Burkina : « la journée nationale du pardon célébrée en 2011 a été un échec car des vérités n’ont pas été dites »                  ( Issaka Ouedraogo président du CISAG)

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Réconcilier les burkinabè à travers une justice traditionnelle dans laquelle les acteurs reconnaissent leur faute en disant toute la vérité était le thème principal de la conférence de presse du Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) tenue hier jeudi à ouagadougou.

Dire la vérité et se faire pardonner selon le CISAG est le seul moyen de réconcilier les Burkinabè

 

La journée nationale du pardon célébrée en 2011 a été un échec car des vérités n’ont pas été dites c’est pourquoi nous sommes toujours là. Si chaque acteur venait se dénoncer on aurait avancé dans ce processus de réconciliation » s’est indigné Issaka Ouedraogo président du CISAG

 

Pour parvenir à la réconciliation, nationale, le CISAG entend conjuguer justice traditionnelle et justice classique surtout pour les dossiers de crimes de sang tels que le dossier Thomas sankara et le dossier Norbert Zongo

« La justice classique a ses limites. Elle ne peut pas juger les conflits communautaires ou les conflits de chefferie et pour réconcilier la population il faut concilier ces 02 justices » a expliqué   Issaka Ouedraogo président du CISAG

Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG)  à l’issue de cette rencontre a attiré l’attention de certaines familles qui ont été dédommagées à l’issue des journées de pardon qu’elles ne font plus partie du processus de réconciliation nationale.

 

Charles Dah

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