Burkina : développement de l’économie locale  ‘’nous nous sommes rendus compte que de nombreuses associations fonctionnent sans aucune vision’’ (Abdramane Sanou)

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De nombreuses organisations socio-professionnelles naviguent à vue dans la recherche de partenaires. Pourtant une meilleure organisation les aidera à ‘’vendre’’ leurs activités auprès des partenaires. Après les avoir guidés à rédiger un plan de développement institutionnel, la CADEPAC (Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne) a réuni des organisations socio-professionnelles et des partenaires techniques et financiers à Koudougou le jeudi 08 avril 2020 dernier. Objectif, permettre à ces structures de présenter les activités et leur besoin aux partenaires financiers

Cette table ronde qui a réuni des organisations socio-professionnelles, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financier, des collectivités territoriales de la région du Centre -Ouest autour des plans de développement institutionnel est une opportunité pour ces associations de plaider pour leur projet et espérer un soutien.

‘’Avec cette mise en relation, nous avons bon espoir que de bonnes volontés nous accompagneront dans nos activités qui sont diverses. Nos besoins pressants sont entre autres la construction d’un centre de santé, d’un atelier et un équipement pour la couture ainsi que celle de notre siège car nous sommes en location et cela nous revient cher alors que nos services ont un aspect social’’, a indiqué Aminata Bonkoungou, présidente de l’association monde rural de Sapouy. Autre organisation, autre réalité et toujours des besoins pour être plus dynamique. L’association Bao-F-To néré de Koudougou spécialisée dans la teinture et le tissage du fil, veut un équipement moderne pour répondre aux besoins des clients. ‘’Nous voulons du matériel moderne car celui que nous utilisons est traditionnel. Aussi exploitons-nous l’eau de l’ONEA. Avec les coupures d’eau, il nous arrive de ne pas travailler. Un forage et un système de traitement des eaux usées nous seront utiles’’, souligne Evodie Siko, présidente de l’association. Elle se satisfait déjà du plan de développement institutionnel que la CADEPAC a aidé à écrire. ‘’Avec ce document, nous pouvons aller chez n’importe quel partenaire chercher une aide’’, renchérit-elle.

Les partenaires, eux, ont été séduits par les activités et les ambitions des organisations qui ont exposé leur plan d’action pour les cinq prochaines années et se disent ouverts à des collaborations selon les moyens à en leur disposition. ‘’Nous sommes là pour ça ! Cette rencontre nous a permis de toucher du doigt les besoins de certaines organisations. Grâce à ce cadre, des liens se tisseront’’, soutient Augustine Sedogo, représentante du fonds d’appui aux initiatives des jeunes du Centre-Ouest.

La Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne veut apprendre aux structures qu’elle accompagne depuis quelques années à diversifier leurs partenaires car la CADEPAC n’est pas éternelle. ‘’Depuis 2012, nous accompagnons ces organisations. Nous nous sommes rendus compte que de nombreuses associations fonctionnent sans aucune vision. Elles existent au gré des opportunités de financement qui sont des subventions’’, soutient Abdramane Sanou, coordonnateur adjoint de la CADEPAC.

Abdramane Sanou explique que ‘’la CADEPAC est un projet qui prendra fin un jour. C’est pourquoi, elle veut orienter les associations qu’elle accompagne vers des structures qui ont un financement durable et cela en présence des collectivités locales qui ont également un rôle à jouer en tant que promoteur de l’économie locale’’.

Sabouna Ouédraogo

 

 

 

 

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