🔮 Tentative de putsch au Gabon : Ali Bongo en « rĂ©sidence surveillĂ©e »

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Les militaires qui ont pris le pouvoir ce mercredi matin au Gabon ont affirmĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision d’État que le PrĂ©sident Ali Bongo Ondimba Ă©tait en « rĂ©sidence surveillĂ©e« , entourĂ© de sa famille et de ses mĂ©decins.

Ces militaires, regroupĂ©s au sein d’un cadre appelĂ© « ComitĂ© pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) », ont annoncĂ© ce matin avoir pris le pouvoir dans le but de « prĂ©server la paix » au nom du peuple gabonais. Ils reprochent au rĂ©gime d’Ali Bongo une « gouvernance irresponsable et imprĂ©visible qui se traduit par une dĂ©gradation continue de la cohĂ©sion sociale, risquant de plonger le pays dans le chaos ».

Selon eux, le Gabon traverse une « grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale ».

Internet, coupĂ© depuis samedi, a Ă©tĂ© rĂ©tabli peu de temps aprĂšs l’annonce du putsch.

« Les frontiĂšres resteront fermĂ©es jusqu’Ă  nouvel ordre », a dĂ©clarĂ© l’un de ces militaires, affirmant s’exprimer au nom du « ComitĂ© de transition et de restauration des institutions ».

Les Ă©lections du samedi dernier, qui avaient dĂ©signĂ© Ali Bongo vainqueur avec 64,27% des voix selon le Centre gabonais des Ă©lections, ont Ă©galement Ă©tĂ© annulĂ©es. Les militaires du CTRI ont dĂ©clarĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision que « l’organisation des Ă©chĂ©ances Ă©lectorales, dites Ă©lections gĂ©nĂ©rales du 26 aoĂ»t 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crĂ©dible et inclusif, tant espĂ©rĂ©es par les Gabonais et les Gabonaises ».

« Toutes les institutions de la RĂ©publique sont dissoutes, notamment le gouvernement, le Cena, l’AssemblĂ©e Nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil Ă©conomique, social et environnemental, ainsi que le Conseil gabonais des Ă©lections », ont dĂ©cidĂ© les militaires.

Selon le CTRI, l’un des fils du PrĂ©sident a Ă©tĂ© mis aux arrĂȘts.

La France suit « avec la plus grande attention » la situation au Gabon. PĂ©kin a appelĂ© « les parties concernĂ©es » Ă  « garantir la sĂ©curité » du prĂ©sident Ali Bongo. « La Chine suit de prĂšs l’Ă©volution de la situation au Gabon et appelle les parties concernĂ©es Ă  agir dans l’intĂ©rĂȘt du peuple gabonais [
], Ă  un retour immĂ©diat Ă  l’ordre normal, et Ă  garantir la sĂ©curitĂ© personnelle d’Ali Bongo », a dĂ©clarĂ© un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, devant la presse.

 

Yaya Diomandé / Oméga Médias

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