🔴 Réconciliation – Damiba a rencontré les familles des victimes du 15 octobre 87

Un sobre communiqué de la présidence du Faso a annoncé, jeudi, une rencontre entre Damiba et, selon les termes du communiqué, « les familles des victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987 qui a coûté la vie au père de la Révolution d’août 1983, Feu Capitaine Thomas Sankara et douze de ses compagnons ». Une rencontre, toujours selon la présidence, voulue par le lieutenant-colonel et qui entre dans le processus de réconciliation nationale.

« Le Président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a échangé (…) avec les familles des victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987 qui a coûté la vie au père de la Révolution d’août 1983, Feu Capitaine Thomas Sankara et douze de ses compagnons », peut-on lire dans le communiqué.

La présidence du Faso expliqué que la « rencontre d’échange », a été voulue par le chef de l’Etat dans le cadre des actions entreprises pour, précise le communiqué, la recherche du consensus, de la paix, du vivre ensemble, de la justice sociale, de la sécurité et de la réconciliation nationale entre les filles et les fils du pays.

« Faisant de la Réconciliation nationale, un de ces engagements prioritaires, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba entend multiplier les rencontres avec les différentes parties prenantes pour aller véritablement vers la construction d’une nation réconciliée », note le communiqué.

Le 8 juillet dernier, Damiba, le nouvel homme fort du pays a rencontré les anciens chefs d’Etat pour discuter autour de la question de la réconciliation nationale mais aussi de l’insécurité dans le pays. Sur cinq anciens chefs d’Etat (Roch Kaboré, Michel Kafando, Isaac Zida, Jean-Baptiste Ouédraogo et Blaise Compaoré) seulement deux (Blaise Compaoré et Jean-Baptiste Ouédraogo) avaient répondu à l’appel. Une rencontre dénoncée par l’ancien parti au pouvoir le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de Roch Kaboré et des militants de la société civile car faisant la promotion de l’impunité et de l’injustice.

Un peu plus de deux semaines après s’être rendu à Ouagadougou, Blaise Compaoré en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014, avait fait parvenir une lettre au Président Damiba dans laquelle, il demande pardon aux familles des victimes du 15 octobre 1987 et en particulier celle de Thomas Sankara.

« Je demande pardon au peuple burkinabè pour tous les actes que j’ai pu commettre durant mon magistère plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Isidore Noël Sankara. J’assume et déplore, du fond du cœur, toutes les souffrances et drames vécus par toutes les victimes durant mes mandats à la tête du pays et demande à leurs familles de m’accorder leur pardon », avait indiqué l’ancien Président dans la lettre.

 

Plusieurs membres de la famille de Thomas Sankara ont dit douter de cette demande de pardon de Blaise Compaoré, à commencer par Mariam Sankara, veuve de Thomas Sankara.

En avril dernier, Blaise Compaoré a été condamné à perpétuité dans l’assassinat de Thomas Sankara.

 

Lamine Traoré

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