🔮Burkina – Transition : Le front patriotique trouve « inappropriĂ©e, la reconduction des 5 ministres de Damiba »

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Germain Bitiou Nama et ses camarades sont indignĂ©s face au maintien des 5 ministres de l’ùre Damiba, dans la nouvelle Ă©quipe gouvernementale. Ils l’ont fait savoir au cours d’une confĂ©rence de presse, animĂ©e jeudi 3 novembre Ă  Ouagadougou. C’était Ă©galement l’occasion pour ce conglomĂ©rat de partis politiques et d’organisations de la sociĂ©tĂ© civile de se prononcer sur la composition du MPSR mais aussi des questions de coopĂ©ration entre le Burkina Faso et d’autres pays.

Pour ce qui concerne la composition du nouveau gouvernement de la transition, la position du Front patriotique est claire. Le dernier gouvernement sous Damiba « s’est rendu complice » dans la non application d’une dĂ©cision de justice. De ce fait, les membres de ce gouvernement sont en « inadĂ©quation » avec les valeurs et principes qui devraient guider cette transition. Ils iront plus loin pour dire que le gouvernement, Ă  dĂ©faut de valider « les accusations de nĂ©potisme », de comportement « peu Ă©thique » Ă  l’encontre de certains ministres, il aurait pu tirer au clair cette situation.

L’autre sujet abordĂ© est en lien avec la configuration du mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, MPSR qui, selon eux, reste « floue » aux yeux de l’opinion publique. « Ce qui menacerait gravement la conduite de la transition politique », selon le coordonnateur du front patriotique, Germain Bitiou Nama, qui poursuit en ces termes : « En dehors du prĂ©sident du MPSR, le capitaine Ibrahim TraorĂ© qui a remplacĂ© le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, l’Etat semble ĂȘtre aux mains d’une organisation secrĂšte, constituĂ©e d’acteurs de l’ombre dont le peuple ne connait absolument rien. »

Le volet coopĂ©ration a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ© au cours de cette confĂ©rence de presse. Pour ce mouvement, le Burkina Faso Ă©tant un pays souverain, a le plein droit de nouer des relations avec quelques pays que ce soit. La seule condition devrait ĂȘtre un traitement d’égal Ă  Ă©gal, avec des termes bien dĂ©finis dans les diffĂ©rents accords. Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©e, le front patriotique exhorte les autoritĂ©s burkinabĂš Ă  mettre en lumiĂšre les diffĂ©rents accords, surtout ceux liĂ©s Ă  la dĂ©fense et Ă  la sĂ©curitĂ© qui existent entre le Burkina Faso et la France. Selon ces derniers, il est grand temps que ces accords, datant de l’époque post-coloniale soient revus et rediscutĂ©s.

 

Abdoul Aziz Zoulabou

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