Ebola en Guinée: Entre la  peur et l’espoir d’un vaccin

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La Guinée déclare officiellement qu’elle est confrontée à une épidémie d’Ebola après la mort  d’au moins trois personnes dû au virus.

Quelques personnes ont été atteintes de diarrhée, de vomissements et de saignements après avoir assisté à l’enterrement d’une infirmière qui travaillait dans un centre de santé à Goueké, près de la ville de Nzérékoré, au sud-est du pays. Cette dame est décédée le 28 janvier et ses funérailles ont eu lieu quatre jours plus tard.

“L’OMS est en état d’alerte et est en contact avec le fabricant [d’un vaccin] pour s’assurer que les doses nécessaires sont disponibles le plus rapidement possible pour aider à lutter contre l’épidémie”, a déclaré l’agence de presse AFP, citant Alfred George Ki-Zerbo, le représentant de l’OMS en Guinée.

Les autorités sanitaires guinéennes attendent l’arrivée des vaccins contre l’Ebola envoyés par l’OMS pour lutter contre la nouvelle épidémie. En raison du mauvais temps à Conakry, l’avion transportant 11 000 doses de vaccins en provenance de Genève est en transit à Dakar. En rappel, un vaccin contre le virus Ebola a été testé pour la première fois pendant quatre mois en 2015 en Guinée et des médicaments pouvant augmenter le taux de survie des patients ont également été développés ces dernières années.

Cette nouvelle épidémie se trouve à peu près dans la même zone où l’épidémie a débuté en décembre 2013.Compte tenu des échanges transfrontaliers entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, et de leurs systèmes de santé relativement faibles, on craint que l’épidémie ne se propage.

Il affirme que l’existence de nouveaux vaccins apporte un certain soulagement. Pour ce faire, il existe un stock mondial d’urgence de 500 000 unités, mis à disposition par Gavi, l’alliance internationale pour les vaccins.

Les experts pour leur part, affirment que l’endiguement est la clé de la lutte contre la maladie. Lors de l’essai de 2015 en Guinée 100 patients ont été identifiés et les contacts étroits ont été vaccinés soit immédiatement, soit trois semaines plus tard. Parmi les 2 014 contacts étroits qui ont été vaccinés immédiatement, aucun cas d’Ebola n’a été recensé.

Monique Soro

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