Burkina: Présidentielle 2020: « le CDP n’est mêlé ni de près, ni de loin, ni aujourd’hui, ni demain » aux groupes armés (Eddie Komboïgo)

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L’ambiance était festive à Kongoussi comme à Kaya ce lundi 16 novembre. Mais il n’en n’est pas toujours ainsi. Les provinces du Bam et du Sanmatenga subissent ces dernières années des attaques terroristes qui font de nombreuses victimes, mais aussi des centaines de milliers de déplacés. A ces populations, Eddie Komboïgo dit être allé témoigner sa solidarité et sa compassion. Pour lui, cette situation est la conséquence d’un échec du régime Kaboré.
Eddie Komboïgo n’hésite pas à parler de « manipulation » de la part du pouvoir. « On a voulu travestir cette guerre en disant d’abord que c’est religieux. Ensuite ils ont dit que c’est ethnique. Qu’est-ce que les Burkinabè ont fait pour que les peulhs les attaquent ? », a regretté le candidat du CDP qui a dénoncé la stigmatisation des communautés, surtout à l’endroit des Peulhs.
Le remède, Eddie Komboïgo pense le détenir : il faut mettre fin à la guerre, en négociant la paix. A ceux qui le soupçonneraient d’avoir des contacts avec les groupes armés qui attaquent le pays, Eddie répond : « le CDP n’est mêlé ni de près ni de loin, il ne sera mêlé ni de près ni de loin, ni aujourd’hui ni demain, jamais, jamais nous ne serons complices de qui que ce soit ». Pour lui, il faut plutôt regarder du côté de Kosyam. « Il y a quelqu’un qui s’est assis à Kosyam pour dire qu’il a reçu un certain nombre de personnes dès le début en 2016. Allez lui poser la question, qui connait qui », a-t-il proposé, avant d’ajouter : « s’il croit que c’est eux, il aurait fallu les attraper immédiatement ».
A Kaya, comme à Kongoussi, Eddie Komboïgo a promis de rétablir l’intégrité du territoire national par la diplomatie, de réconcilier les Burkinabè, de ramener l’ancien Président Blaise Compaoré au Burkina, et de développer l’économie. Il a promis aux orpailleurs des nombreuses mines du Sanmatenga la réorganisation du secteur, pour le rendre plus professionnel. Il propose de mettre en place des groupes d’orpailleurs qui seront dotés de matériels d’exploitation semi-industrielle, et de confier aux orpailleurs eux-mêmes la gestion de l’agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisés (ANEMAS).
Abdoul Fhatave Tiemtoré, Kongoussi et Kaya, Synergie Élections 2020, Radio Oméga

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