Filière anacarde : mécontents de leur faitière, les acteurs à la base appellent au dialogue

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Le torchon brûle entre l’interprofession de la filière anacarde et les acteurs à la base. Ceux-ci ont fait entendre leur voix à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Bobo Dioulasso le mercredi le 3 février. Pour taire les divergences et sauver la filière, les conférenciers ont proposé à la faitière le dialogue.

La conférence de presse des acteurs à la base de la filière anacarde fait suite à la sortie du comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina (CIAB) qui disait ne pas se reconnaitre dans la mise en place des agréments professionnels pour la commercialisation de la noix brute de cajou.Aucune description disponible.

Les conférenciers disent avoir demandé au ministère du Commerce d’organiser la commercialisation du produit. “C’est nous les acteurs qui avons demandé au ministère de prendre toutes les mesures pour organiser la commercialisation de nos produits afin de nous permettre de vendre à des prix rémunérateurs et à nos unités de transformation d’avoir régulièrement de la noix brute. Nous ne comprenons pas pourquoi aujourd’hui notre interprofession s’oppose à ce que les acteurs ont décidé et demandé au gouvernement depuis quelques années” s’indigne Siaka Ouattara secrétaire aux relations extérieures de l’union national des commerçants et exportateurs d’anacarde (UNCEA), par ailleurs porte-parole de la coordination.

Inquiets sur la campagne qui s’ouvrira bientôt, Siaka Ouattara et ses camarades appellent la CIAB à engager le dialogue. “Il fallait que le CIAB sillonne les 4 régions pour nous expliquer le contenu de l’agrément. Nous allons mener un débat d’idées, donner nos positions. Ils ne peuvent pas imposer c’est nous les acteurs. Si nous sommes d’accord, la CIBA applique” a indiqué Yaya Ouattara.

Lors de cette conférence, les acteurs à la base de la filière ont aussi invité le gouvernement à poursuivre son accompagnement.

Antoine Boni

 

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