🔮 Arrestation 49 soldats ivoiriens – Le Mali demande Ă  la CĂŽte d’Ivoire d’exprimer « des regrets », Abidjan dit non !

Le gouvernement malien, dans le cadre de la médiation togolaise, a exigé, selon nos confrÚres de RFI, au moins deux choses qui conditionnent la libération des 49 soldats ivoiriens interpellés le 10 juillet à leur arrivée au Mali. 

La premiĂšre est que Bamako exige de la CĂŽte d’Ivoire qu’elle exprime officiellement « des regrets ». Sur ce point, la rĂ©ponse d’Abidjan est sans Ă©quivoque : c’est non ! C’est la position dĂ©fendue par la dĂ©lĂ©gation ivoirienne conduite par le ministre d’Etat TĂ©nĂ© Birahima Ouattara, chargĂ© de la DĂ©fense, lors d’une rĂ©union tenue jeudi Ă  LomĂ©, sous la mĂ©diation du PrĂ©sident Togolais Faure GnassingbĂ©. 

La deuxiĂšme exigence de la dĂ©lĂ©gation malienne concerne la mise Ă  disposition de Bamako des « ressortissants maliens » vivant en CĂŽte d’Ivoire et recherchĂ©s par la justice malienne. Sur le point des nĂ©gociations, Abidjan aurait Ă©voquĂ© le principe de la sĂ©paration des pouvoirs lĂ©gislatif et judiciaire, pour s’abstenir de tout engagement.

C’est donc un nouvel Ă©chec de la mĂ©diation togolaise, puisque les deux dĂ©lĂ©gations ont quittĂ© LomĂ©, sans mĂȘme prendre soin d’élaborer un communiquĂ© final pour sanctionner la fin de la rencontre comme cela se fait de coutume.

A noter que les 49 soldats ivoiriens arrĂȘtĂ©s depuis le 10 juillet 2022 au Mali et prĂ©sentĂ©s par le pouvoir de Bamako comme Ă©tant des mercenaires, sont toujours entre les mains des autoritĂ©s maliennes et devraient ĂȘtre traduits en justice. Dans cet imbroglio diplomatique, la junte au pouvoir au Mali avait appelĂ© Ă  la mĂ©diation togolaise qui a du mal Ă  concilier les deux positions. 

Paul-Miki Roamba

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