🔴 ALERTE – Incendie véhicule Serge Bayala: « un acte prémédité et perpétré par des criminels de service » (MBDHP)

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Le Mouvement Burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) a qualifié, mercredi, l’incendie du véhicule de l’activiste Serge Bayala d’ « acte prémédité et perpétré par des criminels de service ». Et c’est avec « une vive indignation » que le MBDHP dit apprendre la nouvelle de l’incendie du véhicule du militant de la société civile, Secrétaire Général du cadre « Deux Heures Pour Nous, Deux Heures Pour Kamita ».

 

Selon le MBDHP, « des indices relevés sur les lieux du drame indiquent qu’il pourrait s’agir d’un acte prémédité et perpétré par des criminels de service, du même acabit que les lâches et sinistres individus qui, dans un passé pas si lointain ont, précise le mouvement, assassiné Fahadou Cissé et Balima Hama, responsables de l’Organisation démocratique de la Jeunesse (ODJ) du Yagha (mai 2019), essayé d’assassiner Ousmane Ouédraogo, Secrétaire général adjoint de l’Alliance Police.

 

Nationale (APN) (octobre 2019), proféré des menaces de mort contre Docteur Daouda Diallo, Secrétaire Général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) en décembre 2019, attaqué le domicile de Hervé Ouattara (décembre 2019), incendié le véhicule du journaliste Yacouba Ladji Bama (janvier 2020), posé des actes d’intimidation contre Lionel Bilgo sous forme à peine voilée de menaces de mort (mai 2020), menacé de mort Siriki Dramé, Secrétaire Général du SYNATIC (novembre 2020).

 

« Le MBDHP fait le malheureux constat que l’incendie du véhicule de Serge Bayala survient après une série d’invectives et de menaces verbales ciblées, proférées ces dernières semaines notamment, par des individus ou de groupes de personnes », peut-on lire dans le communiqué de l’organisation de défense des droits de l’homme qui ajoute qu’il n’est donc pas exclu que cet acte criminel s’inscrive dans un plan macabre d’intimidations et d’éliminations physiques de toute personne qui ose opiner négativement sur la gouvernance de notre pays, alors même que la Constitution du Burkina Faso garantit la liberté d’opinion à tout citoyen burkinabè.

 

Le MBDHP en conséquence:

« – condamne avec la plus grande fermeté l’incendie du véhicule de Serge Bayala et lui exprime son soutien et sa solidarité ;

– appelle instamment les autorités en charge de la sécurité et de la justice à prendre toutes

dispositions nécessaires afin, d’une part, d’assurer la sécurité de Serge Bayala et, d’autre part, de rechercher, appréhender et punir les commanditaires et auteurs de l’incendie de son véhicule ;

– appelle l’ensemble de ses militantes et militants à s’opposer, vaille que vaille, au retour et à toute action des vieux démons qui caressent le sinistre espoir de plonger notre pays, déjà éprouvé par les attaques terroristes, dans la désolation et le chaos ».

 

Mardi, le Front patriotique du journaliste Germain Bitiou Nama a qualifié cet incendie du véhicule de l’activiste, aussi membre de ce front, de « criminel ».

 

Avant le communiqué du Front patriotique, le mouvement de la société civile « Le Balai Citoyen » a lui dénoncé, « avec force » l’incendie qu’il qualifie de criminel du véhicule d’un de ses militant Serge Bayala. L’organisation a rassuré que rien ne peut l’intimider.

 

Plus tard dans la soirée du mardi, le gouvernement a lui aussi condamné « un acte d’un autre âge », et a rassuré l’opinion de sa détermination à protéger les vies et les biens des Burkinabè.

 

La voiture de l’activiste, Serge Bayala, Secrétaire général du cadre « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita » a été incendiée dans la nuit de lundi 22 août à mardi 23 août, (aux environs de 00h), avait plus tôt annoncé mardi l’organisation.

 

« Après plusieurs menaces de mort et des intimidations, les forces du mal sont passées à l’acte [lundi nuit] en brûlant le véhicule du SG  Bayala Lianhoué Imhotep », avait écrit via sa page Facebook le cadre.

 

« Ils ont utilisé des marteaux, des couteaux poignards, de l’essence, ils ont forcé la vitre arrière avec une brique et ils ont mis le feu », a confié Serge Bayala au journal « Le Pays ».

 

Lamine Traoré

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