer les nombreux efforts consentis par le gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués, afin de réduire le phénomène des violences basées sur le genre et améliorer la condition de la Femme dans notre pays.

Plus spécifiquement, ce numéro vert facilitera la dénonciation des cas et permettra une prise en charge holistique des victimes » ajoute-t-elle. Les appels entrants sur le numéro sont anonymes et gratuits pour les trois réseaux de téléphonie existant sur le marché. Pour la mise en œuvre du projet c’est toute une équipe qui a été mise en place. « Il est opérationnel et est basé dans un centre où travaille une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, de psychologues, d’éléments de la police judiciaire et de travailleurs sociaux ». Précise Marie Laurence Ilboudo qui explique « Aussi, cette équipe assurera-t-elle la continuité du service 24 heures sur 24 afin qu’aucune personne en détresse pour raison de violence basée sur le genre ne soit laissée sans assistance »

 

Selon une étude menée en 2020 sur l’analyse genre, 56% des femmes ont subi beaucoup de violences conjugales pendant la période du confinement.                                                                                  

                                                                                                          Djamila TOPAN

 

 

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