🔮 « L’action militaire a ses limites en tant que rĂ©ponse au terrorisme ». (Damiba Ă  New York)

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Le PrĂ©sident Paul-Henri Damiba a dĂ©clarĂ© face aux burkinabĂš de New York que la lutte contre le terrorisme va au-delĂ  de l’action militaire. Le lieutenant-colonel a prĂŽnĂ© le dialogue avec les groupes armĂ©s tout en expliquant les raisons qui amĂšnent certains burkinabĂš Ă  prendre des armes contre d’autres.

« Il y a des gens qui adhĂšrent parce qu’on les attaque, on les gagne avec de l’argent », a dit le lieutenant-colonel poursuivant : « il y a d’autres qui adhĂšrent parce qu’ils arrivent Ă  travailler leur cerveau sur des branches religieuses donnĂ©es ».

« Il y a d’autres qui rejoignent les groupes armĂ©s pour les questions de vengeance et c’est lĂ -bas que c’est trĂšs important », a indiquĂ© le PrĂ©sident du Faso.

« Quand tu vois qu’on a tuĂ© ta famille, quelque soit la cause, directement ou indirectement, quand tu perds soit ton papa, soit ta maman ou bien tes frĂšres et sƓurs dans ces zones, tu nourris forcĂ©ment le sentiment de vengeance », a-t-il expliquĂ©.

« On a beaucoup de fils et filles qui ont rejoint les groupes armĂ©s pour des dĂ©sirs de violences soit parce qu’ils pensent que leurs parents sont morts pour les actions des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ou des actions de Volontaires pour la dĂ©fense de la patrie (VDP) », a dĂ©clarĂ© le PrĂ©sident Damiba. « Souvent quand une action est mal faite sur le terrain que ça soit par les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ou bien par les VDP, ça rĂ©volte les gens. Les gens ont besoin de chercher des endroits oĂč ils se sentent en sĂ©curitĂ© pour venir rĂ©gler leurs compte. Nous pensons que le dialogue est trĂšs important. Et ça donne des fruits », a affirmĂ© le PrĂ©sident du Faso. « Il y a des combattants qui viennent dĂ©jĂ  remettre leurs armes. Ce processus marche trĂšs bien », rassure Damiba qui prĂ©cise que payer les hĂ©licoptĂšres, les avions de chasse (…) ce n’est pas suffisant. « L’action militaire a ses limites en tant que rĂ©ponse au terrorisme. Donc il faut coupler l’action militaire Ă  d’autres formes d’action », indique le PrĂ©sident d’un Faso. « Je pense que le dialogue est une nĂ©cessité », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Lamine Traoré

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