Tchad : l’opposition politique dénonce un coup d’Etat

Réunis au lendemain de l’annonce de la mort d’Idriss Déby, les principaux partis de l’opposition tchadienne ont dénoncé un coup d’État. Selon eux, étant un militaire Mahamat Déby le fils du président n’est pas la personne la plus habilité à diriger le pays.

« C’est un coup d’État. Ceux qui doivent prendre le pouvoir, dans l’immédiateté, doivent être ces civils-là (le président de l’Assemblée nationale), qui doivent se donner le mandat qui permette que tous les Tchadiens s’assoient pour pouvoir définir ensemble le nouvel État à travers un dialogue » s’est expliqué le leader des Transformateurs Succès Masra lors d’une rencontre avec des d’autres acteurs de l’opposition.

Suite à cette sortie, le porte-parole, de cette coalition Mahamat Bichara a rassuré que « le rôle des militaires est d’assurer la sécurité aux frontières, pas de prendre le pouvoir ».

Dans une interview accordée à nos confrères de RFI, le parti de l’Union sacré de la République tchadienne François Djékombé, a déclaré craindre que le fils du Marechal ne respecte pas la transition de 18 mois et que ce dernier réitère le parcours de son défunt père.

« Même si on parle de 18 mois, après les gens sont capables de créer une rébellion pour pouvoir prolonger le fils du président qui a presque l’âge que son père avait quand il a pris le pouvoir… Mahamat Idriss Déby qui va faire encore 30 ans au pouvoir. Ce sont nos craintes « , a-t-il dit.

Le président tchadien, Idriss Déby Itno est mort mardi selon un communiqué lu par le porte-parole de l’armée le Général Azem Bermandoa Agouna, à la télévision nationale tchadienne. Selon lui, le président Deby est mort de ses blessures lors d’une opération militaire qu’il dirigeait lui-même contre des groupes rebelles dans le Nord du pays.

 

 

 

 

 

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