🔴Retrait de l’armée française du Burkina : « J’attends que le président de transition Ibrahim Traoré puisse s’exprimer » (Emmanuel Macron)

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Après l’annonce du départ de l’armée française du Burkina Faso à la demande de ce dernier, le président Français dit  » attendre que le président de transition Traoré puisse s’exprimer ».

 » j’ai compris que les messages qui étaient sortis à ce stade relevaient d’une grande confusion, celui-ci étant en déplacement hors de la capitale. Donc, je pense qu’il faut garder beaucoup de prudence, et veiller à ce qui est une spécialité de certains dans la région, qui peuvent avoir partie liée au demeurant avec ce que nous vivons en Ukraine, à savoir nos amis Russes […]. Nous attendons des clarifications de la part de M. Traoré sur ce sujet » a déclaré Emmanuel Macron.

Une déclaration faite dimanche lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 60e anniversaire du traité de réconciliation entre la France et l’Allemagne.

Depuis ce dimanche 22 Janvier 2023, circule sur les réseaux sociaux, un document « confidentiel » dans lequel le ministère des affaires étrangères rappelle que « le 17 décembre 2018, le Gouvernement du Burkina Faso a conclu avec le Gouvernement de la Republique française un accord relatif au statut des éléments de Forces Armées Françaises intervenant au Burkina Faso pour la sécurité au Sahel… »

Pour l’instant, aucune déclaration officielle ne confirme l’authenticité de ce document qui précise que le gouvernement burkinabè dénonce et met fin « dans son entièreté à l’accord ci-dessus évoqué ».

Samedi soir, l’Agence d’Information du Burkina révélait que le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi dernier, l’accord qui régit depuis 2018, la présence des Forces armées françaises sur son territoire.

L’AIB explique que dans cette dénonciation, selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, le gouvernement donne un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè.

Depuis plusieurs mois, des manifestations sont régulièrement organisées pour demander le départ des militaires de l’opération Sabre – quelque 300 militaires – stationnés à Kamboinssin, au Nord-Est de Ouagadougou.

Ces manifestants accusent la France de ne pas être suffisamment engagée pour aider le Burkina Faso en proie au multiples attaques terroristes.

Bruno Bayala/Oméga médias

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