Cote d’Ivoire : la prison à vie ” sans possibilité de remise de peine ” requise contre le Burkinabè Amadé Ouérémi

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Le procureur de la république a requis mercredi une peine de prison à vie “sans possibilité de remise de peine”, contre Amadé Ouérémi, 57 ans, ancien chef de milice qui a régné avec férocité sur le Mont-Peko, un parc de l’ouest ivoirien où il est accusé d’avoir commis des massacres pendant la crise post-électorale de 2011.

Le procès de ce burkinabè a débuté le 24 mars dernier devant la cour d’assises à Abidjan. Pendant l’audience, plusieurs chiffres concernant les massacres qui lui sont attribués ont été présentés. Selon la Croix-Rouge, 817 personnes ont été exécutées en une journée à Duekoué. L’Organisation des Nations unies, elle, a parlé plutôt de 300 morts.

 

Jeudi dernier, l’ancien chef de guerre continuait de nier toute responsabilité devant la cour d’assises d’Abidjan, avant les réquisitions du procureur. “Moi en 2011, je n’avais pas de fusil”, affirmait Amadé Ouérémi à la barre.

 

Accusé “d’assassinats massifs, viols, traitements inhumains et dégradants” commis dans la ville de Duékoué, le Burkinabè Amadé Ouérémi avait été arrêté en 2013, sur pressions de plusieurs organisations, alors que son nom revenait dans divers témoignages.

 

Le procureur a demandé aussi que le prévenu paye 1 milliard de francs CFA comme amende à l’Etat de Côte d’Ivoire à titre de réparation pour les préjudices subis par les victimes.

 

Lors de la crise post-électorale, les problèmes fonciers et ethniques dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ont alimenté des violences communautaires entre les populations locales, les habitants “hallogènes” du Nord ivoirien et les “étrangers”, notamment les immigrés burkinabè.

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