🔮 « Le malheur de l’Afrique c’est d’avoir rencontrĂ© la France », Bassolma BaziĂ© Ă  l’ONU

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Le ministre Bassolma BaziĂ© citant AimĂ© CĂ©saire aux Nations unies a affirmĂ© que l’Afrique est le seul continent au monde oĂč les populations chantent, dansent et applaudissent pour ceux qui les appauvrissent, les affament et les torturent. « Le malheur de l’Afrique c’est d’avoir rencontrĂ© la France« , a-t-il dit.

« Certes que l’Occident a violentĂ©, violĂ© et volĂ© l’Afrique, quelle est notre part de responsabilitĂ© en tant que dirigeants africains ? », s’est interrogĂ© le ministre BaziĂ© et de rĂ©pondre : « n’est-ce pas nous, dirigeants africains, qui prĂȘtons le flanc pour qu’on nous piĂ©tine ? « En effet, nous avons abandonnĂ© notre identitĂ© pour ne rien ĂȘtre. Nos noms ont disparu pour faire place Ă  d’autres noms importĂ©s et qui ne collent pas Ă  nos rĂ©alitĂ©s. Il nous faut reconquĂ©rir notre culture. Nous avons singĂ© en copiant l’occident en monogamie, voilĂ  qu’aujourd’hui on veut nous faire croire que des contre valeurs, des attitudes contre natures relĂšvent du ressort de la libertĂ© ! Il ne sera pas question d’homosexualitĂ© chez nous ! », a-t-il ajoutĂ©.

Lire l’intĂ©gralitĂ© du discours 👇

Excellence Monsieur le PrĂ©sident de la 78e Session de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale des Nations Unies ;

Excellence Monsieur le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations Unies ;

Distinguées personnalités ;

Au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, PrĂ©sident de la Transition, Chef de l’État, recevez les salutations fraternelles du Peuple et du Gouvernement du Burkina Faso.

Au nom du Peuple BurkinabĂš, je m’incline respectueusement sur la mĂ©moire des grands leaders dans le monde qui ont fait rĂȘver et espĂ©rer d’une sociĂ©tĂ© humaine juste et Ă©quitable Ă  travers leur engagement, dĂ©termination et esprit de sacrifice. Je cite notamment :

FidÚle CASTRO de Cuba ;

Patrice Emery Lumumba du Congo ;

KwamĂ© N’Nkrumah du Ghana ;

Modibo KEITA du Mali ;

Ruben Um Nyobé et Félix Moumié du Cameroun ;

Sylvanius OLYMPIO du TOGO ;

Che Guevara de l’Argentine ;

Martin Luther King et Malcolm X des États-Unis d’AmĂ©rique ;

Nelson Mandela de l’Afrique du Sud ;

Jomo Kenyatta du Kenya ;

Amilcar Cabral de la Guinée Bissau et des ßles de Cap Vert ;

Marien Ngouabi du Congo Brazzaville ;

le Capitaine Noël Isidore Thomas SANKARA du Burkina Faso ;

Ces leaders ont Ă©tĂ© pour la plupart, exĂ©cutĂ©s de façon violente, et d’autres, assassinĂ©s Ă  travers le feu des prisons et des empoisonnements. Leur seul crime a Ă©tĂ© pour chacun d’eux l’incarnation des rĂȘves, des ambitions, de l’espoir des peuples meurtris, violĂ©s, violentĂ©s et pillĂ©s !

Monsieur le Président ;

 

Ma prĂ©sence Ă  cette tribune Honorable des Nations Unies, au nom du Burkina Faso, Pays des Hommes intĂšgres, n’est pas pour Ă©riger des murs de lamentations. Je ne suis pas non plus lĂ  pour vous livrer un discours de convenance. Mais j’ai Ă©tĂ© plutĂŽt mandatĂ© en sacrifice pour vous dire que le mensonge d’État, l’hypocrisie diplomatique, la boulimie du pouvoir, la recherche effrĂ©nĂ©e du gain, l’esprit dĂ©moniaque de domination et d’exploitation de l’Homme par l’Homme sont les vraies plaies qui gangrĂšnent notre vivre ensemble et font courir toute la sociĂ©tĂ© Ă  sa perte, y compris donc notre organisation, l’ONU.

Son Excellence Monsieur Antonio Guterres, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ;

Son Excellence Monsieur Joe Biden, Président des Etats-Unis ;

Son Excellence Monsieur Dennis Francis, ReprĂ©sentant permanent de la TrinitĂ©-et-Tobago auprĂšs des Nations–Unies, Ă©lu PrĂ©sident de la 78Ăš Session de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale.

Son Excellence Monsieur Luiz Inacio Lula da Silva, Président de la République fédérative du Brésil ;

 

Permettez-moi de reprendre ici des parties de vos discours respectifs prononcĂ©s Ă  cette mĂȘme tribune Ă  l’ouverture de cette 78e session :

Primo : « Nous sommes dans un monde sens dessus-dessous ! Des cadavres jonchent les plages oĂč des milliardaires se prĂ©lassent » ;

Secundo : « Nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons une cause commune à savoir, léguer à nos enfants un monde avec un bon climat social. » ;

Tertio : « Malgré les difficultés, nous pouvons nous en sortir ; ce ne sont pas les capacités qui manquent mais la volonté politique. Si non, nous pouvons apporter le progrÚs et la paix pour tous » ;

Quarto : « Il y a dissonance entre les discours et les pratiques, les faits. Le Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU est paralysĂ©. L’ONU doit assumer ses fonctions d’un monde solidaire et Ă©quitable conformĂ©ment aux principes Ă©dictĂ©s dans la Charte. Cela suppose qu’on ait le courage de lutter contre les inĂ©galitĂ©s ».

La quintessence des expressions de ces quatre hautes personnalitĂ©s signifie clairement que les inĂ©galitĂ©s dans le monde sont voulues, si non qu’avec un minimum de courage et de volontĂ© politiques nous pouvons, Ă  dĂ©faut de les Ă©radiquer, les amenuiser Ă  leur congrue expression !

En effet, chaque annĂ©e les discours pleuvent au mĂȘme titre que les promesses et engagements. Les preuves de la dissonance entre les discours et les faits sur ces questions de principes contenus dans la Charte de l’ONU dont la justice, l’égalitĂ©, la dignitĂ©, l’intĂ©gritĂ©, le droit Ă  l’autodĂ©termination, la souverainetĂ© des États, l’inviolabilitĂ© du territoire et le respect du droit international sont ce qui se passe en Libye, dans le Sahel (prĂ©cisĂ©ment sur le Niger) et sur la crise entre la Russie et l’Ukraine.

D’abord, en Libye, suite Ă  cette catastrophe diluvienne, des milliers de vies ont Ă©tĂ© fauchĂ©es. Pour badigeonner nos consciences de tranquillitĂ© transparente, chaque Nation se prĂ©cipite pour prĂ©senter sa compassion, sa solidaritĂ©. C’est certes pour donner l’impression que nous vivons en sociĂ©tĂ© et que nous dĂ©fendons des valeurs. L’honnĂȘtetĂ© intellectuelle recommande et l’histoire des consciences nous reflĂštent que nous devons prĂ©senter nos sincĂšres excuses au peuple Libyen pour avoir Ă©tĂ©, collectivement et individuellement, par passivitĂ© condamnable ou par complicitĂ© active et inacceptable, aux cĂŽtĂ©s des bourreaux qui ont Ă©tĂ© la premiĂšre catastrophe anthropique en Libye. C’est cette catastrophe qui a mis la Libye Ă  genoux en la saccageant et tuant son guide, avant que les eaux du dĂ©luge ne viennent l’endeuiller davantage. Et malheureusement, Ă  la tĂȘte de cette catastrophe humaine Ă©taient l’ONU sous la rĂ©solution 19-70 et le silence coupable voire la complicitĂ© de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Cette macabre intervention, avec la France de Nicolas SARKOZY en tĂȘte, a liquidĂ© le guide libyen le Colonel Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Si les condolĂ©ances au peuple Libyen avaient un minimum de bon sens et sans hypocrisie, cette diplomatie macabre n’aurait jamais lieu autour du cas du Niger pour y crĂ©er une Libye bis. 

Ensuite, pour preuves que les relations internationales sont teintĂ©es d’une haute hypocrisie diplomatique dĂ©nudĂ©e de conscience, de morale, de dignitĂ©, d’intĂ©gritĂ©, de justice donc de paix, ce sont encore les mĂȘmes gesticulations dans un alignement scandaleusement mortifĂšre qui s’agitent comme des fauves autour de leur proie blessĂ©e pour la dĂ©vorer.

Aujourd’hui, nous avons fait le constat malheureux que contrairement aux discours de profession de bonne foi prononcĂ©s Ă  cette haute tribune de l’ONU invitant au respect de la charte de l’ONU et du droit international, les dirigeants reprĂ©sentant le peuple frĂšre du Niger ont Ă©tĂ© pratiquement interdits d’accĂšs au siĂšge des Nations Unies.

Le Burkina Faso condamne fermement cette manƓuvre sordide qui relĂšve de pratiques moyenĂągeuses. Cela ne peut Ă©videmment se faire que par des esprits en perte de valeur essentielle pour toute vie harmonieuse en sociĂ©tĂ©. De ce fait, nous renchĂ©rissons pour dire que l’ONU ne doit en aucun cas ĂȘtre un instrument dans les mains d’un quelconque pays.

Les leaders panafricanistes qui se sont battus pour l’unitĂ© africaine, nos grands-parents qui sont tombĂ©s dignement sous les balles assassines des colons, les dignes fils africains qui se sont sacrifiĂ©s pour l’honneur sur le continent et qui ont luttĂ© ferrocement contre la traĂźtre nĂ©griĂšre et le nĂ©ocolonialisme ont eu leur sommeil de guerriers perturbĂ© pour avoir entendu qu’une poignĂ©e d’enfants Ă©garĂ©s de l’Afrique tiennent le Niger tel une boule de coton Ă  l’envahisseur afin qu’il y mette le feu. Oui, cher Continent Africain, une poignĂ©e de tes enfants a dĂ©cidĂ© de t’humilier et de te vilipender Ă  travers le mensonge Ă©hontĂ© d’État en commençant par le Niger. Par consĂ©quent, je lance un appel vibrant et solennel aux peuples Senegalais, Beninois, NigĂ©rian, GhanĂ©en, Tchadien, Ivoirien, Comorien, Bissao-GuinĂ©en et tous les peuples d’Afrique Ă  se mobiliser davantage dans la fraternitĂ© et la solidaritĂ© africaine afin d’éviter que les impĂ©rialistes mettent le feu au Niger comme le cas de la Libye.

Monsieur le PrĂ©sident de la 78e Session de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale;

Monsieur le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU ;

Distinguées personnalités en vos grades, titres et rangs respectifs;

 

J’insiste Ă  cette tribune de l’ONU et devant le monde entier que la CEDEAO, l’Union africaine et l’ONU doivent impĂ©rativement se muer en des organisations vĂ©ritables des peuples en lieu et place de structures d’une minoritĂ© de Chefs d’Etat. Elles ne doivent pas ĂȘtre utilisĂ©es et instrumentalisĂ©es pour dĂ©stabiliser des Pays frĂšres en assassinant leurs leaders. Ce n’est qu’à ce prix que la Charte de l’ONU et le droit international auront un sens !

Enfin, parlant de la Charte de l’ONU et du Droit international, un conflit entre la Russie et l’Ukraine est entretenue et voulue par certaines autres puissances.

Ainsi, plusieurs Pays occidentaux notamment les États-Unis et l’Union EuropĂ©enne y ont dĂ©versĂ© toute sorte de soutiens notamment militaires. Les populations civiles ukrainiennes engagĂ©es comme volontaires dont certains pilotent mĂȘmes des chars sont fĂ©licitĂ©es et traitĂ©es de patriotes.

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face Ă  une guerre qui leur a Ă©tĂ© imposĂ©e par l’impĂ©rialisme sous le couvert de terroristes de tous acabits (AQMI, DAESH, JNIM, etc.) semant terreur et dĂ©solation. MalgrĂ© l’existence de cette mĂȘme Charte des Nations Unies avec ses principes d’égalitĂ©, de justice d’une part et d’autre part du mĂȘme droit international invoquĂ© Ă  cette tribune de l’ONU, il y a nettement un fossĂ© abyssal dans le traitement des questions. En effet :

Prenant le cas du Burkina Faso, les populations civiles face aux incursions barbares et meurtriĂšres des terroristes ont dĂ©cidĂ© de s’engager aux cĂŽtĂ©s des Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© (FDS). Ces populations ainsi engagĂ©es, formĂ©es et encadrĂ©es par les FDS sont appelĂ©es des Volontaires pour la DĂ©fense de la Patrie (VDP). Ainsi, au Burkina Faso, nous avons 58 000 VDP dont 42 000 VDP Communaux et 16 000 VDP Nationaux qui combattent sur tous les fronts aux cĂŽtĂ©s des FDS, formĂ©s-encadrĂ©s-orientĂ©s par elles. Celles-ci n’agissent que sur instruction et surveillance des FDS et conformĂ©ment Ă  des textes rĂ©glementaires en vue de protĂ©ger leurs vies et leurs biens. Ce sont ces Patriotes que certains chefs d’État de la CEDEAO et de l’Union Africaine, sur instrumentalisation de puissances impĂ©rialistes capitalistes, tentent de faire croire Ă  la CommunautĂ© internationale que ce sont des milices : c’est cela le mensonge Ă©hontĂ© d’État !

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président ;

 

Si la communautĂ© internationale Ă©tait honnĂȘte et sincĂšre dans son engagement contre le terrorisme, il ne perdurera point de sorte Ă  ce que des populations civiles s’engagent et se forment pour assurer leurs propres dĂ©fenses. Parlant d’un manque de franchise de cette CommunautĂ© internationale, voici des exemples :

PremiĂšrement, lorsque le Mali, le Burkina Faso, le Niger et d’autres pays se sont organisĂ©s sur leurs frontiĂšres communes en mutualisant leurs forces pour faire face au terrorisme, la France est venue de nulle part imposer son instrument qu’est le G5 Sahel.

Aujourd’hui, la CEDEAO qui a subitement une force d’intervention pour rĂ©tablir des dĂ©mocraties a annoncĂ© un apport de 2 milliards de dollars US. Mais de la crĂ©ation de cette G5 Sahel jusqu’à sa propre vaporisation, cette CEDEAO n’a pu dĂ©bourser que 25 millions de dollars US. OĂč est donc le sĂ©rieux dans la dĂ©fense des vies humaines prĂŽnĂ©e par la DĂ©claration universelle des droits de l’Homme et des Peuples.

DeuxiĂšmement, le Burkina Faso subit des sanctions cyniques suite au coup d’État du 30 septembre 2022. Cette nĂ©buleuse dite CommunautĂ© internationale, sous l’impulsion de la France qui est passĂ©e par ses valets locaux en Afrique a tentĂ© d’abord de faire nommer un Premier ministre au Burkina Faso en vain, ensuite ils sont passĂ©s Ă  l’imposition de ministres dans des postes stratĂ©giques au sein du Gouvernement BurkinabĂš en vain et enfin ils ont nĂ©gociĂ© le maintien des relations afin que le Capitaine Ibrahim TRAORE mette en Ɠuvre tout ce qu’ils dĂ©cideront, condition sine qua non d’une durĂ©e Ă  souhait au pouvoir. L’ayant aussi refusĂ© au nom de l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de son Peuple, une avalanche de mesures rĂ©pressives, de menaces, de tentatives de coups d’État, manƓuvres immorales sont en Ă©laboration dans des laboratoires criminels. Et malheureusement, toutes ces manƓuvres et missions macabres sont pilotĂ©es en marionnettes tĂ©lĂ©guidĂ©s par des personnages de couloirs prĂ©sidentiels africains.

C’est ainsi que mĂȘme cette fameuse initiative d’Accra sans le Mali n’a pas fait long feu.

TroisiĂšmement, en plus des coupures d’aides, d’annulation de conventions de formations de nos Forces de DĂ©fenses et de SĂ©curitĂ© (FDS), nous assistons au blocage de notre matĂ©riel militaire commandĂ© avec la sueur de nos compatriotes, toujours sous l’impulsion de la France.

En exemple, pour les vecteurs aĂ©riens nĂ©cessaires pour le contrĂŽle et la dĂ©fense du territoire, nous avons eu un contrat avec le BrĂ©sil dont la Licence d’Arme devait provenir de la Belgique, et le systĂšme de Navigation et de Tir ainsi que des Cameras des États-Unis d’AmĂ©rique, puis un Moteur du Canada. Ces moyens sont aujourd’hui fallacieusement et cyniquement bloquĂ©s. Vous parlez de DĂ©fense de Droits Humains Ă  cette tribune de l’ONU, je vous invite donc Ă  nous livrer incessamment nos Armes pour la dĂ©fense et la protection de nos populations meurtries. En tout Ă©tat de cause, vous ĂȘtes solennellement saisis et si rien n’est fait, l’histoire vous tiendra responsable de non-assistance Ă  personnes en danger !

Monsieur le PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale ;

Monsieur le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU ;

ChĂšres personnalitĂ©s dotĂ©es toujours d’un minimum de bon sens;

 

Ce tableau peu reluisant de cette communautĂ© internationale caractĂ©risĂ© par la non-assistance Ă  État en proie au terrorisme, l’hypocrisie internationale, la suprĂ©matie de quelques puissances au sein de l’ONU, la complicitĂ© au pillage de l’Afrique, etc. ne commande-t-il pas la traduction de cette communautĂ© internationale devant la CPI ?

 

En un mot, notre sĂ©curitĂ© sera assurĂ©e par nous-mĂȘmes en prioritĂ© et non par quelqu’un d’autre.

Sur la question de la prĂ©sence de WAGNER au Burkina Faso chantĂ©e par une certaine presse tĂ©lĂ©guidĂ©e depuis l’ElysĂ©e, je repondrai ceci :

Oui, Monsieur le PrĂ©sident, c’est nous les WAGNER du Burkina Faso ! Oui, ces braves FDS et VDP sont les WAGNER du Burkina Faso !!

Par consĂ©quent, du haut de cette Tribune de l’ONU qui magnifie le sacrifice de tout patriote au nom de l’intĂ©rĂȘt national, je salue vivement la mĂ©moire de tous ceux qui sont tombĂ©s les armes Ă  la main et magnifie le courage et l’intĂ©gritĂ© de ceux qui sont toujours en vie et foncent inexorablement et de façon sacrificielle vers la victoire de notre peuple et la sauvegarde de notre Patrie.

Au lieu de nous aider Ă  arrĂȘter cette saignĂ©e humaine, ce sont des accusations fallacieuses, des mensonges Ă©hontĂ©s d’État englobĂ©es dans une diplomatie d’hypocrisie et des menaces voilĂ©es pour nous indiquer des partenaires Ă  frĂ©quenter et des conduites Ă  tenir ! Nous disons non !

Au nom de la mĂȘme Charte des Nations Unies et du Droit International que vous Ă©voquez tous et toutes ici Ă  cette Tribune, les peuples Africains en GĂ©nĂ©ral et SahĂ©liens en particulier sont rĂ©solument engagĂ©s Ă  assumer absolument et pleinement leur Ă©mancipation totale pour un progrĂšs social vĂ©ritable. Ainsi, le Burkina Faso liera de façon souveraine ses partenariats avec qui il veut et achĂštera ses moyens de dĂ©fense avec qui il veut ! Qu’un pays s’appelle Russie, Iran, Turquie, AzerbaĂŻdjan, Cuba, Nicaragua, CorĂ©e du Nord, le Burkina Faso y achĂštera et y vendra librement ses produits sans intermĂ©diaire encore moins une autorisation de qui que ce soit ; et cela, advienne que pourra !

Monsieur le PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale ;

Monsieur le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU ;

ChĂšres personnalitĂ©s dotĂ©es toujours d’un minimum de bon sens;

 

Parlant toujours d’hypocrisie et de mensonge d’État, dans cette question de lutte contre le terrorisme en GĂ©nĂ©ral et dans le Sahel en particulier, voici d’autres faits que vous n’ignorez certainement pas et j’en suis certain :

Primo, dans le Sahel nous avons prĂšs d’une dizaine de milliers de soldats d’armĂ©es Ă©trangĂšres composĂ©s en majoritĂ© de soldats français mais Ă©galement des soldats amĂ©ricains, allemands, italiens, etc. avec des armes, des matĂ©riels volants et de surveillance des plus sophistiquĂ©s au monde et malgrĂ© tout, personne ne voit des colonnes de centaines de terroristes se dĂ©placer pour aller servir la dĂ©solation et la mort, souvent avec des armes inimaginables.

Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, il n’y a ni usine de fabrique d’armes ni de munitions. Qui recrute donc ces terroristes ? Qui les entrainent ? Qui les dotent en permanence ? Qui les nourrit et avec quels moyens ? Croyez-vous Ă  cette philanthropie au nom de laquelle des occidentaux vont envoyer leurs militaires au Sahel mourir pour les beaux yeux des SahĂ©liens ? Si oui, qu’est ce qui justifie les Ă©nervements et autres gesticulations diplomatiques dĂšs qu’on dit Ă  la France de dĂ©guerpir militairement?

La vraie raison, ce sont les ressources du sous-sol au Sahel ! En effet, l’AssemblĂ©e nationale française a votĂ© la loi n°057-7-27 du 10 janvier 1957 paru dans le journal officiel de la RĂ©publique Française du 12 janvier 1957 portant crĂ©ation de l’Organisation Commune des RĂ©gions Sahariennes (OCRS) qui regroupe des parties du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie, de l’AlgĂ©rie, etc. Cette zone n’a jusque-lĂ  pas d’égale dans le monde en termes de richesses du sous-sol. A titre d’exemple, la nappe phrĂ©atique la plus importante va de la Mauritanie Ă  la Somalie en passant par le Mali, l’AlgĂ©rie, la Libye, le Niger, etc. Le journal le Monde du 23 juillet 1957 avançait le chiffre de 6 Ă  7 millions de tonnes de pĂ©trole comme production potentielle annuelle du Sahara. En plus de ces ressources naturelles, nous avons l’uranium, l’or, le cobalt, le zinc, le diamant, le lithium, le cuivre, etc.

Si vous les occidentaux, vous aimez tant les SahĂ©liens pour y amener vos militaires mourir au nom de la dĂ©mocratie, de la libertĂ©, des Droits Humains et de la paix, pourquoi tout le Continent Africain qui compte 1,3 Milliards d’Habitants, donc le deuxiĂšme Continent le plus peuplĂ©, 30 415 873 Km2, et 54 États n’a aucun siĂšge permanent au sein du Conseil de SĂ©curitĂ© avec un Droit de Veto ? N’est-ce pas au-delĂ  d’un crime d’État, un Crime ONUsien?

Donc halte au mensonge diplomatique grossier consistant à dire que ces puissances impérialistes viennent au sahel pour défendre la Démocratie et des Droits Humains.

Parlant de Droits Humains, je vous rappelle que la premiĂšre Charte au Monde sur cette question de Droits de l’Homme est bien celle de KURUKAN FUGA de 1236 au MandĂ©, actuel Mali.

De ce fait, que les moralisateurs expansionnistes gardent leurs rhĂ©toriques de respect de droits humains Ă  gĂ©omĂ©trie variable pour leurs terroristes qu’ils encadrent.

Secundo, l’Afrique n’aime pas comparer les morts ! C’est un manque d’éducation que de le faire ! Par consĂ©quent, je m’incline respectueusement sur la mĂ©moire de toutes les nationalitĂ©s ayant perdu la vie en Afrique en gĂ©nĂ©rale et au Sahel en particulier. Ainsi, sur les sorties hasardeuse, condescendante et malheureuse du PrĂ©sident de la RĂ©publique Française Emmanuel Macron et qui frisent souvent le ridicule tout se glorifiant d’une hypothĂ©tique condescendance sur les peuples africains, je m’impose le devoir de lui faire un petit cours d’histoire sur sa propre histoire. VoilĂ  pourquoi, les salles de classes sont faites pour que les enfants apprennent les cours et grandissent bien, que de s’adonner Ă  autre chose au risque de se perdre Ă  jamais. Mais pour commencer, je prĂ©cise qu’aucun peuple africain ne s’est opposĂ© au peuple français : il n’y a pas donc de sentiment antifrançais en Afrique et il y en aura jamais du fait de notre lĂ©gendaire hospitalitĂ© et amour du prochain. Il y a que les peuples africains refusent la condescendance, l’arrogance, l’insolence, la suffisance, le paternalisme, le pillage de ses ressources et le crime organisĂ©.

En effet, pour votre mémoire, Monsieur Emmanuel MACRON :

D’abord, je rappelle l’appel Ă  travers la BBC en Angleterre le 14 juin 1940 lancĂ© par votre propre grand-pĂšre le GĂ©nĂ©ral De Gaule Ă  l’endroit de l’Afrique pour venir sauver la France des griffes des Nazis. Comme rappel nous avons :

« 17 000 Maliens morts pendant les deux guerres mondiales. Une dette de sang que la France semble avoir occulté », Cf livre de Bakari KAMIAN, Professeur agrĂ©gĂ© de l’UniversitĂ©-Sorbonne : « Des tranchĂ©es de verdum Ă  l’église Saint-Bernard : 80 000 combattants maliens au secours de la France (1914-1918) et 1939-1945 ». (Editions KARTHALA./ 2001. Extraits : 343- 345) ;

«  Les morts pour la France (Page 343) Tableau 20 : les vĂ©tĂ©rans en AOF, 1952 et 1959 ;

Page 344, Tableau 21 : Les vétérans soudanais des deux guerres :

–Total des victimes du Mali, du Burkina Faso et du Niger : 82 208 Combattants tombĂ©s ;

–Total GĂ©nĂ©ral AOF : 154 519 combattants. Cf. Source : Henri LIGER, Rapport de fin de mission en AOF, Dakar, le 13 juillet 1950, Archive du SĂ©nĂ©gal, cote 4 D 68 (89) – voir Annexe V.

 

Ensuite, le 17 novembre 1986, François Mitterrand, prĂ©sident Français d’alors, en rĂ©ponse au Capitaine Thomas SANKARA disait : « l’Afrique a Ă©tĂ© pillĂ©e. J’ai parlĂ© de matiĂšres premiĂšres. J’aurais dĂ» parler des hommes ! Pendant des siĂšcles, on vous a exploitĂ© humainement : on a volĂ© vos hommes, vos femmes, vos enfants. On s’est servi de vous. Je comprends votre refus, votre rĂ©volte, et j’approuve votre combat. Vous avez raison de refuser d’ĂȘtre un Continent sacrifiĂ©. Le moment est venu oĂč vous devez vous-mĂȘmes dĂ©velopper vos Ă©conomies Ă  partir de ses biens et de ses hommes. Et le devoir de ces pays qui ont profitĂ© abusivement du travail africain, c’est de restituer Ă  l’Afrique une part de ce qui a Ă©tĂ© pris au travers des siĂšcles derniers ». Effectivement, l’Afrique a toujours Ă©tĂ© vachement pillĂ©e mais elle reste riche en Hommes, en valeur et en richesses miniĂšres. Pour preuves :

Parlant de ces Ressources miniùres, l’Afrique c’est :

30 % des réserves minérales mondiales ;

40 % des rĂ©serves d’Or ;

33 % des réserves de diamants ;

80 % des réserves de coltan (téléphones) ;

60 % des réserves de Cobalt (batteries) ;

55 % des réserves en Uranium etc.

C’est pour la dĂ©fense ferme de cette Afrique que la jeunesse africaine est plus que jamais dĂ©bout.

Monsieur MACRON, avez-vous encore besoin d’un peu d’histoire pour vous remĂ©morer ?

Enfin, bien avant cette sortie regrettable et donc malheureuse du PrĂ©sident français Emmanuel Macron, il s’était attaquĂ© comme tant d’autres de ses compatriotes politiciens Ă  la maternitĂ© africaine et lĂ  aussi, je tiens Ă  lui rappeler que :

l’Allemagne compte 83 millions d’habitants environs sur une superficie de 347 000 Km2 face au Congo qui a 95 millions d’habitants sur une superficie de 2 345 000 Km2 ;

la Belgique compte 11 millions d’habitants sur une superficie de 30 000 Km2 face au Gabon qui a 2,5 millions d’habitants sur 267 000 Km2;

la France compte environ 68 millions d’habitants sur 672 329 Km2 face à la Namibie qui compte 2,5 millions d’habitants sur 825 000 Km2.

C’est fort de tout ce qui prĂ©cĂšde que AimĂ© CĂ©saire (Paix Ă  son Ăąme) disait : « l’Afrique est le seul continent au monde oĂč les populations chantent, dansent et applaudissent pour ceux qui les appauvrissent, les affament et les torturent. Le malheur de l’Afrique c’est d’avoir rencontrĂ© la France » !

Certes que l’Occident a violentĂ©, violĂ© et volĂ© l’Afrique, quelle est notre part de responsabilitĂ© en tant que dirigeants africains ?

N’est-ce pas nous, dirigeants africains, qui prĂȘtons le flanc pour qu’on nous piĂ©tine ? En effet, nous avons abandonnĂ© notre identitĂ© pour ne rien ĂȘtre. Nos noms ont disparu pour faire place Ă  d’autres noms importĂ©s et qui ne collent pas Ă  nos rĂ©alitĂ©s. Il nous faut reconquĂ©rir notre culture. Nous avons singĂ© en copiant l’occident en monogamie, voilĂ  qu’aujourd’hui on veut nous faire croire que des contre valeurs, des attitudes contre natures relĂšvent du ressort de la libertĂ© ! Il ne sera pas question d’homosexualitĂ© chez nous !

Monsieur le président ;

 

Ce qui vient d’ĂȘtre dĂ©crit sont les Ă©tiquettes profondĂ©ment malheureuses d’une ONU aujourd’hui rĂ©sumĂ©e qu’à sa portion de forme car :

1,2 milliards de personnes sont plongées dans la misÚre ;

2000 milliards de dollars US dans l’armement ;

20 fois le Budget de l’ONU dans le nuclĂ©aire ;

sur les questions de dĂ©veloppement, l’Afrique reçoit du FMI et de la Banque Mondiale 34 milliards de dollars US contre 160 Milliards de Dollars US Ă  l’occident ;

la paralysie du Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU ;

la paralysie de l’Organisation Mondiale du Commerce;

la montée des tensions suite aux repositionnements géostratégiques ;

l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est bloquĂ©e ;

Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM) qui fonctionnent en véritables usuriers;

l’Organisation Mondiale de la SantĂ© (OMS) qui est de plus en plus dominĂ©e par les firmes pharmaceutiques de rente donnant ainsi une prioritĂ© commerciale que sociale aux vaccins tel que le vaccin contre la COVID-19 ;

l’ONU qui devient de plus en plus l’ombre d’elle-mĂȘme de par les tentatives de sa prise en otage par un conglomĂ©rat de puissances internationales brouillant ainsi la clartĂ© et le sĂ©rieux dans ses prises de dĂ©cisions;

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Par consĂ©quent les peuples africains en gĂ©nĂ©ral et SahĂ©lien en particulier se battront vigoureusement pour que la CEDEAO, l’Union Africaine et mĂȘme l’ONU soient des institutions au service vĂ©ritablement des peuples du monde pour leur profonde Ă©mancipation et le progrĂšs social vĂ©ritable. Parce que ce sont les manquements de ces organisations, leur manque de sincĂ©ritĂ©, leur dĂ©cision clientĂ©liste et Ă  gĂ©omĂ©trie variable, la couverture des tripatouillages constitutionnelles avec leurs lots de crimes, la promotion de la mauvaise gouvernance, le pillage, la dĂ©sorganisation sociale et la corruption qui conduisent immanquablement aux coups d’Etat qui ne sont donc que des consĂ©quences. Traitons donc les causes et les consĂ©quences disparaĂźtront d’elles-mĂȘmes. Mais si nous continuons avec ce jeu de l’autriche, Ă  la diplomatie d’hypocrisie, au mensonge Ă©hontĂ© d’État, aux crimes organisĂ©s, aux tripatouillages constitutionnels et Ă  la fabrication de larbins Ă  la tĂȘte de nos États Africains, mĂȘme l’ONU risque de ne pas Ă©chapper Ă  un coup d’État ! A bon entendeur salut!

Dans ce sens et afin de prendre leur destin en main, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont signĂ© l’Alliance des États du Sahel en abrĂ©gĂ© AES.

 

 

L’AES est une architecture pour la sĂ©curisation de nos pays partant du traitĂ© rĂ©visĂ© de l’autoritĂ© de dĂ©veloppement intĂ©grĂ© de la RĂ©gion du Liptako-Gourma. Prenant en compte la situation sĂ©curitaire et surtout le manque de franchise dans le partenariat ; il s’agit de compter sur nos propres ressources en recherchant la mutualisation de nos moyens et Ă  Ɠuvrer Ă  faire disparaĂźtre les discontinuitĂ©s dans les espaces de manƓuvre opĂ©rationnelles.

Monsieur le Président ;

 

Je vous signifie avec force et fermeté, dans une haute et intelligible voix que :

Primo, nous, peuples africains, sommes fonciĂšrement dĂ©mocrates. Pour preuve, notre attachement Ă  la dignitĂ© humaine transcende la dĂ©mocratie ! Ce que nous refusons, c’est moins donc la dĂ©mocratie, que « le piĂšge de la dĂ©mocratie » qui nous est tendu. Ainsi, la dĂ©mocratie Ă©lectoraliste, s’est avĂ©rĂ©e un moyen de contrĂŽle de nos Etats Ă  travers le jeu de chaises musicales de dirigeants trĂšs souvent imposteurs, corrompus, voleurs et violeurs de constitution car Ă©trangers au seul intĂ©rĂȘt de nos Etats africains qui vaille.

Secundo, nous africains, sommes-nous aujourd’hui reconnus dans notre DIGNITE D’HOMME, au sens de « Un Homme est Ă©gal Ă  un Homme » ? La rĂ©ponse, assurĂ©ment est NON, au-delĂ  des convenances circonstanciĂ©es pour nous endormir et mieux nous asservir ! Triste pour le continent noir, reconnu scientifiquement comme berceau de l’humanitĂ© mais dans la rĂ©alitĂ© humiliĂ©, placĂ© sous contrĂŽle dominĂ© !

Des indĂ©pendances factices aux guerres fratricides, de la dĂ©mocratie Ă©lectoraliste aux aides biaisĂ©es, des guerres de rapine au terrorisme malicieusement fabriquĂ©, entretenu et injectĂ© dans nos contrĂ©es africaines notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, il y a une seule constante : nous dominer, maintenir le « pied sur notre cou » tel le cas de notre malheureux frĂšre George Floyd aux États-Unis ici mĂȘme ! Est-ce cela la dĂ©mocratie ?

Et il se trouve des partisans de cette conception Ă©triquĂ©e de la libertĂ© pour justifier intellectuellement l’asservissement et la barbarie contre nos peuples en lutte pour leur dignitĂ© et leur souverainetĂ© au nom d’un principe paradoxal de libertĂ© qui, in fine assassine la libertĂ©. Oh LibertĂ©, quel crime n’a-t-on pas commis en ton nom !

C’est pourquoi, nous dĂ©cidons dĂ©sormais de dire NON ! NON Ă  tous ces « amis qui nous veulent du bien » au point de nous menacer de guerre pour imposer leur amitiĂ© ! Nous adapterons cette dĂ©mocratie tant brandie et chantĂ©e par des Loups dans des peaux de bĂ©liers, afin de secrĂ©ter, par nous-mĂȘme, le leadership politique adĂ©quat pour nos peuples en vue de leur BONHEUR. Oui, l’émancipation totale et le ProgrĂšs social vĂ©ritable pour nos peuples constituent la finalitĂ© de toute action qu’elle soit politique, Ă©conomique, socio-culturelle et/ou sĂ©curitaire.

TroisiĂšmement, les peuples africains en gĂ©nĂ©ral et ceux sahĂ©liens en particulier ont dĂ©couvert des chaĂźnes d’aliĂ©nations Ă©conomique, sĂ©curitaires, socio-culturelles matĂ©rialisĂ©es en accords secrets avec la France et sont engagĂ©s Ă  les casser pour leur Ă©mancipation vĂ©ritable. Ce sont entre autres :

la dette coloniale, nous n’allons pas fermer les yeux et la payer tout en laissant nos populations mourir de faim, de soif et de maladie ;

la question de la monnaie donc du Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) n’est pas une propriĂ©tĂ© africaine. Au plan juridique « la propriĂ©té » est « le droit de jouir et disposer des choses de la maniĂšre la plus absolue » (Article 544 du Code civil français). Un brevet est donc dĂ©tenu par la France sur le Franc CFA ; elle est par consĂ©quent propriĂ©taire du Franc CFA et elle la loue aux États francophones Africains. Ce qui est marrant en plus est que les billets produits par la France pour l’Afrique de l’Ouest diffĂšrent de ceux de l’Afrique centrale en valeur monĂ©taire sous la mĂȘme appellation de franc CFA. Le seul document reconnaissant le Franc CFA est le dĂ©cret n°45-0136 du 26 dĂ©cembre 1945 dont les signataires furent : Charles De Gaulle, PrĂ©sident du Gouvernement provisoire ; RĂ©nĂ© PLEVEN Ministre des Finances et Jacques SOUSTELLE, Ministre des Colonies ;

la prioritĂ© aux intĂ©rĂȘts et aux entreprises françaises dans les marchĂ©s publics et appels d’offre publics ;

le Droit exclusif de fournir des Ă©quipements militaires et de former les officiers militaires des colonies ;

QuatriĂšmement, personne n’applaudit un coup d’État, mais si nous ignorons que ces coups d’État sont souvent des consĂ©quences de la mauvaise gouvernance et des tripatouillages constitutionnels pour s’offrir des mandats supplĂ©mentaires, il y en aura toujours. Donc ayons la luciditĂ© de combattre les vraies causes en restant exigeant sur le respect des rĂšgles dĂ©mocratiques et de la gouvernance vertueuse. 

CinquiĂšmement, les peuples africains ne sont pas opposĂ©s au peuple français. Mais c’est plutĂŽt la politique française, pleine de condescendance qui est rejetĂ©e. En effet, la France en refusant le rapatriement de son ambassadeur rĂ©cusĂ© au Niger, est une violation du Droit international notamment l’article 9 alinĂ©as 1 et 2 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961.

En dĂ©cidant de l’interdiction des artistes du Burkina Faso, du Mali, et du Niger en France, c’est une mĂ©connaissance grave de la portĂ©e culturelle en tant que moteur d’équilibre familiale, communautaire voire nationale. L’artiste est un mĂ©decin du psychique.

En dĂ©clarant qu’ils ne veulent pas de chĂŽmeurs, de migrants, de voleurs etc. en France, nous en Afrique en GĂ©nĂ©ral et au Sahel en particulier, ce sont les producteurs de chĂŽmeurs et de voleurs via le pillage cynique de nos ressources que nous ne voulons pas.

Mes sincĂšres reconnaissances aux peuples du Monde, et Ă  l’ensemble des personnalitĂ©s Ă  tous les niveaux dans le monde qui comprennent et accompagnent le Burkina Faso, le Mali, et le Niger dans cette montĂ©e certes difficile mais sacerdotale sur le chemin de la pleine Ă©mancipation, l’expression de la dignitĂ©, de l’honneur, de la libertĂ©, de l’égalitĂ©, de la prospĂ©ritĂ©, de la Justice et donc de la Paix!

Face Ă  la situation que traverse le Burkina Faso, le gouvernement burkinabĂš a mis en Ɠuvre des actions vigoureuses Ă  travers l’adoption d’un nouveau plan de dĂ©veloppement, le Plan d’Action pour la Stabilisation et le DĂ©veloppement (PA-SD 2023-2025), et ses quatre axes prioritaires qui sont :

La lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale ;

La réponse à la crise humanitaire ;

La refondation de l’État et l’amĂ©lioration de la gouvernance ;

La réconciliation nationale et la cohésion sociale.

Ces efforts visent Ă  offrir Ă  la population burkinabĂš de meilleures conditions de vie. Tout en saluant l’ensemble des partenaires Ă  travers le monde qui nous accompagnent, nous invitons vivement ceux qui sont toujours dans le doute ou tĂ©tanisĂ©s par des rapports au contenu faux qu’ils sont les bienvenus au Burkina Faso Ă  condition que le partenariat cadre avec la vision de la Transition rĂ©sumĂ©e dans ces quatre axes.

Vive l’ONU !

Vive la 78e Session de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale !

Vive les peuples en lutte !

Vive la solidarité entre les Peuples !

Vive l’Afrique Libre !

Vive l’Alliance des États du Sahel !

Vive le Burkina Faso, Pays des Hommes IntĂšgres !

HASTA LA VICTORIA, SIEMPRE !

 

La Patrie ou la Mort Nous Vaincrons !

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