Burkina : « Soit on augmente et on s’en sort, soit on ferme». (Nina Sori, secrétaire générale de la faîtière des boulangeries)

La baguette de pain est vendue à 200 francs dans certaines boulangeries de Ouagadougou depuis ce matin, selon un constat fait par une équipe de Radio Oméga. Cette décision de la faîtière a été suivie d’un rappel à l’ordre du Ministère en charge du commerce qui maintient le prix de la baguette à 150 francs si bien que les consommateurs sont aujourd’hui déboussolés.

Invitée ce mercredi à l’émission ça nous concerne de Radio Oméga, Nina Sori, secrétaire générale de la fédération des boulangeries, pâtisseries et confiseries a expliqué qu’ils n’avaient pas le choix. « Nous sommes entre le marteau et l’enclume. En amont, nous avons une matière première qui ne cesse de flamber et cette augmentation a été constatée depuis 2019. Et en aval on a un arrêté qui fixe le prix du pain à 150 francs» a t-elle déclaré en insistant qu’ils ont entrepris des démarches auprès du ministère depuis le mois de décembre « pour attirer l’attention sur la crise que le secteur traverse».

Pour Nina Sori, presque tous les produits de première nécessité ont connu une hausse. « Pendant qu’on nous dit n’augmentez pas, on laisse le prix de la farine galoper. Au niveau du moulin local, le prix de la tonne est passé à 505 000 francs…chez les importateurs c’est encore plus. Pour une farine que nous achetions à 350 000 francs. C’est devenu insoutenable» explique t-elle en précisant qu’ils sont arrivés à « un stade de cabri mort. Soit on augmente et on s’en sort, soit on ferme».

Bernabé Kabré

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