🔮 Burkina – « Depuis 2016, les FDS auraient tué illégalement des centaines de civils ». (Human Rights Watch)

L’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HWR) a de nouveau accusé les forces armées burkinabè d’abus à l’encontre des civils. C’est ce qu’indique un rapport publié lundi 16 mai 2022 par l’organisation.

Faisant référence à une collecte de données et une enquête menées du 7 au 21 avril 2022 à Ouagadougou ainsi qu’à Kaya, Human Rights Watch dit avoir interrogé 83 survivants et témoins d’incidents survenus entre septembre 2021 et avril 2022 dans les régions de la Boucle du Mouhoun, de Cascades, du Centre-Nord, de l’Est, du Nord, du Sahel et du Sud-Ouest au Burkina Faso.

Des villageois ont déclaré que les forces de sécurité gouvernementales et les milices pro-gouvernementales, appelées Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), avaient procédé à des exécutions illégales et à des disparitions forcées de dizaines de civils et de combattants islamistes présumés, principalement dans les régions de l’est et du sud du Burkina Faso, révèle le rapport.

« Les groupes islamistes armés démontrent jour après jour leur profond mépris pour la vie et les moyens de subsistance des civils », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour le Sahel à Human Rights Watch. « Les forces gouvernementales et les milices alliées devraient respecter scrupuleusement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire, et s’abstenir de tuer au nom de la sécurité », a-t-elle ajouté.

L’ONG souligne que depuis 2016, les forces de sécurité gouvernementales et les milices engagées dans des opérations antiterroristes auraient tué illégalement des centaines de civils et de combattants islamistes présumés, favorisant ainsi le recrutement au sein des groupes armés.

Moussa Sareba

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