3ème édition des 48 heures du Cefebiste : l’énergie et le coton au cœur des échanges

Les anciens étudiants du Centre d’études financières, économiques et bancaires au Burkina communément appelés « Cefebistes » ont tenu le samedi 18 juin une conférence publique à Ouagadougou entrant dans le cadre des 48h du « Cefebiste ».

Placée sous le thème : « Les secteurs énergétique et cotonnier à l’épreuve de la crise mondiale : enjeux et perspectives au Burkina Faso », la troisième édition des 48h du Cefebistes s’est déroulée du 17 au 18 juin 2022 à Ouagadougou.

 

Deux communications ont marqué le dernier jour des travaux de la 3ème édition des 48 heures du Cefebiste. La première communication relative à la question de l’énergie au Burkina a été assurée par le Directeur commercial et Clientèle de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL) Abdoulaye Sawadogo. De son exposé, il ressort que le taux national d’accès à l’électricité est de 24%. En milieu urbain, ce taux est de 70% contre 6% en milieu rural.

Cette première communication fait ressortir une dépendance du Burkina Faso sur plan énergique car le pays importe 58% d’énergie qu’il utilise. En ce qui concerne les autres sources d’énergie, il a souligné que 29% d’énergie utilisé par le Burkina est d’origine thermique, 6% provient d’achat locale, 5% est fourni par l’énergie hydraulique et l’énergie solaire est le parent pauvre avec seulement 2%.

Mais pourquoi un pays si ensoleillé n’arrive pas à tirer au maximum profit de l’énergie solaire ? Pour le Directeur commercial de la SONABEL, il faut relativiser les appréciations sur cette question d’utilisation de l’énergie solaire. « Les 2% sont les réalités du moment. Il faut savoir que l’énergie solaire a ses limites. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le soleil nous brule. En fait, ce n’est pas la chaleur du soleil qui fait l’électricité. C’est la lumière », a-t-il expliqué.

La seconde communication était axée sur la question du coton et de sa transformation. Pour Zalissa Koumaré, la présidente de l’Association des Cefebistes plus on exporte la matière première, moins on aura un impact sur l’économie. « Au lieu que nous exportions la matière première, et que ça soit transformée ailleurs pour nous revenir comme des produits finis qui va nous coûter plus chers, pourquoi ne pas nous-même travailler à transformer notre matière première ? », s’est-elle interrogée ? et toujours selon elle, les thèmes abordés au cours de cette 3ème édition des Cefebistes ont été choisis en fonction de l’intérêt du citoyen.

L’association des Céfébistes au Burkina Faso existe depuis 2017. Elle compte en son sein 120 membres africains. Cette appellation ‘Céfébiste’ parce que chaque membre a déjà reçu une formation au centre d’études financièreS, économiques et bancaireS (CEFEB) à Marseille en France. Ils s’unissent pour contribuer au développement économique de leurs pays selon les responsables de la structure.

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