Burkina: Affaire Norbert Zongo : « nous espérons comme dans le dossier Dabo Boukary et Thomas Sankara avoir très bientôt une réponse ».

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Après 24 ans d’endurance dans la lutte pour la vérité et la justice dans le dossier du Journaliste Norbert ZONGO, le collectif pour la lutte contre l’impunité garde espoir. Un espoir qui s’est matérialisé par une mobilisation lors de la commémoration du 24e anniversaire de l’assassinat du journaliste et de ses compagnons.

 

 

c’est un dépôt de gerbe de fleurs, au cimetière municipale de Gounghin, qui a constitué la rampe de lancement des activités marquant ce triste anniversaire.

Un hommage a été également rendu aux martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch manqué.

Au cimetière de gounghin, où reposent Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, ils étaient plusieurs dizaines à reprendre en chœur l’hymne du collectif pour la lutte contre l’impunité.

Pour L’Association des Journalistes Burkinabè, après toutes ces années de lutte, l’espoir est encore permis. « Combien de temps les burkinabè devront-ils encore patienter pour que justice leur soit rendue ? S’interroge Guézouma Sanogo, président de l’AJB avant de poursuivre, « Nous espérons comme dans le dossier Dabo Boukary et Thomas SANKARA avoir très bientôt une réponse ».

Quant à l’évolution du dossier Norbert, le collectif dit attendre avec impatience la décision de la cour Européenne des droits de l’homme. Il souhaite que le procès puisse enfin s’ouvrir en 2023.
Pour Chrysogone ZOUGMORÉ président du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDH) « Nous ne souhaitons pas que ce dossier soit jugé en l’absence de François Compaoré » et d’indiquer que « La logique voudrait qu’il rentre se présenter à la justice Burkinabè qu’il se défende, s’il n’est pas coupable, il sera relaxé et s’il est coupable il sera condamné et qu’il ait le courage de purger sa peine »

Le MBDHP se réjouit par ailleurs du fait que les coups d’Etat du MPSR n’aient pas entravé l’évolution des dossiers judiciaires emblématiques. Preuve selon le mouvement que la justice est plus ou moins indépendante au Burkina. En attendant, la lampe reste allumée, au centre de presse Norbert ZONGO tout comme celle du combat pour exiger la lumière sur l’assassinat du journaliste et ses compagnons.

Moumouni TAMBOURA

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